Mowgli Nomade

Etats d'âmes d'une maman thésarde, petits pas vers un mode de vie plus simple et plus ecologique.

20 février 2009

Housse de couette et morale de l’histoire

Merci pour vos commentaires sur le post précédent. Pour parler comme on le fait dans mon milieu, je vais maximiser mes désirs de me créer un cocon sous contrainte budgétaire (un peu serrée en ce moment étant donné que je rentre de vacances). Ou alors je vais encore attendre six mois. Parce qu’on est supposé déménager cet été, alors ce seraient vraiment dommage de finir cette déco dans les teintes bleu et sur papier peint jaune pour échouer dans une pièce aux murs roses ou vert pales ou tout blanc (et un camaieu de bleu-gris sur fond blanc, ca fera un peu froid).

 

Enfin bref, par ce post je ne cherchais pas simplement à m’acheter une conscience. J’ai maintenant l’impression que mon exemple était mal choisi : je n’ai qu’une housse de couette, et c’est vrai, ça ne fait pas beaucoup. Pas de complexe à avoir, donc, comme vous me l’avez toutes (tous ? Titi ? ) dit. Mais ce qui m’intéresse, surtout, c’est comment vous faites, en général, pour mettre en balance votre envie de beau, votre conscience écologique et votre conscience religieuse/humaniste/solidaire. Pas à un niveau trop général non plus. Pour la philo j’ai ma maman. Je me demande comment concilier tout cela dans ma vie de tous les jours, quand je réfléchis à de potentiels achats de déco, de bibelots et œuvres d’art (plutôt Degas ou Kandinsky ;)), de linge de maison, de vaisselle, de jouets, de meubles, etc.

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16 février 2009

Le dilemme du linge de lit

Je feuillette un catalogue de déco atterri je-ne-sais comment dans ma boite aux lettres. Périodiquement, l’envie me prend d’améliorer la déco de telle ou telle pièce de la maison. La c’est ma chambre à coucher. Envie de cocon due à la fatigue, l’hiver, et le froid, je présume.  

Je dis bien améliorer, pas refaire. Je n’en suis pas chercher repreneur pour du linge de maison ou des bibelots dont je n’aimerai plus le thème ou la couleur, j’en suis à mon premier jet. Ladite chambre, par exemple, n’a que récemment acquise un semblant d’unité, quand l’or du papier peint s’est mariée au bleu marocain des tables de nuit courageusement peintes et repeintes par le mari durant mon séjour à la maternité et à la photo vue sur mère de terrasse marocaine, précisément. J’y ai ajouté deux tableaux de ma grand-mère dans ces mêmes teintes.

J’avais deux housses de couette pour cette chambre, une rayée blanche et bleue (ca tombait bien) de l’ami suédois, et une blanche à fines fleurs vertes gracieusement prêtée par la belle mère lors de notre installation. Cette seconde housse ne colle plus du tout à la chambre, alors qu’elle ferait merveille dans la chambre d’amie entre-temps retapissée de belle-maman, et je m’apprête donc à lui renvoyer. Ayant un sèche linge, je m’organise avec une seule housse, mais celle-ci s’use et j’ai envie de changement. De même, j’aimerai couvrir mes lampes de chevet d’abat jour. Il y en eut, mais en verre, et les ai l’un après l’autre fracassés lors de mes crises de somnambulisme.

 

Mais est-ce bien nécessaire ? « Dans ton optique de désencombrement, une housse devrait suffire », me souffle mon ange vert. Mon ange blanc auréolé en rajoute une couche : « tu n’as pas besoin de cette seconde housse, surtout que tes goûts te pousse vers une jolie teinte gris bleutée hors de prix (pour ne pas mentionner le linge gris finement rayé de fils bleu roi aperçue chez CK en traversant un grand magasin l’autre jour. Inabordable) et de cette descente de lit en Jacquart, si tu n’as que ça a faire de ton argent, mieux vaut faire un don. » « Oui mais tu as droit à un minimum de confort en cette saison fatigante, et surtout à une lumière plus apaisante que celle d’ampoules à nue,» rétorque mon ange fourchu.

Vous me direz que je me prends vraiment la tête pour des conneries. Peut-être. Mais cette histoire à une morale. Elle est symptomatique. Symptomatique, non seulement de la tension qui existe entre mes convictions religieuses et mes envies de « beau » depuis fort fort longtemps, mais également entre cette nouvelle tension qui existe entre cette même aspiration au beau et ma conscience écologique naissance. Je n’ai rien résolue. Mais je suis frappée par la tendance de certains textes sur le désencombrement (comme celui de Mark Burch ) à faire disparaître tout attachement aux objets quels qu’ils soient, t tout particulièrement les objets de décoration. Parce qu’ils ne sont pas absolument nécessaires (et pourtant, "c'est véritablement utile, puisque c'est beau", me dirait ma maman en citant Saint Exupéry). Alors bien sur on en a toujours trop, mais ce jusquetoutisme me gêne. J’y vois l’éradication du beau. Alors bien sûr, on me répondra que c’est justement l’espace qui est beau. Jusqu’à un certain point. Après c’est nu, vide. Ou alors que la nature ou le visage de nos frères devraient rassasier cette envie de beauté naturelle. Mais malheureusement je ne vis pas en pleine nature (même si je suis déjà assez chanceuse d’apercevoir un bout de forêt de ma fenêtre). Je dors, je mange et je travaille entre quatre murs, et je voudrais qu’ils soient plus beaux. Mes souvenirs d’enfance font la part belle aux intérieurs chaleureux, et le chalet alpin de mes grands parents n’aurait pas autant marqué mon enfance s’il n’y avait pas eu la grande cheminée, le canapé confortable, les serviettes à carreaux rouge et blanc, la jolie porcelaine pour le goûter, les vases en cuivre. Le jardin de mes parents ne serait pas aussi enchanteur s’il n’y avait le fer forgé se mêlant aux feuilles, et la mosaïque colorée se détachant sur le mur ocre. Ma grand-mère peintre, ma mère sculpteur, ma sœur décoratrice et couturière m’ont inculqué une conscience brûlante du beau qui m’entoure, et esthétique qui ne goûte point le minimalisme. Les sculptures de ma mère sont souvent très épurée (cf ci-dessous, sur son blog et son site). Mais pas minimaliste. Et son intérieur encore moins.

