Mowgli Nomade

Etats d'âmes d'une maman thésarde, petits pas vers un mode de vie plus simple et plus ecologique.

21 septembre 2008

Danger! Somnambule…

Cette nuit, alors que nous dormions mon mari et moi, je lui ai fait tombé la penderie pleine à craquer sur la gueule.

Je suis somnambule depuis tout le temps. Quand j’étais gamine ma mère me surprenait parfois au détour d’un couloir :

-qu’est ce que tu fais ici à deux heures du mat ?

-bah, je vais chercher des livres (les somnambules ont une logique imparable)

Ca s’est compliqué quand mes parents ont aménagé la chambre sous les combles. Je dormais à quelques cm du plafond et je suis devenue (ou me suis révélée) claustrophobe. Ou peut-être que c’est quelque chose de plus profond. Je n’ai pas d’appréhension dans l’ascenseur ni dans les avions, je fais de la plongée, mais je devrais peut-être me faire violence pour la spéléo, et en apprenant que Florence Aubenas avait survecue des semaines dans un acgibi noir ou elle ne pouvait même pas se tenir debout, je me suis dit que moi je serais morte en quelques jours (en même temps peut-être que plein d’autres personnes bien constituées se sont peut-être dit la même chose). Alors je me suis mis à rêver que le plafond descendait lentement et sournoisement sur moi pour m’étouffer, que la maison/ l’immeuble allait s’effondrer parce qu’elle était construite sur un galet ( ??!!). Je pousse des hurlements dignes des meilleurs films d’horreur, et souvent c’est ça qui me reveille. Et quand je me reveille, au mieux je suis en train de tenir le plafond ou le mur, au pire j’ai envoyé valser la table de nuit, cassé la lampe de chevet, et je suis déjà en train d’ouvrir la porte/la fenètre/en train de descendre les escaliers.  

 

Mais je n’ai jamais mis la vie de personne en danger. Tout au plus traumatisée quelques compagnes de chambrée, amies venues dormir à la maison ou internes comme moi. Jusqu’à hier.

 

La penderie est pourtant très stable. Et bien lourde. Je n’arrive même pas à soulever la barre qui soutient les cintres. Il fallait donc une force supérieure à la mienne pour la faire basculer. Mais j’étais en danger de mort (dans mon cauchemar dont je n’arrive pas à me souvenir, à part qu’il fallait absolument sortir de la pièce tout de suite, et même c’était sûrement déjà trop tard). D’abord j’aurais pu fendre en deux la tête du mari. Heureusement elle est tombée au milieu, juste une éraflure à la jambe pour lui, et des gros bleus aux pieds pour moi. Elle est tombé exactement là ou le chtig dormait hier soir, ou pour la première fois en revenant d’une soirée, nous avions décidé, étant donné le peu d’heures qu’il nous restait à dormir, qu’elle pouvait bien resté entre nous deux. Le réveil avait été agréable, et comme on était dimanche, l’idée m’avait caressée hier soir de remettre ça. Et puis non, finalement….

 

Je ne me suis rendue compte de ce que j’avais fait uniquement après avoir réussie à allumer la lumière. J’avais du confondre la porte de la chambre de l’armoire et la porte de la chambre et tirer dessus convulsivement. Le mari a hurlé, mais cela pouvait être la surprise (en fait en entendant mes hurlements il a cru que le chtig était sous l’armoire). Je n’en ai pas cru mes yeux. J’ai pleuré pendant une demi heure, ensuite on a vidé la penderie et on l’a déménagé dans le bureau à côté. Impossible de dormir avec un meuble haut dans la chambre désormais (ça va être pratique chez la famille et les amis. Tout le monde à une armoire dans sa chambre, non ?

