Mowgli Nomade

Etats d'âmes d'une maman thésarde, petits pas vers un mode de vie plus simple et plus ecologique.

15 février 2007

Misère de l economiste

Hier soir, entre deux séances de lamentation sur un papier à rendre pour le 31 février (comment ca, ya que 28 jours à février. je ne peux pas le croire, je serais trop à la bourre), je revois des passages d'un documentaire sur le travail ayant choqué Pistil. Je m'interroge.

Ce midi, je lis les reflexions de madame Irza, compagne de galère, sur le sens du travail. je m'interroge doublement (le misérable thésard est particulièrement prompt à se laisser embarquer dans ce genre de reflexion).

Et que fais-je toute la journée. je corrige un paquet de dissertations.

Le sujet?  LE RETOUR AU PLEIN EMPLOI EST-IL POSSIBLE.

Infinie solitude....

Posté par mowgli nomade à 16:15 - folies et sagesses des hommes - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La vie de l'artiste : la connaitre ou l'ignorer?

Mon métier consiste à donner un peu de chair à la science, à mettre un visage, une vie, des sentiments, une humanité, sur des théorèmes et découvertes apparemment désincarnées: Einstein (1927), Friedman (1953), etc..
Alors, j'ai tendance à avoir cette habitude pour toutes les créations que je rencontre. Mettre un visage et des aspirations sur un écrivain, l'ami d'un ami, la famille d'un collaborateur.

Mais il est un domaine pour lequel ca me pose des problèmes : l'art.
Je l'ai dit en commençant ce blog, quand je recommande un auteur, un compositeur, un chanteur, un sculpteur, ou un lieu, un livre, un morceau, j'aime mettre un visage dessus, donner quelques indications sur sa vie. C'est parfois 'juste pour info', ca aide parfois vraiment à la comprehension de l'oeuvre: l'écriture de Marie Rouanet, dont j'ai parlé la semaine dernière, est le reflet de sa vie, de ses lieux, de sa cuisine.

Mais voila, en préparant le post précédent,ja'i eu comme une réticence. Au contraire de Marie Rouanet, il me semblait que pour ne pas "entraver" les émotions que procurent sa voix, il vallait mieux avoir les yeux fermés, rester dans l'ignorance sur le personnage. Hésitante, j'ai cherché une photo récente d'Antony, et voila que je ne le reconnaissais  pas.  Ses photos "officielles" correpondaient à une esthétique très particulière, et les photos récentes, prises à l'occasion du prix mercury, ne "rentraient" pas dans le tableau.

Cet incident m'a rappelé une expérience qui m'avait beaucoup marqué, il y a une dizaine d'année. C'était l'été, et maman m'avais emmené voir un concert de plein air dans un cadre paradisiaque (une abbaye), donné par un pianiste français très connu que j'aimais beaucoup. C'était un concert 'virtuose' (études de Liszt et de Chopin), et à la fin, il a déclaré vouloir montrer qu'il y avait bien plus de musicalité dans une simple valse de Brahms que dans les dizaines de pages qu'il venait de s'enfiler. Ce fut chose faite, et j'en pleurai d'émotion. Apèrs le concert, nous sommes quelques uns à aller discuter avec lui (les concerts d'été sont souvent petits et conviviaux), et là, je découvre un type hautain, méprisant, jugeant ses prédécesseurs et contemporains à l'emporte pièces avec des effets de manche et de cheveux dans tous les sens. Quelle déception.

Depuis, il y a une interrogation qui revient de manière récurrente, et aujourd'hui à l'occasion de mon post sur antony.

Est-il préférable de connaitre la vie de l'artiste, ou faut-il l'ignorer?

Faut-il considéder que l'oeuvre vient d'une quête qu'il est enrichissant de connaitre (sans que cela ne restreigne ne champ des interprétations de l'oeuvre, juste comme ca), ou considérer que l'oeuvre échappe à son créateur, et la rendre totalement indépendante? Et tout partiuclièrement si l'on est décu...

Savoir que Céline fut un facho (parait-il) change-t-il la lecture de Voyage au bout de la nuit (sur le plan de l'émotion ésthétique, j'entend) ? Savoir que Rodin fut odieux avec Camille Claudel et Picasso avec toute sa famille a-t-il un impact sur ma vision de l'oeuvre? Est-ce que consciemment ou inconsciemment, on écoute moins Noir Désir depuis l'affaire Cantat-Trintignant? Est-ce que découvrir que mon Sacro-saint Exupéry fut chroniquement infidèle à sa rose change ma lecture du Petit Prince?

La question n'est d'ailleurs pas sans actualité. Si c'est par l'art qu'elle me vient à l'esprit, c'est par la politique qu'elle peut devenir urgente. On entend souvent dire que les campagnes présidentielles et le comportement des élécteurs s'américanise: on vote moins pour des idées, et plus pour une personnalité, ou du moins ce qu'on en perçoit à travers le prisme des médias. Faut-il l'ignorer, cette personalité? Que faut-il choisir, entre un salaud aux idées porteuses et un gentil, ou un "honnete homme" (comme si c'était possible de savoir...) moins charismatique, avec des idées décousues, ou qui nous promet le beurre et l'argent du beurre?

Qu'en pensez-vous?

Posté par mowgli nomade à 13:03 - folies et sagesses des hommes - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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La voix d Antony..... et le silence

Avertissement:
-à écouter au calme, et si possible pas sur les baffles d'un portable, ca ne rend rien.
-la photo n'a subi aucun photoshopage.


coucher_de_soleil

spéciale dédicace au petit frère piou, pour qu'il puisse réviser sa compta nat dans la sérénité :)

La première que j'ai écouté:

Ces deux titres sont issus de l'album "I Am A Bird Now" (2005) d'Antony and the Johnsons.




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