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Je pense aussi au modèle monastique dont certains textes sur le désencombrement se réclament. J’ai beaucoup fréquenté certains lieus bénédictins. Jusqu’à plus d’un mois dans l’année à une certaine période de ma vie. J’ai pu constater que si ces moines possédaient très peu d’objets, ceux-ci étaient en matière noble, aux lignes harmonieuse. Le chapelet est toujours en bois d’olivier, les grains sont purs. Et les chapelles finement ornées, ciselées. Je me souviens en particulier de la chapelle des sœurs de Bethlehem,  en l’abbaye du Thoronet. Ces moniales ont choisi de se conformer à un règle qui compte parmi les plus strictes du monde monastique. Cloîtrées, elles vivent en solitude et en silence, des ermitages individuels, dans le dénuement total. Que l’on souscrive ou pas à ce choix, que l’on ne le comprenne pas n’est pas un problème. La pauvreté est totale. Mais j’ai été saisie en pénétrant dans la chapelle récemment édifiée sur le site du Thoronet ou elles célèbrent leurs offices. Quasi vide, mais construite en pièces blanche réfléchissant la douce lumière filtrées par de superbes et discrets vitraux. Des matières nobles. Loin de moi l’idée de critiquer ce choix au motif qu’il serait dispendieux. Ces moniales n’ont rien, rien d’autre que l’extraordinaire beauté de ce lieu qui porte leur prière. Je pense aussi aux costumes de fêtes de tribus, à tant d’autres choses.

Tout est peut-être dans la mesure, dans le choix. Mais le discernement est difficile et je ne me résout pas à jeter le bébé avec l’eau du bain. Problème de petite fille riche, sans doute, mais qu’on ne fasse pas ici référence à la simplicité dans laquelle vivaient les « aieux », proches ou lointain. Tout le problème de la décroissance est qu’on ne peut pas retourner dans le passé, qu’il faut aller de l’avant, qu’il faut inventer un nouveau mode de vie. Et au contraire de nombre d’écolos bloggueurs que je lis, ce chemin me semble tout sauf simple (je n’ai pas dit facile, mais bien simple).

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Vouivre, Albätre, LNC sculpteur

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01 janvier 2009

Douze Petits Mois

"Du matin du 26 décembre au soir du 6 janvier, il y a douze jours.

Même si l’exactitude astronomique nous dit que non seulement la lumière diurne a cessé de décroître, mais qu’elle avance d’un saut de coq, l’impression reçue de ces jours est celle d’une nuit immobile où l’on cherche en vain les signes de remontée vers la clarté. Il faudra un moins avant qu’on ne la perçoive….

Est-ce pour cette raison –demeurer dans le mystère de l’ombre – que l’on attribue à ces jours des dons divinatoires ? On les appelle : les douze petits mois.

Dans les campagnes ou la météorologie était si importante on croyait que ces jours privilégiés des ténèbres annonçaient les temps du ciel pour l’année à venir…Le jour de Noël on déposait sur la cheminée douze coupelles d’oignon…et l’on surveillait l’évolution…..

Au lieu de cela il me vint l’idée, du 26 décembre ou 6 janvier de tendre non plus les transparentes écuelles de l’oignon…, mais mon regard, de l’offrir à toutes les nuances des heures, aux paroles, aux menus évènements, au temps qu’il ferait bien sûr, non certes pour le prédire mais comme matière à réflexion, sorte de miroir pour songer à sa vie afin d’avancer vers le dépouillement nécessaire. Je pris aussi la décision de me défaire en chacun de ces jours d’objets significatifs, symboliques de moi….

Car c’est à la nudité qu’invitent ces jours courts de la nuit hivernale. Quand le temps est si serré qu’il est crépusculaire, quand les aubes sont de givre et les soirs de glace dès que le soleil a chu, quand les arbres sont graciles, les jardins déserts, les champs labourés, les haies presque effacées, on va droit au centre. Au centre des buissons, au centre de la maison, au centre de soi. C’est le temps du silence et du feu. Une pensée nait au bord du vertige de cet arrêt dans la nuit……

C’est le seul moment de l’année où l’on voit au cœur des fourrés, où le regard pénètre jusqu’au sol pauvre et pierreux….

La lumière qui m’émeut le plus est celle de ma maison. Je m’éloigne parfois, exprès, et j’avance lentement vers elle pour faire durer le plaisir. …

J’écoute le silence. Me voilà décantée comme l’eau des flaques, nue comme le paysage.

Pour quelle lumière à laquelle je dois me faire transparente ?"

Marie Rouanet, Douze Petits Mois, Litterature Ouverte, Desclée de Brouwer.

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20 février 2008

Dans mes bottes

Jeudi dernier, je n'ai pas acheté que des couches-lavables-qui-vont-sauver-la planète.

J'ai aussi acheté une robe, un top, et des bottes.

C'était l'avant dernier jour des soldes, et on ne peut donc pas dire que l'effet sur mon porte monnaie fut cataclysmique.

Mais quand à l'effet psychologique, je m'interroge...

Il y a certes une énorme statisfaction. Pour ceux qui suivent un peu mes tribulations vestimentaires, je deteste le shopping, séance de torture que je m'inflige une à deux fois par an. Quand il y a un  trou dans ma garde robe. Mais detestant tellement cela, paradoxalement, il est extremmement difficile de me plier à cette règle d'or: ne pas acheter un pièce qui ne nous a pas entièrement convaincu. Parce que rentrer bredouille, ca veut dire qu'il va falloir y retourner.
Or, j'avais besoin d'une paire de botte. Et les bottes, c'est le nerf de la guerre. Sur le plan pratique (permet de rester des semaines entières loin de sa garde robe avec UNE seule paire de pompes pour les jupes-robes-pantalons-journées-soirées si la paire est bien concue) et esthétique (les chaussures, c'est définitivement ce qui fait la différence sur une tenue).

Ayant passé un an à desencombrer ma garde robe, j'avais des critères très précis en tête sur la paire élue.

-des talons minimums: j'ai acheté l'an passé une paire de bottes à talon dans lesquelles je me sens bien (cad dans lesquelles je ne sens pas mes pieds et je me sens moi), mais depuis que je vis dans une maison pleine d'escaliers avec l'obligation de dévaler régulierement lesdits escaliers les yeux bouffis de non sommeil et avec un bébé kangourou accroché à mon ventre m'empechant de voir mes pieds, je les utilise beaucoup moins

-noires, ou à la rigueur marron foncé. J'adore le fauve, mais ca ne va pas avec la plupart de mes vetements.

-à bouts ronds, trrrrrrrès ronds (pas même ovales). Je chausse du 41, et je suis affublée de la psychose du ski nautique (voir plus bas)

Double joie, j'étais VRAIMENT prete a rentrer bredouille, même en sachant que ma paire actuelle de bottes a talon plats est déjà passée deux fois chez le cordonnier. Et je les ai finalement trouvé, sans rien céder de mon cahier des charges. Sans perdre trop de temps, sans me disperser, sans piquer une crise de nerf au troisième chausseur visité. D'ou l'utilité d'avoir défini précisément ses critères.