 

Puis nous nous sommes recouchés (serein l’homme qui partage mon lit. Moi si on m’avait balancé une armoire dans la gueule à deux heures du mat, je ferais chambre à part pendant 6 mois), et je n’ai pas pu endigué la vague de si. Et si je l’avais couchée entre nous deux ce soir ? Je suis un danger pour ma famille…. (lui, il a surtout peur que je sois un danger pou moi-même et que je prenne la fenêtre pour une porte. Heureusement qu’on a un velux) La semaine prochaine le mari s’en va pour 5 mois (mais on se verra le WE de temps en temps), je comptais la faire dormir dans ma chambre de temps en temps, dans le lit parapluie. Vaut mieux pas. Je risquerai de tomber dans l’escalier en ayant voulu la sortir de la maison avant qu’elle ne s’effondre. Le couloir qui nous sépare suffit habituellement à me réveiller. Peut-être même qu’il faudra que je ferme la porte de ma chambre à clef. Mais alors il y aura dans ces innombrables nuits de solitude, dans cette grande maison vide, en plus, une porte fermée à clé entre elle et moi.

 

Et si je m’étais fait tombé l’armoire dessus la semaine prochaine, alors que le mari est parti pour longtemps. Combien de temps avant qu’on ne me trouve, surtout, pour elle encore. Le boulot ? Ils me laisseront des messages sur répondeur, pas plus dans un premier temps. Les copines ? je travaille, alors quelques jours de silence n’ont rien de surprenant. Les voisins ? Je ne le connais que de loin, et je suis là très irrégulièrement depuis que nous avons emménagé.

 

Stérile, l’exercice du « si » ? Pas toujours. Mesuré les conséquences d’avoir laissé la porte ouverte et retrouvé le chtig au bord de l’escalier en haut ou déjà sur la quatrième marche en bas, d’avoir laisser traîner ce petit objet peut aider à la vigilance. Mais ici je n’ai pas de prise sur mon comportement, puisque c’est mon subconscient qui agit en mon absence, puisque je dors sans me douter de rien pendant ce temps. Pour avoir prise sur ce subconscient qui me pourrit la vie (je sais ce qui m’habite la nuit, c’est sûrement une des raisons de mon insomnie chronique, et ca ne va pas s’arranger maintenant), peut être devrais-je entamer une psychanalyse. Mais les psys sont comme les bons profs. Rares, avec des conséquences terribles si on a affaire à un mauvais. Et je n'en connais pas de bon (je n'en connais pas tout cours), sauf ceux que je connais à titre privé et chez qui je ne vais bien evidemment pas aller vider mon sac) . Et j’ai été témoins de cas incroyables ou l’analyse, au lieu de révéler des pans cachés de notre identité, en à créer de nouveaux à partir de fragments existants, avec des conséquences graves pour l’entourage et la personne. Je veux être moi libre, je ne veux pas être quelqu’un d’autre. Alors pas d'analyse pour l'instant.

 

Alors quoi faire maintenant?

Posté par mowgli nomade à 16:04 - tisser un fil - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


C'qu'on peut bien faire...

Je me souviens en terminale en philo, au cours d’une des séances consacrées au thème de l’humain, on avait discuté de ce mot d’un philosophe (ptêt bien Rousseau mais je ne souviens plus trop) qui parlait de la distance, disant qu’on avait plus d’empathie pour un chien blessé devant notre porte que pour un chinois torturé à des milliers de kilomètres (déjà….).

Les blogs ont rapprochés ceux qui sont loins, et désormais on assiste impuissant à la maladie, à la perte d’une moitié ou d’un enfant. On n’a même pas de mots, parce qu’après tout on ne se connais pas, alors que pourtant on a partager les pensées intimes de l’autre, ses humeurs, ses joies et ses doutes pendant parfois quelques années. On ne peut pas prendre la main puisque ces avatars virtuels n’ont pas de mains, et on n’ose trop rien dire puisqu’on ne fait pas partie des « proches.»

Alors on reste là, impuissants, à se demander c’qu’on peut bien faire.

Dans certains cas, tout de même, on peut faire.

(1) On peut s’inscrire sur les listes de donneurs d’organe. Ca ne coûte rien, à peine quelques secondes pour remplir ce formulaire. On reçoit une petite carte à glisser dans son portefeuille beaucoup beaucoup plus tard, un an et demi dans mon cas.

adot

Mais ça n’a pas d’importance. Dans ce cas ou on se trouve dans cette situation désespérée, ce sont les conjoints, parents, enfants qui ont cette décision à prendre. Et remplir ce petit formulaire est surtout prétexte à en parler avec eux, au calme, au cas où…pour qu’au cœur de l’horreur, alors que la répulsion d’avoir à donner un organe de l’être cher peu prendre le dessus, on puisse se souvenir de ses souhaits.

