28 avril 2008
problèmes d'affichage des commentaires
Deux personnes m'ont signalé avoir posté un commentaire qui ne s'est jamais affiché ni sur le blog, ni dans mon outil de gestion, la semaine dernière.
Je ne sais absolument pas à quoi cela est dû.
Au cas ou il y en aurait d'autres, je voulais juste dire que je ne filtre jamais les commentaires et que tout problème d'affichage est indépendant de ma volonté.
Si un utilisateur averti de canalblog passe par là et qu'il a une réponse à mon problème, il est le (la) bienvenu(e).
27 avril 2008
Tous petits pas verts.
Où on parle surtout de bouffe. C’est normal, c’est le nerf de la guerre. Et le poste budgétaire qui, n’en
déplaise aux économistes de l’INSEE, a tendance à exploser à quantité et
qualité égale depuis 10 mois.
-j’ai amélioré mon système de lingettes lavables.
Mon liniement (à base d’huile d’olive) laissant des traces grasses sur les lingettes en simili sythétique, j’ai découpé un antique pyjama de bébé en éponge. C’est parfait. j'ai jeté les lingettes pas nettes après lavage. J’utilise les autres pour l'eau, le desinfectant, ect. J’ai des serviettes qui ont un vieux tient grisâtre… je sais déjà comment les recycler. Il y a un an, je crois que je me serais énervée après la première tentative et que j'aurai tout jeté.
-j’essaie de penser à éteindre les lumières en sortant d’une pièce.
Même quand je me dis que j’y reviens tout de suite. Parce que de fil en aiguille (je veux dire, de cris de chtig en machine à étendre), ca finit toujours par faire une demi-heure. Mais malgré le manque de soleil, la maison est très claire et ma vue de plus en plus inquiétante (malgré de nouvelles lunettes qui m’ont coûté un rein), et souvent je ne vois pas que le salon-cuisine est allumé. Quand je rentre au crépuscule après une journée passée dehors, je me maudis….
-j’accepte que mes humeurs m’amènent à alterner des phases de « toutfaitmain » et des phases ou cuire un œuf me semble un effort surhumain.
Je n’ai donc pas de complexe à
acheter quelques plats congelés quand l’envie revient. Je pense qu’en
l’acceptant, je vais pouvoir raccourcir ces phases d’atonie, dont je semble
avoir besoin pour fonctionner. En les assumant pleinement, donc en les rendant
plus « efficaces » ou « ressourcantes » ou
« deconnectantes », je ne sais pas comment dire, donc en en sortant
plus vite. De toute façon il y a point de non-retour quand on cuisine plus
souvent soi-même. Les plats cuisinés, aussi picard soient-ils, ne sont pas
aussi bons que mon tajine, ma ratatouille ou mes petits gateaux alsaciens
homemade. Dans ces phases ou je cuisine, je m’organise de mieux en mieux.
-je ne vais plus au supermaché qu’une fois toutes les trois semaines,
pour les choses de droguerie/épicerie dont je n’arrive pas à me
passer ou que je n’arrive pas à remplacer pour l’instant. J’ai une routine bien
rodée, quoiqu’imparfaite. Un maraicher-fromager dont je suis certaine de la
qualité des produits (bien que non bio), un magasin bio (dont je n’aime pas du
tout l’orientation très commerciale, mais l’autre est à
-j’apprend à varier les textures et les produits.