 

Oui mais voilà. Du coup, j'ai 5 paires de bottes à la maison. Parce que je n'ai jamais jeté une paire de bottes de ma vie.

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ca donne la nausée, hein? Pas vraiment dans la droite ligne de la simplicité volontaire.

-ma paire à talons plats en fin de vie (mais ca peut resister longtemps ces vieilles carnes)
-ma nouvelle paire à talons plats
-ma paire à talons haut qui va s'user beaucoup moi vite maintenant que j'ai un chtig

et, probleme
-ma tout première paire achetée il y a dix ans: de très mauvaise qualité (toile+carton à l'intérieur), elle me fait mal au pieds et n'est pas imperméable.
-mon ratage. Il y a deux ans. Des bouts pas tout à fait rond. Très bonne qualité, imperméable, confortable, très chère (la seule pas acheté en soldes ou en destockage), mais rien à faire, j'ai l'impression d'avoir des skis nautiques aux pieds quand je la porte.

Soit deux paires en bon état, que je n'utilise pourtant jamais.
Je n'ai qu'a les déposer dans les conteneurs des parkings de supermarché prévu à cet effet, ceux qui recyclent les vetements en bon état pour des associations. Parait qu'ils manquent de chaussures en bon état, c'est écrit sur un côté.

Oui mais voila....

Ce serait sans compter sur mon complexe judéo-chrétien.

car enfin, ces bottes, tu les as acheté, maintenant use les jusqu'à ce que mort s'ensuive. Et qu'est ce que c'est que ces manières d'abord. Racheter des bottes parce que les autres ne sont pas "jolies", te font des grands pieds. Mais depuis quand les habits sont fait pour être beaux? Qu'est ce que c'est que ce luxe, ce gaspillage? Et les enfants du Darfour, hein, tu te rends compte que tu viens de leur oter de la bouche 53 euros, aux enfants du Darfour? Et peut-être qu'un jour, tu n'auras pas les moyens de te racheter des bottes... alors tu seras bien contente de les avoir, celle-là, pour éviter une dépense qui te mettras dans le rouge, hein? (oui je sais, sympa mon criquet a robe de bure)

Bref...

Pour l'instant, je vais descendre ces deux paires de bottes dans un carton à la cave. Hors de ma vue. Mais elles sont toujours là, dans la maison, à encombrer quelque part, et à ne pas servir ailleurs. Elles pèsent....

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08 octobre 2007

Degraisser la penderie: quels basiques acheter

WARNING A L'USAGE DES ECOLOS ET SIMPLES: POST LONG, FUTILE, NI VERT NI SIMPLE.

Suite à la demande d'une visiteuse (bon, il a deux mois, j'avoue), quelques mots sur ma recherche de basiques, commencée il y a un an à peu près. Je précise que je ne suis pas une lumière en matière vestimentaire, je reviens de loin, comme dirait ma soeur.

1) diagnostic de ma garde robe. Pourquoi rien ne me va? Pourquoi rien ne va avec rien. Haut trop court, bas trop long? Tout trop large? Tout trop étriqué? Tout trop sombre? Tout trop coloré sachant qu'il faut être une pro de la mode pour assortir des rayures vertes avec un beau rouge flashy?

Moi: pantalons taille basse, et tops et pulls trop courts (la moyenne de ceux qu'on vend dans les chaines de vetements, version un peu rapiécée par les lavages successifs)= ventre à l'air, pas tres confortable, et, comme dirait môman:

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Mignon et attendrissant à 15 ans, beaucoup moins à partir de 25.

2) diagnostic de mon mode de vie:

Je n'ose pas dire du "style" (street, éthnique, classe, pouf, tra, working girl, girly). les gens fachés avec leur garde robe n'ont en égénral pas de "style" particulier. Moi j'aime bien être confortable, souvent passe partout, des fois un peu plus flashy avec une couleur que j'aime bien, plus "ethnique" l'été, mais souvent surfeur ou plutot voileuse paske bon, sur la plage ou sur un bateau, faut du resistant, et classe le temps d'une journée ou d'une soirée, pour marquer l'évènement. Alors....

Mais réflechir à son mode de vie permet quand même d'identifier ses besoins:

-comment dois-je m'habiller pour aller bosser? est-ce que je bouge beaucoup? dois-je être individualisable ou au contraire me fondre dans la masse. mon lieu de travail est-il surchauffé, caillant, suis-je soumise à de brusques changements de température. Après la semaine, comment ai-je envie de m'habiller le week end? Ai-je le temps de laver à la main, ou est-ce que je laisserai mon joli pull pourir six mois dans la corbeille a linge sale si je ne peux pas le passer en machine? Est-ce que je dois courir après des enfants? Est-ce que je transpire beaucoup? Combien de temps je passe a acheter des vetements tous les ans, quel genre de magasi puis-je trouver près de chez moi, quel est mon budget, est-ce que mes gouts changent souvent, quel est mon rapport avec mon corps, ect....

Pour moi:

a) le problème du nomade: souvent en vadrouille, j'ai besoin d'une garde robe LEGERE, ou tout va avec tout (j'ai besoin de pouvoir être en pantalon, en jupe, très confort la majorité du temps, mais souvent il y a une occasion ou il va falloir bien s'habiller. je ne peux pas transporter 5 paires de chaussures, 2 ou 3 manteaux, et 4 pulls. pour des raisons de poids, le blouson en cuir est a oublier, et pour des raisons de train+metro+autre, il faut limiter les couleurs claires).

valises

b) Un rapport assez complexé à mon corps, j'ai souvent tendance à me rabattre sur deux ou trois pièces dans lesquelles je me sens bien jusqu'a ce qu'elle deviennent vraiment immétables, alors que mes penderies sont bien pleines --> éviter la VPC sauf pour les accessoires et certaines pièces bien identifiées, et ne pas hesiter a racheter le même vetement si je m'aperçoit que j'ai trouvé la perle rare.

c) Un corps qui change au fil des saisons (plus ou moins de sport, de bouffe, de stress), et des années (grossesse) --> eviter les vetements "trop" ajustés.

d) des matins difficiles = des combinaisons prêtes à l'emploi. je marche a l'automatisme, mes neurones sont trop embrumés pour me demander ce qui va avec quoi.

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3) les couleurs des basiques: noir, blanc, beige, gris (plus le bleu pour les jeans, evidemment). Pour moi, le beige et le gris, c'était déjà limite trop compliqué, il y a beaucoup de nuances. On peut "rater" un achat gris plus facilement qu'un achat noir.Je me suis donc limité au noir et au blanc (avec un pull gris dans le tas).

cette année, c'est visiblement la mode du gris. Pendant la periode des soldes, aller fouiller un peu, se faire l'oeil, commencer a penser aux gris qui me plaisent bien.