(2) on peut suivre une « initiation aux premiers secours » de la croix rouge.

croix

Il y a un mois je ne savais même pas que ça existait. Je n’avais jamais pu suivre les week-ends dédiés au secourisme proposés lors de mes études (10 places pour 150 demandes…), et je le regrettais amèrement. Un vendredi soir, le chtig bien au chaud à la maison avec son papa, je sors de la pharmacie, et avise un panneau : la croix rouge propose une initiation rapide aux premiers secours à la salle des fêtes. C’est l’occasion ou jamais, pour une fois qu’il n’y a pas de crèche, de cours, de rendez vous.

Ca dure une heure (comptez une heure trente avec les discussions avant et après). On apprend à mettre un homme dans une position de premier secours, la respiration artificielle et les massages cardiaques, et, nouveauté apparemment, à se servir d’un défibrillateur (comme dans le dernier James Bond. C’est très simple, tout est très bien expliquer, mais ça va encore plus vite si on sait déjà ce qu’on va trouver dans la petite malette). Et si on pose la question, on peut nous montrer la manœuvre de Heimlich au cas ou quelqu’un s’étouffe avec un aliment (comme dans Mme Doubfire, oui je sais, on a les références qu’on à), et la version adaptée pour les enfants. C’est particulièrement utile parce que rien ne vaut la respiration artificielle pratiquée sur un mannequin (on peut le faire d’une manière qui ne sert à rien sans même s’en rendre compte), et pour toutes les indications autour d’une situation (tout ce qu’il faut faire avant d’entamer un soin de secours, genre vérifier que le sol n’est pas humide avant de sortir le défibrillateur, je ne sais pas si j’y aurai pensé spontanément dans l’affolement).

mannequin

Ca ne remplace peut-être pas un week end de formation. Mais c’est déjà ça. Parce que ca n’arrive pas qu’aux autres. La preuve, des fois ça arrive à vos voisins de blog. Alors peut-être demain aux voisins en chair et en os.

Les dates et horaires des campagnes d’initiation sont dispos sur les sites des délégations croix rouge locales (liste ici).

(3) On peut donner son sang. Première fois là aussi pour moi il y a une semaine. Parce qu’il y a eu l’adolescence spasmophile, le temps des études et de l’anémie, le temps du premier emploi à l’autre bout de la France, ou quand on avisait une banderole « don du sang le XX », on n’était certain de ne plus être à cet endroit pour la date indiquée, et une certaine indifférence aussi. Pas de la méchanceté, non, mais pas de cas concret récent dans son entourage susceptible de rappeler l’importance du geste.

don

On m’a dit 30 minutes, mais c’est sans compter sans les problèmes de photocopies, les infirmières débordées qui s’occupent de plusieurs personnes en même temps, et le temps de récupération obligatoire (ou on vous sert de délicieuses knaks avec une salade de pommes de terre chaudes et une île flottante pour vous faire patienter, et oui vaut mieux aller se faire tirer son sang en Alsace). Compter une heure si vous êtes en début de file (j’étais la première), 1h30 s’il y a de la queue (donc éviter de faire ça entre la sortie du boulot et la sortie de la crèche…).

On remplit un questionnaire, puis on a une entrevue avec un médecin pour vérifier nos conditions de santé, puis on s’allonge sur un brancard, et l’infirmière prélève une goutte de sang (on ne sens rien) pour vérifier la teneur en fer du sang (c’est systématique maintenant). S’il n’y a pas d’anémie déclarée, on nous pique le bras (ça ne fait pas très mal), le prélèvement en lui-même dure 5-10 minutes selon le débit. Pendant ce temps quelqu’un explique les précautions à prendre avant (manger et boire beaucoup) et après (manger et boire beaucoup ; pas de sport violent, garder le pansement deux heures) le don. On reste assis 3 minutes sur le bord du siège, et si ça va on nous garde 10-20min en observation (le moment avec l’ile flottante).

