Mowgli Nomade.

La taille de votre coeur est inversement proportionelle à celle de votre nombril. Dégraissons le mammouth!

17 mai 2008

La recrue (1): revenir

Quand j’ai su que j’étais acceptée à cette conférence. Non à cause de la conférence elle-même, très peu de sujets compréhensibles abordés, ni à cause de la célèbre capitale abritant l’évènement. Mais parce que j’y étais déjà venue deux ans auparavant, que je gardais d’elle un souvenir ébloui, et que je m’étais promise, si un jour j’avais un enfant, de retourner dans cette ville et de lui en offrir une, d’en faire un de ses souvenirs d’enfance.

 

Le séjour avait pourtant mal commencé. Une grève des contrôleurs aériens, l’avion du matin annulé, je n’atterris que le soir et j’ai raté le premier jour de la conférence, alors que j’avais prévu déjà d’amputer le troisième, pour retrouver mon chitg au plus vite. Un chauffeur de bus fou, des pavés dont ma colonne vertébrale se souviendra longtemps, une adresse un peu vague, bâtiment Jarov III, la pluie. Ce n’est pas un quartier touristique, presque personne ne parle anglais, je ne pense pas à demander mon chemin en allemand. Et puis Jarov, c’est le nom du quartier. Tous les batiments s’appellent Jarov. On m’en conseille un, plus haut et plus terne que les autres. C’est ici, le crous local. Je déplace les meubles en formica de ma chambre afin de trouver La prise. Et je m’enfonce dans les rues avec une collègue pour chercher à diner. Ici, les vestiges du communisme sont prégnants, partout. Pressées de se coucher, nous échouons dans la taverne la plus proche. Première bonne surprise. Deux repas très copieux pour moins de 4 euros. Loin des prix et de la médiocre qualité de ce que proposent les restaurants du centre, ceux de mon précédent voyage. Simple, et goutu, très goutu. Mais cette fois, j’ai retenu la leçon : le truc vert n’est pas du poivron, c’est du piment. Avec tout ça, il est déjà 22h, pas question de partir à leur recherche. Il me reste un jour et demi de conférence, je me dis que je ne verrais de la ville que ces murs tristes.

 

Mais le lendemain, rien ne m’intéresse dans le programme de l’après midi. Il n’y a personne de mon labo, personne de mon école de pensée plus largement. J’ai salué de loin deux trois doctorants, personne ne remarquera mon absence. Je m’éclipse....

Posté par mowgli nomade à 09:02 - Carnet de Voyage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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