Cuisinant des petits pots maison pour le chtig, je redécouvre le plaisir des purées et des compotes. J’essaie d’ajouter quelques produits de saison par an à mon éventail. Après la farine de chataîgne (connue depuis l’enfance, Corse oblige, mais peu utilisée), les épinards, la rhubarbe, et d’autres l’an passée, j’ai de systématiser un peu l’utilisation de ces produits (et des artichauts, des asperges), je redécouvre le poireau (oui je sais, je reinvente un peu l’eau chaude, mais bon, j’étais monomaniaque du quatuor poivron-tomate-aubergine-courgette jusque là. Comment ça, on sait d’où je viens?), m’apprête à réessayer le fenouil. J’ai acheté ce fameux curcuma dont on me rebattait les oreilles. J’ai appris à ne plus avoir besoin de tomates toutes les semaines (sauf en coulis, mais c’est un autre problème), j’ai paisiblement attendue que ma compulsion d’avocats passe, et elle est passée. J’attends avec impatience l’automne parce que le petit déjeuner y sera à base de clémentines et de chataignes, je n’ai pas sauté sur les premiers brugnons et n’ai acheté qu’une fois des fraises (je voulais de la compote fraises-rhubarbe, na). Par contre, je m’autorise une mangue ou un ananas par semaine depuis un mois. Mais un vrai bon (et donc cher). C’est ma cure contre la déprime de fin d’hiver-qui-n’en-finit-pas-de-finir-et-coucou-me-revoila. Sans complexes.
-dans le cadre de ma volonté de réduire ma conso de poisson et de blanc de poulet (et dans le cadre de la cure d’amaigrissement de mon porte monnaie pour cause de congé parental, on n’est pas des saints, hein), je réfléchis aussi aux céréales et de légumineuses. Du nouveau dans mon assiette. J’ai fait un sort à cette boite de lentilles corail qui hantait mon placard depuis deux ans (slurp), fini la boite de pois cassés, j’utilise déjà régulièrement les haricot rouge en ragout avec des légumes, mais faudrait trouver de nouvelles recettes. J’ai pensé pour une fois à mettre direct du riz complet dans mon faitout légumes-poisson-en-vrac-dans-la-marmite, ca sera plus nourrissant. Je hante donc le site d’Anne de Blogbio, et même si je n’ai que très peu de temps, j’essaie de consacrer une soirée par semaine à la cuisine. Au programme les graines germées, et les galettes de céréales. Je reste cependant très limitée en céréales, je ne connais ni le boulgour ni le millet, et mon dernier essai de quinoa m’a enlevé quelques cheveux de plus du crane. Il faut les faire rincer avant de les cuire, et les grains sont si petits qu’ils sont passés au travers de ma passoire (merde, j’ai encore oublié d’acheter un chinois). Et encore plus de mal avec l’association des légumineuses et des céréales. Les haricots avec le mais, les pois chiche avec la graine à part un couscous par an, et le riz avec les lentilles, ça n’est vraiment pas dans ma culture culinaire.
-je n’ai pas encore les moyens du tout bio. Pas les fruits et les légumes notamment. J’espère que ça viendra quand j’utiliserai de plus en plus de céréales et légumineuses et de fruits et légumes de saison, en de produits brut, ce qui réduira ma facture. Mais c’est acquis pour la farine, les œufs, les céréales du pti dej.
- je voudrais me sevrer du sucre (conso bien au dessus de la moyenne). Je n’y arrive pas pour le moment. Je suis passée au sucre de canne non raffiné, mais parait que ça sert pas à grand-chose quand il reste blond. Le brun a vraiment un gout très fort, ca fait bizarre dans mes gâteaux pour l’instant.
-je suis passée en partie aux couches lavables (faut que je vous
raconte, la galère avec mes deux mains gauche). En partie, c'est-à-dire quand
je le sens. Je le sens de plus en plus souvent, mais pas souvent la nuit, et
pas non plus ces jours de glue qui succèdent à mes nuits d’insomnie. Mais je
considère que toute couche économisée, c’est un pas, aussi petit soit-il.
-avec tout ça, ma poubelle maigrit lentement (rien à
côté de celle de Mema sur laquelle je ferais bien de prendre exemple). J’ai été
cherché a la mairie le prospectus du retraitement, bien que je retraite depuis,
pfff, 10 ans ? J’ai bien fait, parce que les techniques évoluent et
dépendent des communes. Et je déménage souvent. Les feuilles de papier sont
acceptées (pas l’année dernière), mais pas les sacs en papier ni le papier
cadeau. Bon à savoir.
-je ne sais toujours pas me laver au gant. Ca ne s’arrange pas avec les insomnies et les matins d’autant plus difficile. Mais mon mode de vie à changé. Et dans les périodes sédentaires, je ne me lave qu’une fois tous les trois jours, je n’ai pas besoin de plus. C’est déjà ça.