Les horaires des prochaines collectes dans toutes les communes sur le site de l’EFS. Il y a aussi des centres permanents ou on peut donner son sang (et ses plaquettes, c’est plus long, environ 90minutes, parce qu’on prélève le sang, on garde les plaquettes et on réinjecte le reste au donneur) à heures fixes de la semaine.

(4) s’inscrire sur le registre de greffe de moëlle osseuse. Toutes les informations ici. La compatibilité avec quelqu’un en attente de greffe est très rare, mais si c’est le cas, c’est une vie sauvée (par exemple dans le cas d’une leucémie). Le registre est mondial.

don_moelle_osseuse_171106

Il faut avoir entre 18 et 51 ans au moment de l’inscription, être en bonne santé (contre indications principales : affections cardiaques, hypertension artérielle, affections cancéreuses, affections métaboliques (diabète, insuffisance hépatique), traitements par anti-coagulants, affections neuromusculaires et certaines allergies... ), être prêt à accepter une hospitalisation de 48h rapidement en cas de compatibilité avec un demandeur (et s’engager à rester joignable et à signaler tout changement de situation).

On envoie une demande (imprimer la page 9 de ce questionnaire), puis on est convoqué dans le centre le plus proche de chez nous pour un entretien, une prise de sang pour determiner nos caractéristiques génétiques, nous inscrire sur le registre, et rester joignable en cas de compatibilité avec un donneur.


Alors ça ne sauvera peut-être pas la dame d’un blog d’à côté, mais au moins on ne restera plus les bras ballants d’impuissance, et elle saura que ses mots, parfois arrachés l’un après l’autre au pris d’un effort surhumain auront remplis les réserves de sang des hôpitaux et les registres de donneurs. Je n’avais rien fait jusqu’à présent, par ignorance et indifférence. Je le fais aujourd’hui pour ELLE que je ne connais pas, parce que c’est tout c’que je peux faire à mon petit niveau.

Posté par mowgli nomade à 13:28 - Le coeur contre le nombril - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2008

couleurs d'automne II

Le comble: quand j'ai rpis le train hier pour la dernière fois (à partir de la semaine prochaine c'est 3hde voiture/jour pour cause de travaux sur les voies), j'ai reçu....

DSC05403

Je ne sais pas trop si je dois pleurer ou pleurer.

Alors je me suis fait un petit plaisir d'automne pas très écolo ni très écono mais qui me rappelle le pays:

DSC05402

ce sont les figues qui me rappellent le pays, hein, pas l'abondance.

Et dans mon cabas pour les découvertes de la semaine:

patisson  feves

Patisson et fèves

Posté par mowgli nomade à 07:28 - tisser un fil - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

18 septembre 2008

Les couches lavables et la malédiction du jean

J’avais a peine résolu mes problèmes de bodies trop petits en dénichant des tricots de corps au dépôt vente, mes soucis de jeans trop étroits en généralisant les robes,. J’avais tout juste découvert que les culottes pitibato cachaient à merveille les culottes de protection pas très esthétiques que ne recouvraient plus les collants avec le printemps (pourquoi pas une autre marque ? Parce que les couches lavables, ca fait quand même un popotin conséquent, et avec les culottes de sous marque aux élastiques de qualité moyenne, soit la culotte est trop serrée, soit la culotte taille supérieure lui tombe lamentablement sur les genoux. Les pitibato sont bien élastique justement, et une culotte 12M suffit à couvrir une couche quand bébé s’habille entre 12M). Quand soudain, le gnôme se mit à quatrepatter et à se mettre debout, à se prendre les genoux et les pieds dans ses jolies robes et à s’étaler tête la première sur les tommettes de bonne maman. Les robes et les couches lavables ont donc moins servies sur la seconde partie de l’été.