4) Le principe de la pièce basique: discrète (ce n'est pas ce qui fait l'originalité de la tenue), confortable, portable tout de suite, et surtout compatible avec le maximum de fringues de ma garde robe.

-un jean, deux en fait (faut trouver la bonne marque, la bonne coupe ou ont se sent à l'aise, ca prend du temps. Surtout si on est "normale", c'est à dire qu'on ne rentre pas dans un 36 parce qu'on a des hanches et des fesses, et que la majorité des magasins de fringues s'obstinent à croire que la française moyenne mesure 1,80 m pour 50 kilos).  Si on connait bien son corps, on peut trouver des choses tout a fait convenable dans des chaines a bas prix. Mon rapport ave mon corps étant une eternelle source de complexe, j'ai choisi d'économiser quelques mois et d'aller faire un tour chez Levis: ils vous proposent plusieurs coupes, plusieurs tailles, sans qu'on se sente obligé d'acheter à la fin, et on y passe le temps qu'on veut. Cher, mais vraiment, vraiment resistant (et croyez moi, j'ai tout testé).

-un pantalon noir: là aussi, la difficulté est de trouver la bonne coupe. Et pour les autres, ceux que j'ai déjà, une semaine "corvée ourlets". Pour arreter définitivement de marcher sur mes propres pantalons dans la rue. Parce qu'à 18 ans on s'en fout, mais a 27 c'est gonflant. Et plus vraiment attendrissant. Chance, j'ai trouvé dans une chaine à bas prix, qui coupe ses pantalons pour gens normalement constitués. Sur les conseils de ma belle-soeur.

-une jupe noire: là je savais ce que je voulais: au genoux, plus ou moins en trapèze. Ma soeur m'en avait prété une pour une soirée il y a quelques années. J'ai naturellement regardé d'abord dans cette enseigne. Coup de bol. Ils avaient ressorti la même, et elle était en solde en plus.
Ca peut être une solution d'essayer les fringues des copines avant d'acheter ses basiques. Juste pour voir ce que ca donne, au calme, à la maison. Parce que tient, on n'aurait jamais penser a prendre cette forme là sur le portant dans le magasin, mais ca nous va pas mal, finalement....

-la chemise blanche, je l'avais déjà, mais pas de pull pour aller avec (ma garde robe, c'était plutot cols roulés ou pulls très étriqués à porter sur débardeur). Donc j'ai investit pendant les soldes dans un pull un peu plus large que d'habitude, avec un col en V, que j'ai été essayé avec la chemise en question. Comme ça, je ne pouvais pas me planter. (autre exemple: si on adore les baggies, il faut vraiment, vraiment faire une croix sur les pulls un peu large. Il faudra des pulls long et ajustés. Ou alors on garde ad vitam eternam le look sac a patate).

-des tops longs qui peuvent dépasser de mes pulls trop courts et faire le lien avec mes pantalons taille basse. Pas facile à trouver.  Et je voulais sans manches, j'ai la transpiration  qui fait des auréoles sur les tee shirts blanc.  J'ai trouvé 1 forme longue et adéquate chez petit bateau ( 1 seule, la majorité des petits bateaux sont trop court). Et je connais ma taille. C'est un peu cher pour m'en constituer un stock, mais c'est un bon début.

-Un trench. Ca ne sera pas le bon basique pour tout le monde. Jusqu'a present, pour moi, c'était trop "classe". Le principe du basique, c'est d'être combinable avec une tenue un peu classe, un peu travail, un peu sportwear, eventuellement un peu ethnique si c'est un bon basique (penser au jean...). Mais après reflexion, ca s'est imposé, et je ne le regrette pas. A géométrie variable grace à la ceinture (je suis enceinte), imperméable et quand même coupe vent donc assez chaud presque partour en France, et très leger. Noir. Ca n'était pas celui que je préférais, j'avais flashé sur un trench un peu original, avec liseré blanc, mais plus lourd. Un autre était sympa, mais avec manches trois quart (impossible a mettre hors été). Et c'était impératif qu'il soit le plus leger possible, voyageant enormement.

Acheter un basique implique souvent de ne pas acheter la pièce qu'on trouve la plus jolie, la plus stylée, avec du caractère, qui nous ressemble, ect. Ca implique souvent un choix "raisonnable", et quand on ne fait pas souvent du shopping, comme moi, ca represente un certain sacrifice de ne pas acheter ce qu'on trouve "joli", même souvent "joli et pas cher", mais d'acheter du "pratique et souvent un peu plus cher". Il faut donc être arrivé à un certain niveau de raz le bol au niveau de sa garde robe. 

NB: ca fait beaucoup de noir et de blanc. mais une fois qu'on a les basiques, on peut mettre une touche de couleur avec un pull, un foulard, un bijou, ou autre.

5) de l'importance des chaussures. On les sous-estime beaucoup. Mais c'est souvent à cause d'elles qu'on  ne peut rien mettre de sa garde robe. On a tout prévu, et arrivé aux chaussures, ya rien qui va. Alors on met le seul pantalon qui va avec les docs ou les baskets. Ca a donc été mon principal chantier ces 3 dernières années.

Pistes de reflexion pour moi:

-Avec ou sans talon: que des chaussures à talon plat depuis des années (sauf une paire de sandales spéciale grandes occasion, que j'ai depuis 10 ans et dans laquelle je me sens comme dans des pantoufles); maintenant il m'arrive de mettre des talons, pourvu qu'ils soient large et que la chassure soit très confortable. Ce qui suppose de trouver la perle rare. Mais comme ce sont des chaussures "d'appoint", je peux attendre des anées avant de trouver la perle rare (c'est à dire confort et pas cher; pas les moyens d'aller chez louboutin).

-les bottes : renoncement aux bottes marrons. je trouve ca magnifique en magasin, mais ayant reorganisé ma garde robe autour du noir/blanc+ un peu de rouge (ma couleur fétiche) et de rose, ca ne va avec pas grand chose. Or l'avantage d'une paire de bottes est de pouvoir aller avec jupe et pantalon, bien large et un peu plus classe. Donc du noir, du noir, et encore du noir.

-les baskets: renoncement aux rouges rigolotes, aux grises superbes, aux marrons inmétables (je dois avoir un truc avec les pompes marrons, je sans pas),  aux sans lacets (s'avachissent deux fois plus). Du noir, et de la qualité (sinon je les flingue en un an, et elles finissent pas ne plus être imperméables).

