Mowgli Nomade

08 janvier 2012

Epiphanie

 Je ne suis pas très assidue en ce moment. Quand je vais à la messe, c'est en trainant les pieds. Et je n'écoute pas de toute façon, trop occupée que je suis à empêcher l'un de donner des coups de pieds dans le dossier de la personne de devant ou l'autre de s'étaler sur trois bancs pour colorier. Ou juste parce que j'ai perdu l'habitude de me concentrer sur ces paroles et que je suis trop fatiguée pour empécher mon esprit de vagabonder. Ce soir, je suis seule, c'est rare, il n'y a même pas cette émulation familiale. Et puis il y a tout ce travail, cette urgence. Je râte celle de 11h00, et puis aussi celle de 17h30. Mais mes pieds trainant me mènent néanmois jusqu'à la porte de l'Eglise à 19h30. Celle-ci est pleine à craquer. Messe étudiante.

 

Et, fait extraordinaire, ce soir, c'est à moi qu'on parle. Le prêtre souligne que les mages sont des scientifiques, et que c'est en tant qu'hommes de connaissances qu'ils cherchent Dieu, au sens propre, puisqu'ils parcourent des milliers de kilomètres. Il nous invite à chercher Dieu dans nos études, où, ajoutent-ils, pour ceux qui continuent dans leur vie professionnelle de chercher de la connaissance, à ne pas séparer notre vie intellectuelle profane de notre vie religieuse.

 

Il n'est pas question pour moi de prendre cette injection au mot. La manière dont ma foi peut ou ne doit pas transparaître dans ma vie professionnelle, la manière dont elle irrigue ou non ma recherche et mon enseignement, mon attitude aux élèves, étudiants et collègues et un sujet à la fois sérieux et dont il n'est pas souhaitable de troubler le cesser le feu actuel. Non, ce prêtre me parle de mes choix personnels, de l'organisation de ma vie, de la manière dont je répartis mon temps, mon énergie et mon attention. Il me parle de ce concours qui a lieu dans une semaine, cette dernière chance perdue d'avance mais auquel il faut croire ne serait-ce que parce qu'il faudra parler au jury comme si le sort de ma science ne dépendait que de moi (mais avec humilité quand même....), qui, par sa seule existence, alourdit mon quotidien depuis de trop longs mois, et qui, depuis trois semaines, s'incarne enfin dans les dossiers créés sur mon bureau et les carnets noircis.

 

Ce soir on me parle, et si j'ai l'esprit trop embrumé pour traduire les conséquences de ce discours dans ma chair et dans mes actes, le simple fait d'être touché par ces mots, en ce lieu, à cet instant, m'apporte une certaine paix.

 

Bonne épiphanie, et bonne année. 2012, c'est tellement tard dans ma vie, tellement avancé, déjà. D'un autre côté, il n'est pas question d'arriver au bout, il y a trop d'obstacles à sauter pour qu'il soit sain et constructif d'embrasser d'un coup les 12 mois qui s'annoncent. Il s'agit déjà de survivre à janvier.

 

Je vous souhaite donc de survivre à janvier. Ensuite, on verra.

 Merci aux voeux reçus

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28 mai 2011

C'est la saison

 Je n'aurais vraiment su expliquer ce rythme. les mois d'écriture et de lecture, les mois de silence. Des périodes de ralentissement, de repli sur soi, d'hibernation. Ou bien alors d'activité intense, pas le temps. J'étais bien placée pour savoir qu'on ne peut vraiment trancher pour expliquer l'enchainement des évènements. Et puis ce n'était pas antagoniste. Quand le vent souffle trop fort, quand le bateau avance vite mais nerveusement, presqu'incontrôlable, de sorte que le poids de sa coque projeté à toute allure contre les vagues finit par le freiner, et que ce rythme haché en devient inconfortable, ne faut-il pas réduire la voilure?