 

Un retour aux pantalons à tissu résistant, jean ou velours s’imposait donc pour cet automne. D’autant plus que je vivais encore surtout des cadeaux de naissance, et que les tenues en 12 mois qui m’avaient été offertes consistaient essentiellement en jeans+petit haut. Mais voilà, impossible de rentrer le popotin de la demoiselle dans un jean de sa taille. C’était également étrange avec du 18M (comme si elle avait une bouée sous son jean), et en plus le pantalon trop long la faisait chuter à nouveau quand elle se mettait debout (c'est-à-dire tout le temps). Quand aux espèces de caleçons en tissu synthétique souple, une horreur esthétique. Il fallait ajouter une robe par-dessus pour cacher les fesses, et retour à la case départ.

 

Je me suis donc mise en chasse de bloomer ou de shorts d’hiver en tissu souple. Impossible à trouver. Du jean et un peu de velours partout. Très joli le plus souvent, avec une petite tunique à motifs. Avant de me lancer dans les couches lavables j’avais prévu d’habiller ainsi ma chtig de cette manière le plus souvent possible durant la période 4pattes.

 

C’est une malédiction ces couches lavables, ai-je grommelé. La blogosphère pullule d'écolos qui m'expliquent le sourire aux lèvres que c'est criminel d'utiliser des couches jetables parce que c’est aussi simple d’utiliser des couches lavables. Sisi, AU-SSI SIM-PLE. Moui….sauf que moi j’utilisais des couches jetables de sous marque très absorbantes et résistantes, parfaitement inodores et apparemment vierge de ces produits qui font une consistance et une odeur bizarre aux pampars. Sauf que trouver le type de couches lavables adapté au postérieur de mon gnôme m’a pris du temps et de l’argent. Et pas question d’avoir une fuite tous les deux changes, hein, parce que ma crèche étaient prête à le utiliser aussi, alors le système devait être confortable pour les assistantes maternelles déjà surchargées de travail. Et maintenant que j’ai trouvé la bonne combinaison (après moults essais-erreurs qui feront l’objet d’un prochain post), il me fallait remiser à la cave tous les cadeaux de naissance supposés formés le trousseau de l’hiver (oui parce que si pas de pantalon, pas de tuniques, pas de jolis sweats et chemisiers) et habiller ma chtig de robes très visiblement trop petites pour qu’elle puisse tricoter des genoux à son aise ?

 

Heureusement que dans ma grande sagesse (sisi) j’ai eu soin de choisir pour ma chtig une bonne-marraine-la-fée, équipée d’une baguette magique pfaff classis style quilt. Elle avait déjà octroyé un sursis à mes couches lavables avec quelques jolis tenues d’été, adaptés aux quatrepatttages forcenés, aux 35° à l’ombre et aux couches lavables (photos médiocres parce que gnôme pas très coopératif devant un appareil photo):

DSC05130 DSC05132

Saourel, vichy à carreaux rouges


DSC05143 DSC05141

Bloomer été, coton imprimé petits marins


DSC05121  DSC05126

Braies Obelix, coton bleu pois blancs

Et malgré l’espace exigu de son deux pièces (avec deux gnômes de 20 et 2 mois), entre deux visites pour trouver un appart plus grand, elle dégaina sa baguette pour venir au secours de sa sœur apprentie-écolo-vraiment-pas-super-douée.

Et hier dans ma boite au lettre, la collection automne-hiver spécial couches lavables :

DSC05347 DSC05343

Bloomer en lainage rose à fines raies blanches


DSC05386  DSC05394

Bloomer crèpe noire (et un pantalon dans le même tissu)


DSC05374  DSC05383

Bloomer velours milleraies kaki et tunique ecossais


DSC05397  DSC05400

Surpull en lainage rose


Un style un peu plus classique que ce vers quoi je me serais naturellement orientée. Je suis ravie que mon gnôme ne soit pas "attifé" sous pretexte qu'elle porte des couches lavables. Et qu'elle soit vétue en fait maison, avec des tissus parfois récup.

Merci soeurette, milles merci.

La morale de l'histoire, c'est que dans une démarche globalement écologique, les cours de couture ne sont pas superflus.