-l'été: ca fait un bail que j'ai ma solution. Des spartiates toutes plates et attachées au talon (valable pour toutes mes chaussures. Je n'ai JAMAIS compris comment on pouvait marcher sans avoir le talon attaché, dans des tongs ou des mules). C'était à la mode depuis deux ans, mais ca fait 15 ans que j'en porte, et certaines années, c'est vraiment pas facile à trouver. J'avais donc l'idée, mais pas la qualité. Je devais en racheter tous les étés, et, comme je traine des pieds, me trimballer invariablement avec un tube de colle forte dans mon sac à partir du 20 juillet pour recoller les bribes quand je me prenais les pieds dans le trottoir.

Alors j'ai choisi la qualité. Enfin, à ce prix là, c'est carrement le luxe (c'est de loin la piece la plus chère de toute ma garde robe). Mais elles sont increvables, et superbes, même si ca m'a couté un rein. 

BILAN: en hiver je voyage avec une paire de bottes (eventuellement+baskets mais c'est pas nécessaire): neutres, compatibles avec jupes, pantalons, assez classe, tous les jours, bien pour la pluie, assez chaud contre le froid, hyper confortables.
L'été je voyage avec baskets+ spartiates: couvre les jupes, les pantalons, le sportswear, le classe (trop belles mes spartiates), le soleil, la pluie.
Quand j'ai un mariage, un baptême, un truc dans le genre, je rajoute eventuellement une paire de sandales a talon.

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5 bis) de l'importance d'avoir un bon cordonnier.

Cela vaut particulièrement pour moi. je marche d'une façon très particulière, en trainant un peu des pieds et je troue rapidement toutes mes chassures à l'extremité exterieure du talon. Toutes, même les dock martens garanties 10 ans, foutues en 4 ans. Souvent aussi, elles finissent par s'ouvrir sur les côtés. Alors ca me fend le coeur, et je continue a les porter. Mais au premier jour de pluie (et dans la moitié nord de la France, la jour de pluie vient inévitablement au troisième jour au mieux), il faut bien se rendre à l'évidence. Une chaussure est quand même faite pour tenir le pieds au sec, et là, le pieds est trempé. Et c'est tellement difficile de trouver chaussure à son pieds que c'est un creve coeur de les jeter. Il y a quelques années, en discutant avec une personne agée, j'ai découvert qu'un "cordonnier" n'était pas, comme je le croyais, un type qui fait aussi des clés et qui recolle la pointe de vos chaussures en 20 secondes. Non, cordonnier, c'est un métier, ca fait des miracles, et ca vous ressucite n'importe quelle chaussure. Mais c'est en voie de disparition, un vrai cordonnier. j'ai eu du mal a trouver le mien, mais depuis, j'ai resucité mes docks, et je n'ai jamais jeté une paire de bottes.

6) de l'importance de la lingerie. Pareil que pour les chaussures. Une tenue bien pensée peut avoir l'air "vieux", "cheap", moche, parce que le soutien george est vraiment pourri (surtout si on porte des top ajustés). Mais là, j'ai pas encire trouvé la forme miracle pour moi. Et toujours pas l'envie de passer une heure en cabine a essayer le magasin. Donc pas de conseil à donner.


7) Etre patient. On ne trouve pas toujours la bonne pièce du premier coup. Des fois il faut 10 ans, sisi.

Exemple. J'ai acheté par hasard les sandales de soirée parfaites il y a 10 ans. Ma première paire de chaussures à talon: talons assez haut mais large, pas de compensées ni semi compensées (j'arrive pas a marcher avec), noires (sinon il en faut plusieurs paires selon les tenues), vernies (le côté fête, ca reste discret), à lanières (pour la finesse), mais avec plusieurs lanières sur le pieds (une lanière, je trouve pas ca beau. Le pied n'est pas non plus l'objet esthétique par excellence. A montrer mais pas trop) et une qui fait le tour de la cheville (j'ai horreur des chaussures ou on ne se sent pas tenue). Je pouvais passer une soirée avec sans ampoules, sans me tordre la cheville, et danser, et conduire. Et ca fait dix ans que je n'arrivait pas à les remplacer, d'autant plus que mes séances "shopping" sont assez rares (deux fois par an sérieusement parce que là c'est urgent, passage rapide de temps en temps dans les magasins en fin de soldes au cas ou)....

Jusqu'à il début septembre, ou à la fin de la séance shopping de la rentrée (ca devait urgent de me degoter quelque chose dans lequel mon ventre de femme de plus en plus enceinte pouvait respirer), je passe dans une ou deux chaines de magasins de chaussures. déjà les collection d'hiver, mais quelques respacées de l'été très très soldées. Et enfin mes nouvelles sandales, à 30 euros:   

8) Et pour les femmes enceintes, piske j'ai une recente experience de ce côté.... fuyez les magasins de femmes enceintes!

Sauf le très discount, genre Kiabi ou la Halle, ou on trouve parait-il des trucs simples à prix cassés. mais il faut avoir une zone commerciale pas loin de chez soi. Ce qui n'est pas mon cas. ya aussi la VPC (genre vertbaudet), mais avec ma mauvaise experience des deux pantalons achetés en magasin, je n'ai même pas voulu me risquer a acheter sans essayer.

Sinon, les fringues pour femmes enceintes, c'est absolument hors de prix, souvent assez mal coupé (en tout cas ca vous donne l'air deux fois plus enceinte que vous ne l'êtes), et vous n'êtes même pas toujours assurée de pouvoir porter ces vetements jusqu'à la fin de votre grossesse. Mon experience se limite a 2 tee-shirt (ultra ultra soldé et a 15-20 euros piece quand même, impossible d'espere se refaire sa garde robe pour 9 mois) et deux pantalons (mal coupés, dont un qui tombe au bout de trois pas). J'avais peut-être pas les bonnes adresses.....

Ma solution: les magasins ordinaires. On y trouve toujours des pièces finalement compatibles avec un gros ventre, pourvu qu'on cherche un peu et qu'on prenne deux tailles au dessus.

-un pantalon très très taille basse deux tailles au dessus. Et trouvé cet été: un pantalon en lin à large élastique qu'on croirait fait pour ventre proeminent. Parait que c'est un pantalon "de surfeur".

-cet été, la tunique était à la mode: parfait pour la femme enceinte.

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-cet hiver, la robe empire ou chasuble  (évasée à partir de sous la poitrine) est assez à la mode. Et H&M, ca taille large, c'est pas cher, et il ya du choix (oui je sais, ca fait travailler des petits chinois. Mais là, c'était urgent, et je n'avais pas vraiment les moyens d'ergoter). Et ca evite le casse tête des tee-shirts et des pantalons.

-pour le manteau, le trench fait bien l'affaire, puisque du fait de la ceinture, il est a geométrie variable.

-et il faut trouver un pull trèèèèèèèèèèèèèèèès long compatible avec ces tuniques et ces robes. La j'ai eu plus de mal. Finalement, j'ai trouvé chez la Redoute. Leger et assez chaud, long (ce modèle) . Assez cher, mais il y a souvent moyen d'avoir des réductions, ce qui était mon cas.