-j'ai entièrement démonté mon aspirateur cassé pour voir s'il n'y avait pas de la poussière à enlever, un fusible à changer, ou je sais pas quoi de visible (la derniere fois il s'était miraculeusement remis en route après un bon depoussièrage). Rien. J'ai mis 1 heure à trouver les coordonnées d'un réparateur (une espèce en voie de disparition). Bilan: des tarifs tels que ca vaut presque le cout d'en acheter directement un neuf, 3 semaines de délai (inenvisageable en plein pic de chute de cheveux post accouchement), "et de toute façon ma ptite dame, c'est une sous marque donc ya peut de chance qu'on vous retrouve la pièce." Donc si j'ai bien compris, si j'ai pas les moyens de me payer un aspi à 250 euros, je me fais deux fois avoir parce qu'il n'y aura pas de vrai SAV sur a durée. Donc j'ai racheté un aspi (et j'ai lu tout le nouveau mode d'emploi. Pour tout comprendre de l'entretien optimal, pour qu'il me dure longtemps). Et maintenant mon lave-vaiselle rend la vaisselle quasi plus sale à la sortie qu'a l'entrée (et j'ai caculé. C'est bien plus économique en eau pour moi d'utiliser cet appareil que de faire la vaiselle à la main). Misère.
23 avril 2008
Habiller un bébé-couches lavables
Quand on a deux mains gauches, passer aux couches lavables avec une garde robe déjà largement constituée de cadeaux de naissance, prêts, achat dépôts vente, et trocs en tous genre peut réclamer quelques ajustement (et quelques cheveux arrachés, alors qu’en période de post-accouchement on en n’a déjà pas beaucoup). C’est valable surtout pour les bébés d’hiver. C’est peut-être moins compliqué pour les bébé d’été qu’on peut habiller (moins, voir pas du tout) en matière plus légère et extensible. Je ne sais pas, je n’ai pas encore vécu d’été avec les couches lavables de mon chtig, et tel que c’est parti, ça ne sera pas pour cette année.
Donc. Une couche lavable, c’est
gros (coton ou bambou), voir très gros (version nuit à base de chambre). Et de
toute façon quand c’est pas gros, ca n’absorbe pas autant (à part le bambou),
et il faut donc rajouter des inserts.
Donc les bodies de la taille qui va bien ne ferment pas :
(démo avec une couche nuit taille 5-9 kilos sur un chtig d'au moins 7 kilos, en bambou, donc pas les plus grosses couches)
Alors évidemment on peut ruser et
mettre des bodies une taille au dessus. Mais comme il va falloir aussi mettre
des pantalons une taille au dessus, le chtig est constamment habillé avec des
manches et des jambes qui tirebouchonne, ou mal ajusté, ou replié 3 fois. Ce
qui est dommage et frustrant, vu qu’un chtig c’est quand même kro mignon, et
encore plus dans des jolis vêtements bien ajustés. Ou ne pas attacher le body
(en feintant et en mettant les pans dans les collants). C’est la meilleur
assurance de voir son chtig se promener le nombril à l’air, après s’être
largement tortillé pour être plus à l’aise (et avoir remonté le tee shirt et
l’eventuel pull avec les pans du body).
Donc futurs parents, si vous prévoyez d’utiliser des couches lavables, investissez dans des brassières pour les touts petits bébés et ensuite des maillot de corps (j’en ai trouvé dans les trois dépôts vente que je fréquente, entre 0,6 et 3 euros pièce. Que du petit bateau ( à partir de 4,7 euro neuf d'après le site), peut-être qu’ils sont les seuls à en faire encore. Je ne sais pas si ça existe en coton bio, je n'en ai jamais acheté de neufs) ? Ca remonte un peu des fois, mais ça ne tire pas la chemise ou autre par-dessus.
Second problème: habiller le bas du chtig. Sans s’arracher les
cheveux. Genre, vous avez investi dans deux-trois pantalons. Resistant.