Posté par mowgli nomade à 13:32 - Bébé vert - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

16 septembre 2008

Couleurs d'automne

Il y a eu ce marathon de la cuisine il y a quelques semaines, une de ces soirées ou l'on y passe la soirée justement, mais après on est tranquille pendant trois jours:

collage


Compote pomme-abricot, pomme-babane-prune, et purée fenouil et poireaux pour le bébé

Fondue de poireaux, courgettes aux échalottes pour la semaine prochaine

Tarte à la tomate et à la mozzarella, fondue fenouil-oignons-pamplemousse aux pavés de saumon, radis, salade préparée, gâteau aux brugnons blancs, brioche à la machine à pain.

Déja ces prunes plutôt que ces rouges, et cette gamme qui va de l'orange au marron si caractéristique.

Et cette semaine, c'est officiel: c'est l'automne à ma fenêtre (le thermonètre est passé sous les 15° la journée, sous les 10° la nuit), et dans mon assiette.

DSC05329

Toujours des efforts pour manger plus "de saison" et mettre de nouvelles saveurs dans mon assiette. C'est la première fois que je cuisine le potimarron. J'ai essayé "brut", une purée avec la peau et un peu d'ail et de crème fraiche seuement (recette ici), et plus élaboré, épluché, avec de la canelle, cuit dans du lait (recette ici). J'ai aimé la première, mais pas la seconde. Devinez à quelle recette correspondent ces couleurs.

potimarron   images

Je l'ai essayé sucré, en gateau avec des noix et des pommes (que Cléa à d'ailleurs baptisé "concenré d'automne"), c'est bien ce dont on a envie quand le thermomètre chute et qu'on n'ose pas encore relancer la chaudière, avec l'espoir encore que l'été indien pointe son nez dans quelques jours.

C'est le retour du raisin, du chou fleur (dans mon assiette, du moins), de la purée de pois cassés. Et les premiers essais de cuisine avec de la purée d'amande à la place du beurre (Cléa toujours, pour un gateau citron-amande.

C'est aussi l'automne dans la garde robe du chtig: premières chaussures achetées samedi à Strasbourg sous un déluge. On s'en souviendra.

DSC05339

Posté par mowgli nomade à 07:45 - tisser un fil - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

15 septembre 2008

Quand ça veut pas….

J’ai harcelé la dame du planning au téléphone pendant des semaines, attendue devant son bureau qu’elle rentre de sa pause déjeuner pendant des heures. Il y avait la contrainte de la crèche : être là impérativement à 18h00 pour la récupérer le soir, sans pouvoir compter sur le mari (exilé en provence puis dans un pays ou il ne fait pas bon vivre en kaki à moyen-long terme). Avec 1h20 de bagnole entre la maison et la fac, sans compter les embouteillages. Donc le creneau 15h00-16h40, c’était déjà trop juste. Décalé juste 1h30 de cours le lundi, en plus du mardi et du mecredi, pour être plus large, et pour pouvoir faire les aller-retour en train. Plus écolo, bien sur, mais aussi plus confortable (je deteste conduire, alors presque 3 heures par jour…) et plus économique, bien sûr. La maison est à 15min de la gare en voiture, et la fac à 4 minutes de la gare d’arrivée à pieds. Génial, parfait. Juste un sas pour lire un peu dans le train, je récupère la voiture une heure avant que la crèche ne ferme, et je ne suis qu’à quelques kilomètres, qu’est ce qui peut bien arriver.

 

Sauf que….. sauf qu’en demandant les horaires d’hiver, le guichetier sncf me tend deux fasicules. A partir du 22 septembre (jour où les cours débutent), il y à des travaux sur la voie, certains trains sont remplacés par des bus. Dont le mien évidemment. Et le bus de remplacement ne me permet pas d’arriver à temps pour le début des cours. Et la dame du planning qui a déjà été bien sympa avec moi ne peut plus déplacer mes cours : plus de salles disponibles.

 

C’est parti pour 3 heures de voitures par jour, 3 fois par semaine, jusque fin janvier. Le temps que j’aurai consacré à finir ma thèse.

 

Quand ça veut pas……

embouteillages

Posté par mowgli nomade à 21:39 - tisser un fil - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1