Il y a celles qui annoncent la fermeture de leur blog. Une fois par an. Un peu plus, un peu moins. Qui reviennent, ou qui réouvrent ailleurs. Parce qu'on y revient toujours, n'est-ce pas? Celles qui annoncent une pause, et qui reviennent sur la pointe des pieds dépoussiérer les étagères et aérer les pièces, quelques semaines plus tard. Je ne ferme pas. Ca ne m'est jamais venu à l'idée. Je ne préviens pas. Parce que je ne sais pas quand ça s'annonce.

Enfin si, depuis ce matin, je sais. Je fais défiler les pages, je vérifie les dates de départ, les dates de retour. Ca colle, à quelques fioritures près. Ca colle même pour cette année 2009. Je me suis expatriée en Août. Mais je n'ai recommencé à écrire qu'en octobre-novembre. Parce que c'est à ce moment là qu'il est parti.

Je l'ai déposé ce matin à huit heures. On est passé devant le bus, et on est revenu se garer à l'autre extrémité du parking, pour pouvoir se dire au revoir tranquillement. Je suis partie tout de suite, j'ai essuyé quelques larmes, et elle m'a dit doctement: « tu vas te coucher un peu dans le lit, et ça va aller mieux.» Il a appelé vers 22h00. Il allait embarquer. Plusieurs jours sans aucune nouvelles, le temps de reprendre ses marques, à là-où-ça-chie. Et puis sait-on ce qui se passe vraiment là-bas? Mieux vaut ne pas savoir. Parce qu'à retenir son souffle pendant trois, peut-être quatre mois, on est vite guetté par l'asphyxie.

Il est vraiment parti, maintenant.

Alors je reviens.

 

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 Merci pour les petits mots passés sous la porte en mon absence. 

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10 janvier 2011

Continuité

A celles et ceux qui passez une tête et m'accompagnez sur ce chemin,

Pour 2011 je vous souhaite lenteur, approfondissement et densité


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Première couronne des rois maison. Pâte longuement pétrie la veille dans le silence de la maison endormie, doucement montée durant la nuit, cuite à temps pour que les invités soient enveloppés par une douce odeur de fleur d'oranger en arrivant pour le goûter

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17 décembre 2010

To be feminist or not to be, et le reste: l'avis de ma môman

Ma môman a lu ce post-ci sur les jouets sexistes, et les commentaires associés, puis a suivi le lien qui l'a emmené vers le post de bouseuse sur le sujet. Voilà son avis de femme sculpteur sur pierre, mère de deux filles et deux garçons,  sur cet ensemble de questions interreliées, le féminisme, l'égalité hommes-femmes, les jouets et l'éducation plus largement.

"Je ne crois pas un seul instant que les hommes et les femmes soient égaux.  Et puis égaux en quoi d’abord ?

Physiquement, ils sont différents, cela est  incontestable. C’est nous qu’on a des règles et qu’on fait des bébés, oh joie !!!!! Ça plus tout le reste…. Est-ce déchoir de reconnaitre que les hommes sont souvent plus « fort » que nous, tout simplement parce qu’ils ont une masse musculaire plus importante ? Cela ne signifie pas qu’on peut ne peut pas compenser par d’autres artifices quand on a besoin de force physique, je suis bien placé pour le savoir : je suis une femme  « standard » et je suis sculpteur de taille directe sur pierre.

Je n’ai aucune légitimité scientifique pour en parler, mais je suis sure que ce qui est vrai pour le physique l’est en parti pour le psychisme. Pourquoi hommes et femmes n’auraient ils pas des goûts différents dans différents domaines et des sujets de prédilections différenciés (sans tomber dans le stéréotype évidement que toutes les filles aiment  le rose et tous les garçons aiment les voitures).

Ceci pourrait expliquer certaines prédispositions de goût pour les jouets des uns et des autres avant que l’influence sociale ne vienne se greffer dessus. Dans ce cas pourquoi vouloir aller contre sous prétexte que cela véhicule des idées qui nous déplaisent. Le but du cadeau jouet n’est-il pas de faire plaisir?