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03 septembre 2007

Rentrée II: simplifier son rapport aux....problèmes administratifs

Finalement, j'avais quand même un peu raison de craindre la rentrée.

-Le reveil ne fut pas agréable.

-A 9h00, je me sens déjà exclue. Même la "nouvelle" arrivée derrière moi au secrétariat a réussi à nouer la conversation avec ses collègues. Moi je reste dans mon coin, stupidement, avec ma tasse de thé qui me brûle les doigts.

- A 9h30, je consulte le dossier à remplir pour signer mon contrat, et je me rend compte que je suis looooin d'avoir penser à toutes les infos importantes: le numen, le grade, l'échelon, l'ancienneté....

-A 10h00, au cours de la réunion de rentrée, je me dis que je viens vraiment d'une autre planète. J'entend parler de "projet d'établissement fondé sur l'excellence" (révolutionnaire...),  de lignes directirces edictées par le rectorat à prendre en compte dans son enseignement  (parce que l'inspecteur, lui, les prendra en compte. Je me demande bien comment il verifiera en deux heures de cours techhniques que le projet pédadogique qu'il y a derrière mes lignes de calcul porte une stratégie d'excellence), j'entend des tas de sigles inconnus.
Au délà de ces petites moqueries, je mesure à quel point l'enseignement au lycée est différent de l'enseignement en fac, même en DEUG. Le métier va au délà de la pureté de la connaissance, il a l'air de refleter un projet collectif, pédagogique, un projet de vie, un rapport à l'étudiant. Quelque chose qui me semble nécessaire, mais qui n'est absolument pas mon point fort, ou qui ne l'est plus, spécialisée comme je le suis dans la transmission de concepts. Je mesure le gouffre, non seulement avec mes désirs (et la tristesse d'avoir passer une agreg qui ne me permet pas d'enseigner la matière que j'aime), mais également avec mes compétences humaines. Dans un an, si je ne trouve pas de poste dans le supérieur, il faudra non seulement me lever le matin pour enseigner une matière que je n'aime pas, mais il fauddra en plus me lever pour excercer un métier ou je suis médiocre.

-A 10h29, j'apprend que pour être payée, il va me falloir un RIB avec mon adresse dessus. Jamais vu ça. Je regarde a tout hasard dans mon chéquier. Chance! il existe effectivement des RIB avec adresse. Malchance! c'est mon ancienne adresse. Penser à courir après la banquière cette semaine.

-A 10h30, j'apprend que je suis mutée jusqu'en mars dans un lycée encore plus loin (je savais déjà que je n'étais pas sur les emplois du temps de mon lycée de rattachement administratif)..... alors que je pars en congé mater dans 3 semaines.... Gloups, je ne m'attendais pas à ça.

-A 14h00, j'apprend que ce n'est pas le même service qui traite les remplacements et qui gère ma situation administrative, que la personne qui s'occupe de mon dossier est partie en congé maladie cet été, et que du coup la personne qui m'a affecté n'est au courant que je suis enceinte. Elle tombe des nues, et elle est aussi ennuyée que moi. Au passage, j'apprend que j'aurai dû recevoir une attestation de titularisation il y a déjà un an, et que faute dudit papier, je n'ai toujours pas validé mon agreg aux yeux de l'administration. Finalement, les responsables jugent qu'il ne sert à rien d'envoyer un visage à des élèves pour quelques semaines et de le remplacer par un autre ensuite. Ils abandonnent cette affectation. Youpi, il y a des gens bien dans cette inhumaine administration.

-A 15h00, j'ai la confirmation que je dois renvoyer ma carte vitale, puisque je change de statut au regard de la sécurité sociale. Délai de traitement: au moins un mois. Incompressible. Sympa, la fin de grossesse dans carte vitale (quand je pense à tout ce que je vais devoir avancer pour les échographies, les visites, la sage femme. Pourvu que je n'accouche pas sans carte vitale...).

-A 16h00, je dois me rendre à l'évidence. Mon ancien rectorat est desert. J'ai appelé 20 numeros.
Je dois prendre mon mal en patience. Je ne dois pas passer la soirée à envisager toutes les éventualités (le papier s'est perdu? Mon ancienne directrice de departement s'est une fois de plus venger de ses mauvaises relations avec mon maitre de thèse en me jouant un sale tour, genre "je ne recommande pas la titularisation de cette enseignante"? (j'ai l'air parano, je sais, mais si vous saviez ce que j'ai déjà subi en la matière...). C'est juste un retard administratif?). Je me dis que je devrais plutot travailler sur ma thèse pendant que j'ai encore du temps pour le faire. Que je devrais me réjouir de ne pas avoir à me lever encore plus tôt demain, ou à me précipiter  en larmes (d'épuisement, deux jours après la rentrée) chez le toubib. Que j'ai un an devant moi pour pouponner le bébé et terminer ma thèse et qu'après.... ben on verra après. Mais j'ai du mal. je rumine, même s'il n'y a plus rien a faire, personne à appeler, même si les bureaux sont fermés, maintenant. Alors j'attend, et je me calme..... doucement, je vais y arriver. 

Dans ma religion, les sages disent qu'il faut essayer de ne pas se fabriquer de croix imaginaires plus lourdes à porter que les croix réelles. Qu'il faut se contenter de porter les croix que chaque jour nous impose. Que c'est déjà assez lourd, mais que souvent, on se découvre la force pour le faire (avec l'aide de....). Et que quand ca devient trop lourd, il faut commencer par se demander si ça n'est pas parce qu'on s'est rajouté du poids, des croix potentielles, mais pas encore réelles. J'imagine que face à la maladie, le deuil, la fragilité psychologique, la faim, les problèmes d'argent, et encore plus quand cela touche ceux que l'on aime, les innocents, et qu'on est impuissant, une telle maxime doit paraitre bien insuffisante et puérile. MAis pour les tracas administratifs quotidiens (qui jour après jour nous pompent notre énergie), c'est assez bien vu.

Commencer par une bonne nuit de sommeil.

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02 septembre 2007

Simplifier son rapport à....la rentrée des classes.

Application de la philosophie "simplicité volontaire" (cf post précédent), à ma trouille de la rentrée des profs qui a lieu demain.

Cette fois, c'est pas comme la piscine, j'ai quand même quelques raison d'apprehender.

Ma première rentrée dans un lycée....

....pour enseigner une matière qui n'est pas celle dans laquelle je suis spécialisée (joie de l'agrégation multi-matières), et que je n'ai pas pratiqué depuis ladite agreg, il y a 5 ans....

.... à 80 kilomètres de chez moi....