Résistant aux essais de quatre pattes et de séances d’entrainement à
la
GI Jane, j’entends. Donc en grosse toile, ou
en jean.
Grave erreur.
Vous avez un mal fou a fermer lesdit pantalons pas très extensibles sur les grosses fesses encouchelavabilisées du chtig.
Vous envisagez donc de vous rabattre sur les 6523 robes offertes en cadeaux de naissance (et toutes en 6 mois, vous n’êtes même pas certaine de pouvoir toutes les mettre en fois. Après, quand le chtig aura un an, elle ira à la crèche en pyjama pour cause pénurie de vêtements. Na).
Impossible, les robes étant incompatibles avec le porte bébé.
Arrachage de cheveux.
Donc futurs parents :
-passez à l’écharpe ; ca tolère mieux la robe que le porte bébé, même si c’est pas toujours la fête.
-misez sur les robes un peu longues, les toutes courtes, qui laissent habituellement apparaître des mignons cuissots tout potelés souligneront plutôt la grosse masse informe qui tient lieu de fesses aux chtig. C’est vraiment vilain.
-misez sur les matières souples et extensibles, les pantalons larges (les salopettes, mais ça dépend des marques, les sarouels, et le must….le bloomer. L’essence du bloomer est de bouffer autour des fesses, le tissu étant rattaché par un élastique en bas des cuisses. La forme la plus adaptée aux couches lavables). Ces deux derniers éléments n’étant pas facile à trouver et pas donnés dans le commerce, faites les vous-même (parait que c’est facile, dixit ma sœur) ; ou abusez de votre sœur et de sa machine à coudre (de toute façon elle recuperera le tout pour son deuxième qui arrive cet été).
Le chtig avec un bloomer homemade by my sister.
20 avril 2008
Le végétarisme, Jane Goodall, et les émeutes contre la faim
Pleins de choses à dire (sur mon passage batard, mais quand même… aux couches lavables, pleins de posts sur le désencombrement, et quelques pistes sur la reflexion autour du juste prix et de la moralisation des enterprises pour une éco plus durable), mais pas de temps pour les formuler dans un français à peu près correct. Parce que le mantra « j’ai une thèse à finir (et des présentations à faire, et des papiers à soumettre) » est devenu une réalité. Et le retard que j’ai pris depuis le début de l’année une réalité plus cuisante encore.
Un court retour pour vous faire
partager une info.
Je me souviens qu’on avait eu sur la ligne simple l'an passé un débat autour du végétarisme. Sur le blog de Caco et peut-être ailleurs.
Je repense à ce thème régulièrement. J’étais contre l’argument selon lequel il ne fallait pas manger de viande, de poisson ou d'oeufs, parce que cela nous conduisait à tuer des animeaux. Car à l’état « naturel », qualificatif si prisé par les écologistes de tous poils, il me semble bien que les animaux tuent pour se manger les uns les autres, y compris l’homme (personnellement, j’ai énormément de mal avec l'utilisation du terme « naturel » pour dénoter quelque chose d'unilateralement positif ou négatif. La nature est aussi celle qui déclenche des tsunami, engendre des famines (aujourd’hui, avec l’aide de l’homme, mais pas que)
Une partie de ma famille est issue d’un petit village Corse en bord de mer. J’y passe mes vacances, et aussi loin que je m’en souvienne, nous avons toujours pêcher le poisson de notre petit bateau à l’aide de palangrottes, de lignes, pour la soupe de poisson, la friture, bref, pour se nourrir. Cela me semblait parfaitement « naturel », au sens de "bon" et d'"harmonieux". Et ce serait la même chose avec la viande pour mon mari, petit-fils de petits (et pauvre, une vie exactement telle que décrite par Zola) agriculteurs normands, élevant et mangeant des moutons. Sur la base du ressenti de cette experience, j’en avais conclu que si je pouvais parfaitement me passer de viande (je n’aime pas ça, probablement en raison du mode de vie exposé ci-dessus), me passer de poisson me serait un choix forcé et non justifié.