Et d’ailleurs, à partir de quelle époque doit-on faire remonter l’influence sociale assez machiste dont vous vous plaignez légitimement ? Et dans quelle partie du monde et quelle civilisation ?

L’homme des cavernes avait il déjà des préjugés quand à l’attribution des taches masculines et féminines ou peut on penser quand même que chacun mettaient la main à la pâte selon ses dispositions et possibilités ?

Car depuis la nuit des temps et même dans les peuplades isolées et pas encore « civilisées» des forets amazoniennes, du bush australien ou des glaces du grand nord, on peut s’apercevoir qu’il y a répartition des tâches (a part chez les Amazones, organisation sociale suffisamment exceptionnelle pour qu’elle soit la seule référence en la matière)

Pourquoi l’homme est-il toujours le chasseur?

Je ne discute pas le fait qu’une femme est capable de chasser, et de bien chasser, et du fait que certaines aiment ça, je me pose la question  pourquoi, globalement quelques soient l’époque et le lieu géographique l’homme est-il le chasseur ?  Alors pourquoi ne pourrait-on pas penser que l’homme a une prédisposition « qualitative » et aussi peut être du gout pour la chasse ? Cela diminue-t-il la femme pour autant qui peut, quand à elle, avoir des prédispositions pour autre chose ?

D'ailleurs, en marge de ce qui nous intéresse, on peut noter noter que dans le règne animal, c'est souvent la femelle qui construit le nid tandis que le mâle doit chercher de quoi nourrir ses petits.

Alors, les femmes aux fourneaux (la plupart des grands chefs sont des hommes !), et les hommes aux boulots ? Non, tel n’est pas mon propos. Je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que dans notre civilisation, la femme n’a pas accès ou accès difficile et compliqué à tout ce à quoi elle pourrait prétendre ; et que notre manière d’éducation est pleine de préjugés (mais que, comme on s’en rend compte, ça veut dire que ça bouge et c’est encourageant).

Mon propos est de dire qu’il faut lutter pour réclamer une similitude de comportement dans la société entre un homme et une femme ,répartition des taches, boulot, salaire…(déjà, on a une âme, le droit de vote et même….celui de porter des pantalons, on progresse !!! Mais il ne faut pas demander une égalité qui de fait n’existe pas et ne pourra jamais exister. La complémentarité est une excellente chose et pour y prétendre la différence en est le préalable.

Dans le cas qui nous concerne, lorsqu’il y a fratrie des 2 sexes, rien n’empêchera un garçon de jouer avec les poupées de sa sœur s’il le souhaite et rien n’empêchera la sœur de jouer avec les voitures de son frère si elle en a envie. Peu importe finalement à qui sont offert les jouets. Il faut quand même relativiser les choses, je ne pense pas qu’une femme soit plus « docile » si on lui offre des poupées plutôt que des voitures quand elle est petite.

Je suis âgée par rapport à vous, on a certainement du m’offrir des aspirateurs, balais, fer à repasser et autres accessoires « féminins », je fais le ménage quand j’y suis obligée et je n’ai jamais aimé ça. Mes fils comme mes filles étaient priés de ranger leur chambre (ce qu’il ne faisait pas mieux les uns que les autres), et plus tard mes fils ont appris à faire la cuisine, faire leur lessive et repasser leur fringue au même titre que mes filles.

J’avoue ne plus me souvenir des cadeaux fait à chacun, mais j’avoue, encore maintenant avec mes petits enfants, offrir plus facilement des voitures à mes petits fils et des dinettes à mes petites filles, et je me fiche un peu de savoir qui joue avec quoi. Je ne pense pas faire en cela un acte déterminant pour la suite de leur vie. Comme en toute chose je crois très fortement à la vertu de l’exemple. Le comportement des adultes référents est à mon sens bien supérieur à n’importe quel accessoire et même à n’importe quel endoctrinement. Que mes enfants me pardonnent donc si je fais des cadeaux sans réflexions profondes préalables et si je me laisse influencer par les préjugés. Je leur ai, de mon mieux, ouvert l’esprit à la critique ou tout au moins j’ai essayé et mes petits enfants me voient manier avec plus d’empressement le marteau et le burin que le plumeau !"