....en voiture. Pas possible de s'y rendre en train. (Vous ai-je déjà raconté à quel point je deteste la voiture? Pas uniquement pour des raisons écologiques ou financières, mais parce que c'est viscéral. Je conduis bien, pourtant, depuis mes 16 ans, sur longue distance (les Paris-Marseille, Paris-Toulouse, Strasbourg-Cotes d'Armor (12 heures quand même) d'une traite, ça me connait. Merci, parents nomades. Mais je continue à detester la voiture, cette nécessité d'être vigilant à chaque instant, de perdre son temps puisqu'on ne peut vraiment penser à rien en même temps, ce stress permanent d'être sur le qui-vive)...

....enceinte de 6,5 mois (vous ai-je déjà dit à quel point la voiture est déconseillée, contrairement au train et même à l'avion, pour une femme enceinte? Et ben mon rectorat s'en fout)....

.... pour moins de trois semaines (un colloque aux US bientôt, à condition que j'ai le droit de prendre l'avion, et un congé pathologique (mon gynéco n'aime pas trop les 160 kilomètres de voiture journaliers à 7 mois de grossesse, enfin un qui pense à mon bébé *c'est son boulot! Ahhhh, c'est donc ça....*) qui débute le 19 septembre.....

....alors que les matins sont franchement difficiles (insomnies jusqu'à 4-5 heures et.... musique de film d'horreur qui vous glace le sang...le RETOUR DE LA NAUSEE).

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Bon, ne paniquons pas.

1) Essayer de voir les avantages de la situation.

Pour l'instant, je ne suis pas sur les emplois du temps. Jeune et sans "points" (le sésame ultime pour une mutation correcte à l'éducation nationale), je suis en effet remplaçante. Et, chance, le lycée auquel j'ai été affecté n'a pas pour l'instant besoin de remplacent dans ma matière. Je dois donc attendre qu'un autre lycée des environs me contacte. J'ai aussitôt appelé la secrétaire de mon établissement pour lui préciser que je partirai en congé maternité dans quelques semaines. Avec un peu d'intelligence, on ne voudra pas me recruter pour 2,5 semaines.... Mais faut-il vraiment compter sur "l'intelligence" des membres de ce ministère ou bien des choses marchent sur la tête?

2) Essayer d'envisager les portes de sortie en cas de "pire".

Le pire, c'est l'insomnie totale et la nausée matinale qui rendraient ces 80 kilomètres de voiture vraiment dangereux à très très court terme (en plus d'être dangereux pour le bébé, et d'hypothequer au passage mes chances de prendre bientôt l'avion pour les US pour mon premier colloque invité, opportunité pour laquelle je viens de passer 3 ans à travailler sans relache,en tout cas très sérieusement).  La possibilité réelle d'aller enfoncer ma voiture dans une barrière d'autoroute enceinte de presque 7 mois alors que mon amri est au Tchad est-elle suffisante pour justifier un RV chez mon généraliste et un certificat médical??? Bon j'avoue, la réponse est dans la question, ça n'est pas très objectif.

Est-ce que je pourrais me regarder dans la glace en sachant que j'ai commencé mon travail dans le secondaire par demander un certificat médical de complaisance? Oui, parce que

-je n'ai jamais raté un seul cours avant (c'était dans une grande école, et yen avait beaucoup moins, mais c'était à 4 heures de train de chez moi).

-j'ai dans mon bureau 3 ans d'évaluations demandées à mes élèves en fin d'année, et d'après ces évaluations, je suis un prof qui se soucie VRAIMENT de ses élèves (oui, mais je ne me suis jamais retrouvée dans une situation dans laquelle mon bien être allait contre celui de mes élèves. Une nuit blanche passée a préparer un corrigé n'etait pas considéré comme une atteinte à mon bien être, je pouvais toujours dormir dans le train)

-parce que je doute que mes élèves à venir patissent de l'absence d'un prof qu'ils auraient dû voir 2,5 semaines en 1 an.

-surtout, parce que pour ne pas nuire à mes élèves à venir, du fait de ma grossesse et de mon colloque, j'avais demandé à être mise en disponibilité à la rentrée pour un mois, le temps que mon congé maternité commence. Je précise que "mise en disponibilité"= "pas de salaire". J'ai donc demandé à NE PAS être affectée et NE PAS être payée un mois pour ne pas nuire à mes élèves. On me l'a refusé. Motif: une disponibilité ne se demande que pour 1 an ou rien. Renseignement pris auprès de quelqu'un bien placé au ministère, c'est faux, tout est possible, cela dépend de l'avis du rectorat. Mais c'est pratique, le "1 an ou rien", comme ça il y a moins de demande à traiter.

3) Essayer de se projeter à court terme, et d'imaginer la journée de demain.

Objectif 1: parvenir à se lever à 7 heures pour être la-bas à 9. Ca va être difficile. D'un autre côté, je suis certaine de ne pas bosser mardi dans tous les cas. C'est la rentrée des élèves. Tiens, et si j'imprimais l'intinéraire et une carte de cette ville inconnue. Au moins j'éviterai la crise de nerf à 8h45.

Objectif 2: être à l'heure. Si j'ai du m'arrêter à toutes les toilettes des stations service de mon trajet pour cause de nausées, ils comprendront, non? Je le porte un peu écrit sur mon ventre, à défaut de la porter sur ma figure (RAPPEL: considérer, faute de preuve contraire, que les gens a qui j'ai affaire sont un minimum humains).

Objectif 3: signer mon PV et me procurer tous les documents nécessaires à ma régularisation administrative (notamment mon changement de sécurité sociale, un truc utile quand on est enceinte, et un truc problématique quand on doit renvoyer sa carte vitale dont on risque d'avoir légèrement besoin dans un futur proche). Tiens, et si je pensais à un justificatif de domicile et à un RIB? On sais jamais, ça peut toujours servir. Eviter d'avoir à multiplier les aller-retour au lycée parce qu'il manque une signature là/

Rien d'impossible, finalement.... ou alors, c'est que j'aurais vraiment mérité mon certificat médical. Bon, ben je vais préparer mon sac pour demain.

Dites moi la vérité: ma complainte est légitime ou je ne suis qu'une horrible petite fille riche (j'entend, riche de ne pas en avoir beaucoup chié dans la vie jusque là)? Je ne vois aucun interêt à me faire plaindre par autrui (je me suffit à moi-même de ce côté là). En revanche, je vois un réel à me faire remettre à ma place, c'est à dire à pouvoir évaluer avec recul l'importance de mes desideratas par rapport à ce que la vie offre à autrui.