Sauf que…
Ici, je tiens à rassurer tout de suite ma maman, je ne suis pas devenue
végétarienne. Tu peux griller le loup au four à pain, j’arrive…
Sauf que ce poisson vivait à
l’état naturel et était péché de manière artisanal, en fonction de nos besoins
alimentaires et des saisons, d’une manière ne nuisant pas à l’écosystème de nos
côtes (pas question, par exemple, de manger des oursins en été, c’est la
période de reproduction).
Et que le poisson qui pourrait
finir dans mon assiette ici, loin de la mer, est nourri avec des boulettes de
farines animales (cf reportage de Capital ou Zone Interdite, je sais plus, sur les
Pangas), et que la chair du saumon de nos étals est parfois colorée en rose pour
le rendre plus appetissant, que les reserves de Thon rouge, de cabillaud, et de pleins d'autres poissons sont quasi épuisées pour les modes de pêche intensives.
Informations exhaustivement rappelées dans dernier livre de Jane Goodall (oui, celle des chimpanzés), NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS (Actes Sud).
Une femme qui a passé sa vie à vivre avec et observer scientifiquement les animaux (et la combinaison des deux la rend particulièrement apte à s’exprimer sur ces sujets), et qui, à 73 ans, publie un livre dénonçant les aberrations de l’industrie agroalimentaire, les méthodes d’abattage "inhumaines" du bétail, ect
« Inhumaines », car non
seulement Jane Goodall possède une image des animaux (autres que les chimpanzés)
à milles lieux de la mienne, mais un de ces arguments fort est que
De la façon dont l'homme traite les animaux, il traitera
les humains.
L’homme se déshumanise en
traitant les animaux comme il le fait dans des centaines d’abattoirs, de
poulaillers, de centres d’élevage. Et l’histoire a prouvé à quel point la
frontière entre les animaux et les hommes peut être mince, en matière de
mauvais traitement. Manquerait plus qu’une banalisation….
Un autre argument est développé dans l’interview de Jane Goodall pour LeMonde, que l’on peut trouver en cliquant ici, lien que j’ai trouvé sur l’excellent site de Lia&Tinyturtle. Les journalistes (ou peut être elle dans le livre que je n’ai pas encore lu) n’insistent pas outre mesure dessus:
Ce véritable continent d'animaux de boucherie, et la monoculture
céréalière qui l'accompagne, occupent 25 % des terres cultivées planétaires. Un
tiers des céréales mondiales nourrit le bétail que dévorent un demimilliard
d'Occidentaux trop gras (note : elle fait le lien
avec le problème de l’obésité juste avant).
Au Brésil, 23 % des terres arables vont à l'alimentation du boeuf exporté, au
détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90 %
du boeuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis. 50 000 tonnes
de boeuf passent chaque année de l'Amérique latine aux Etats-Unis.
Comme ces chiffres résonnent
différemment en ces périodes d’émeutes de la faim, ou l’on découvre qu’avec
l’augmentation du prix des denrées alimentaires de base, des millions
d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont pas de quoi se nourrir (il parait que
c’est avant tout un problème de spéculation, que les réserves nécessaires pour
nourrir la planète existent mais sont trop chères, un problème économique dont
il faudrait que je reparle), que l’agriculture de subsistance à été sacrifiée depuis
une vingtaine d’années au développement
d’un secteur industriel, ou à la production de céréales pour les pays
développés, de biocarburant, ect.
L’écosystème de la planète ne
permet donc peut-être pas que les 9 et quelques milliards d’hommes qui la composent
mangent à leur faim et mangent de la viande, en raison de la quantité de
céréales nécessaire pour nourrir le bétail (« peut-être » car ce que
j’ai lu dans cette interview ne permet pas de tirer de telles conclusions,
j’extrapole). Si cela devait être exact, alors ne tient-on pas là la meilleure
des raisons pour cesser de manger de la viande ?
Une piste à creuser.
PS: pour creuser, côté alimentaire, on m'a conseillé "Manger bien, manger sain", de G et D Cazals, mais le livre est épuisé (même pas sur ebay, priceminister ou chapitre). SI quelqu'un....
Edit de plus tard dans la soirée.