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16 décembre 2010

Bricolage minute de jeu de voyage

Bon, ptêt pas une minute, mais une demi heure suffit.

Pas facile de trouver des jeux pour les long voyages en avion. Il faut qu'ils soient léger, petits, silencieux, qu'ils puissent les occuper un bon moment sans être trop éducatifs (vous avez vu beaucoup de gens qui lisent Sartre et Proust durant les vols transatlantiques, vous? Bah les enfants, c'est pareil. Le voyage est fatiguant, ils ont besoin de se détendre, ils ont besoin de jouets doudou). Et, je le sais pas expérience, nouveaux (parce que, d'office, ça les occupe deux fois plus longtemps qu'un jeu qu'ils connaissent déjà). Et qui plus est dans mon cas, qui puisse l'occuper sans requérir mon intervention manuelle, puisque je voyage en plus avec un petit A. de 10 mois sur les genoux.

Pour nos vols du retour (ce week-end; au fait, quelqu'un connait les mouvements de la danse de la non-neige? ), pas beaucoup de temps pour fabriquer des jeux moi-même. Mais trouver dans le commerce à moindre prix des objets présentant toutes les caractéristiques ci-dessus est presque impossible.

Un petit bricolage improvisé, facile et rapide, ne nécessitant pas de matériel sophistiqué, si ce n'est une pince perforeuse (prêtée par ma voisine bricoleuse): des cartes à lacer, à adapter à l'âge de l'enfant.

Pour Miss D., 3 ans, ce jeu de laçage sera une première. Pas besoin d'images compliquées,donc, et pas grave si les trous ne permettent pas un contour parfait de l'image. J'ai sélectionné quelques uns de ses personnages préférés du moment (pas trop éducatif, besoin de doudous pour compenser la fatigue du voyage), que j'ai imprimé, collés sur des cartons de boite de pâte, et perforés. N'ayant pas de lacets, de ruban assez fin, ou de ficelle assez grosse, j'ai coupé des rubans d'emballage cadeaux en deux (à éviter si possible, ça s'effiloche), scotché une extrémité pour qu'elle soit dure et fine, et attaché une grosse perle en bois à l'autre extrémité, qui viendra bloquer le lacet au premier trou.

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Cahier des charges rempli: éducatif mais pas trop, léger, silencieux, nouveau, économique, recyclé.


La Miss découvrira également au fil du voyage deux nouveaux albums de Curious Georges, une toute petite poupée à 3 sous, un bébé cali*co (syl*vannia pour les français) qui ne sert strictement à rien mais avec lequel elle va certainement s'inventer des tas d'histoires, et un petit panorama avec des personnages magnétisés à fixer dessus. Evitez les jeux avec des petites pièces (memory, tangram) pour les enfants de 3 ans, sauf si vous tenez absolument à passer 10 heures à quatre pattes sous le siège des passagers derrière vous à vous excuser, les cheveux et le jean en bataille, de ramasser pour la trentième fois lesdites pièces. D'où l'intérêt des pièces magnétiques.  J'y ajouterai quelques pages de son cahier de coloriage (inutile d'emmener les 50 pages, les enfants se lassent vite, il vaut mieux moins lourd pour pouvoir emmener plus de jouets différents), et 4 crayons. Inutile d'emmener la douzaine (plein de petites pièces), et préférez les crayons aux feutres (pas de bouchons....). Prévoir aussi un stock de bonbons (non exhaustif sur la photo).

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D'autres idées?

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13 décembre 2010

Jouets sexistes...

Je ne suis pas féministe. Pourtant, je travaille dans un milieu d'hommes, j'en chie, et souvent, je trouve ça, et ça, et ça aussi, vraiment trop injuste.

Mais j'ai l'impression qu'on ne se bat pas toujours pour les bonnes choses. Par exemple, je ne vois aucun problème à être UN chercheur, et je serais ravie si un jour je devenais UN professeur. Mon temps, je préfère le perdre à militer pour que lorsque les grandes conférences internationales annuelles de ma discipline soient organisé, soit intégré au planning/ au site/ aux informations et aux aides fournies aux participants des éléments de garde d'enfant, sinon un système de garde mis en place pour l'occasion, au moins un partenariat avec une structure de la ville qui nous accueille.   

Mais s'il y a bien un truc qui me hérisse, c'est qu'on prétende offrir à ma fille une cuisinière, une mini table à repasser et une dînette, et à mon fils un tractopelle et un déguisement de Zorro. Non que j'ai quelque chose contre la cuisinière et les jolies dînettes et services a thé avec lesquelles mon fils et ma fille s'éclatent (au propre comme au figuré, d'ailleurs), ni que je tienne à affubler mon fils d'une robe couleur de lune recouverte d'une peau d'âne, mais cette division est tout simplement ridicule, et surtout lourde de conséquences, à force de répétition.

L'an passé ma fille a eu une boite à outils pour bricoler avec son papa (et qui rendra votre petit garçon heureux, précisait le site...). Cette année, elle a certes reçu pour son anniversaire une poupée  et des vêtements de poupée, et un service à thé en bois bien rose, mais elle trouvera au pied du sapin un jeu de société, des livres, un tableau non pas pour jouer à la maîtresse, mais pour gribouiller, crayonner, former des visages et des lettres, et un déguisement....de tigre. Sans avoir eu l'impression ni l'intention de sacrifier son plaisir à un idéal égalitaire/ éducatif (mais je sais que bientôt j'aurais à faire face à ce problème). Et si je ne priverai pas mon fils de petit train, j'essaierai dans la mesure du possible d'en faire un cadeau commun. Et comme sa soeur, il aura son bébé co*rolle, et comme sa soeur, il lui sera proposé de participer aux tâches domestiques de sa maman.

Mais ce n'est pas si simple, je ne veux pas non plus tomber dans cet égalitarisme qui m'agace tant. Cet égalitarisme revendiqué par bien des femmes, et qui contribue à cette situation où tout ce que mes collègues masculins ont à m'offrir, en ayant l'impression d'être progressifs en plus, c'est de me traiter comme un homme comme les autres. Et vraiment, non, vraiment, ça n'est pas suffisant pour me permettre d'exercer mon métier sans nuire à ma vie de famille. Mais on en reparlera.

Si donc ma fille me demande un déguisement de cowboy, je lui adapterai un déguisement en lui contant la légende de Calamity Jane.  Mais j'ai été touché, ce matin, par ce commentaire de Mema sur sa fille, qui est un garçon quand elle joue au pirate et une fille quand elle joue à la princesse, et malgré l'imagination de sa dévouée maman.....Et si mon fils veut un déguisement de Peau d'âne, je ne compte pas me comporter comme si c'était une demande anodine. Et je ne compte pas lui offrir. Comment lui expliquer... et d'ailleurs, lui expliquer quoi? Et ma fille, combien faudra-t-il lutter contre les préjugés qui lui seront enfonçés dans le crâne dans la cour de récré qu'elle fréquentera d'ici  quelques semaines, (que j’appréhende cette rentrée...) sans pour autant l'amener à devenir hargneuse, revancharde, suspicieuse de la gent masculine? Elle qui croit que si le coiffeur lui coupe les cheveux trop court (comme à son cousin), elle va devenir un garçon? Et qui me demande ce qu'elle aura le droit de faire quand elle sera un papa?

Enfin bref, pas simple de trouver le juste milieu entre égalité, égalitarisme, gommage total des différences, laisser faire, stéréotypes et contre stéréotypes.

Et même si on n'est pas d'accord sur le sens du féminisme, un clin d'oeil à la Bouseuse,

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Affiche Titom pour Imagin'action. (licence creative commons)

Posté par mowgli nomade à 20:14 - Commentaires [8] - Permalien [#]



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