Suite à un commentaire, je m'interroge: ne suis-je pas en train de réinventer la roue, de redécouvrir l'évidence en disant que manger de la viande en Europe empêche une famille du Tiers Monde de manger à sa faim?
Et bien après reflexion, non, je suis face à une situation que je juge complexe. Parce qu'il m'a bien semblé retenir de mes cours d'économie du développement et d'économie européenne que le monde pris dans son ensemble a atteint l'autonomie alimentaire, et qu'il s'agit d'un problème de distribution. Je ne suis pas certaine d'avoir entendue ceci, et encore moins que cette info qui a circulé dans les cours d'éco soit exacte. N'empeche, souvenez vous...des opérations sac de riz, un continent noir qui crève de faim, pendant que nos agirculteurs, en raison de politiques agricoles commune et de tarif compensatoire hyper compliqués, ne parvienne plus à vendre leur production et renversent des litres de lait, des tonnes de fraises sur les routes.
Attention, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas changer ses modes de consommation, continuer de consommer de la viande sans s'informer sur ses conditions de production, non, je pense plutôt à ces émeutes de la faim. Car de deux choses l'une:
-soit nous sommes face à une véritable pénurie. C'est à dire que l'offre ne suit pas la demande. Parce que l'offre diminue (on cultive pour nourir des animaux, ou pour produire du biocarburant parce que c'est à la mode, plutot que de nourir des populations, et on cultive moins parce qu'on essaie de développer l'industrie, plus des conditions climatiques apparemment déplorables pour les récoltes cette année) et que pendant ce temps la demande augmente (développement chinois etc.). Dans ce cas, comme dit dans le post plus haut, il y a urgence éthique et pas seulement sanitaire à changer nos modes de conso rapidement.
-soit, et c'est également une version crédible, il est aujourd'hui possible de nourrir la population mondiale, si la production agricole mondiale était distribuée correctement. Alors, la hausse des prix dramatique pour les populations des pays en développement est due à la spéculation. Parce que le problème avec la spéculation, c'est qu'elle n'a pas besoin d'être fondée sur une situation réelle. Imaginez: des traders spéculent à la hausse en voyant augmenter les besoins de la Chine, alors même qu'il n'y a pas encore de problème. Ils anticipent une pénurie future. Autrement dit, ils achètent des stocks de grains qu'ils retirent du marché, pour pouvoir les revendre plus cher dans quelques mois. Donc les prix montent. Donc les anticipations se réalisent tout de suite. Donc ils font des profits. Donc il devient rentable pour d'autres de spéculer aussi à la hausse, quelque soient les conditions de production agricole réelle. Une croyance à la pénurie se crée (tout comme une croyance que toutes les entreprises du net seraient rentables était très en vogue, quoique parfaitement infondée, en 2000. La "bulle" internet...) Et oui, les prix déterminés sur les marchés dépendent des croyances des acteurs de ces marchés, pas de ce qui se passent réellement dans l'économie.
Résultat? Résultat, les reserves nécessaires pour nourrir ces populations sont stockées dans des entrepots, le reste s'échange sur les marchés de produit agricole pour un prix très élevé, et des millions de famille crèvent tranquillement la dalle pendant que quelques cravatés face à leur écran plat, ceux qui ont spéculés à la hausse du blé, du riz, ect., et qui ont revendus les millions de tonnes qu'ils avaient acheté d'un clic des prix faramineux comptent leur plus value.....
Que faut-il faire? Je ne sais pas. Ca fait quelques années que je cherche, et que je ne trouve pas. Et à ceux qui trouveraient cette explication de la hausse des prix des céréales bien plus tirée par les cheveux que la première explication, je repondrais. remplacez céréales par actions des entreprises locales, et souvenez vous que ce même comportement de spéculation a plongé le continent asiatique dans le marasme en 1997, a rayé du pays argentin sa classe moyenne en quelques semaines en 2001....
Bref, tout ca pour dire....c'est pas évident. En tout cas pas pour moi. Mais bon, j'ai quand sorti mon paquet de lentilles corail et celui de poids cassés de mon placard.