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01 août 2007

Vers la simplicité: rééduquer le goût

Depuis une semaine, je suis malade. Virus gentiment offert par ma filleule Clotilde. Pas vraiment malade, mais le nez et la gorge, et donc les neurones juste au dessus, très pris, un peu patraque, la gorge un feu en feu. Du coup, je ne sais pas trop distinguer les signaux de la faim, de la soif, je mange pour combler une espèce de gêne, gêne physique à laquelle il faut ajouter le stress du travail qui n'avance pas, et celui du départ de l'homme, qui, magie militaire, avance chaque jour d'une semaine et est prévu pour mercredi prochain. Et la grossesse, le corps qui change et qui brouille les signaux. ET le marige d'ami, l'alller en train samedi, fatiguée, le diner de mariage, le retour dimanche, alimentation "de voyage" aussi cahotique que l'avancée du train. Suivi par le dejeuné de baptême, en arrivant à 15 heures.

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Donc je mange... trop, mal. Pas forcement de mauvaises choses, mais tout se mélange. Je ne savoure plus rien, puisque je n'isole plus rien. Un macaron Ladurée à la fleur d'oranger n'a pas plus de saveur qu'un gateau industriel, injure suprême.

Et je grossis, évidemment. Donc je me sens mal. Donc je mange, pour étouffer cette nouvelle gêne. Et la frontières entre nobles et vils aliments s'estompant, je finis par tomber bien bas:

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Il faut alors rééduquer le gout. Par le bon et par le brut. Et ceux-ci ne se trouvent pas toujours là ou on le croit. Par chance, le déclic vient au moment ou je sens ce besoin, et il ne vient pas toujours de là ou on l'attend:

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Dans mon imaginaire collectif, une "bonne" prune est plus jaune, plus bigarrée, plus cabossée. C'est sans doute l'image que j'associe aux reines claude dorées cueillies dans le verger de la grand mère du mari, ou aux délicieuses mirabelles. Celle là est verte, toute verte. Elle a l'air pas mure, elle ne sent pas grand chose.

Mais j'en goûte une quand même. Un délice. Deux ans peut-être que je n'ai pas mangé semblable prune. Juteuse, sucrée, relevée. Un délice. Je fais suivre par ce brugnon d'aspect assez aseptisé. Mais par l'odeur alléchée..... je ne sais pas pourquoi je m'obstine à préférer les jaunes, les blancs, lorsqu'ils sont murs, sont plus frais, plus subtils.

Et quand la fatigue gagne, la toux brule, le rhume assèche, il faut revenir à plus brut encore, au lieu de se laisser gagner par la compulsion:

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Et le soir venu, la crêpe de sarrasin oeuf-tomate semble avoir un goût unique. Et enfin, ayant atteint la plenitude du simple, je sais (j'espere) que demain, je saurais prendre autant de plaisir au moment de l'omelette-salade de tomate qu'à la délicate cérémonie du thé:

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19 juillet 2007

degraissage de la penderie: FINI!

Je n'y croyais plus. Mais parfois, ca finit par arriver.... vraiment. Après 3 ans de mariage, de déménagements, recupéré de cartons multiples de la part des parents et des beaux parents, apprivoisé un mari avec une garde robe en loque et une hostilié d'homme des bois a tout vendeur de vetements, passé 10 ans à ne pas jeter ou donner mes habits trop grands, mal coupés, trop vieux, ect., continué régulièrement a acheter des pantalons trop grands et taille basse et des tops étriqués, des fringues lavables à la main uniquement qui attendent facile 6 mois dans un bac que je m'y mette enfin, j'ai décidé il y a un an d'AGIR.

J'en avais marre de trimballer de maisons en maisons une garde robe obèse tout en n'ayant rien a me mettre, de voir le mari avec des taches et des trous sur chaque pantalon, de stocker à la cave des sacs de vetements froissés sans même savoir ce qu'ils contiennent (peut être des vetements utilisables par d'autres). Il a quand même fallu la combinaison de plusieurs facteurs pour que j'arrive à mes fins:

-déménager dans l'est = trou perdu= loyer ou prêt pas enorme= grande maison= 1 penderie pour chacun. Super la penderie. Ca permet de beaucoup stocker sur cintres, de savoir au premier coup d'oeil ce qu'on a a dispo, et de mieux utiliser et assortir ses vetements, vite (le temps de cerveau disponible le matin n'augmentera, je le sais, jamais au cours de ma vie...)

-surprise du petit mari quand je suis rentrée des US il y a deux semaines: il avait bricolé une penderie dans l'entrée. Chouette, on allait même pouvoir s'attaquer aux manteaux et aux chaussures sérieusement.

-grosse reflexion depuis un an sur "quels sont les basiques dont j'ai besoin" (bottes, jupe noire, jean, manteau gris). Moins de fantaisie et de couleur, mais la fantaisie et la couleur j'en avais plein mes armoires, et rien comme support discret et confortable. Une certaine reflexion sur des "assortiments", et une garde robe mieux utilisée (on commence a sortir du "j'ai deux penderies pleines a craquer, mais j'utilise 2 jeans et deux cols roulés noirs")

-le nomadisme: pousse a acheter un nombre limité de vetements pratiques, legers, combinables entre eux. Et apprend qu'on peut vivre avec une garde robe réduite, pour peu qu'elle soit bien pensée.

-grandir, approvoiser un peu son corps. Et donner pas mal de choses en bon état, mais définitivement pas moi.

-la soeur couturière: pas de profession, mais de plus en plus et de niveau pro, finalement.... Ca aide bien pour les vetements pas trop vieux qu'on croit avoir acheter par erreur, les "belles pieces" récupérées d'une tante ou autre qu'on ose pas donner, les fringues un peu mal coupées mais qu'on garde par attachement sentimental. Quelques échanges de colis plus tard, et la robe chinoise et la chemise mal coupés au tissus magnifiques, se tranformeront en vetements pour enfants ou en sac a main, telle veste sera de nouveau utilisable apres ablation des epaulettes (je hais les épaulettes), et telle robe de soirée de mes 18 ans vraiment trop elimée pour être portée a nouveau pourra peut-être devenir une petite robe noire de tous les jours.

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Bon, quelques irreductibles sentimentaux. Mais lavés, repassés, pliés, listés et rangés dans un carton a chapeau spécial. Je les garde comme patrons. Ou pour les enfants. Ou juste comme souvenirs...

-la grossesse: permet de résoudre certains cas difficiles et d'en reporter d'autres. M'a fait realiser que j'ai peut être trop jeté ou donné. Certains vetements que je ne mettais plus (je n'ai acheté que des pantalons et des jupes trop grands depuis mes 18 ans) ont trouvé une nouvelle jeunesse sur mes nouvelles formes. Je prend conscience que le corps d'une femme ne cesse de changer tout au long de sa vie, et que ca peut valoir le coup de garder certains vetements solides qu'on ne met plus.... pourvu qu'on ait la place, qu'on soit certain de leur état (détachés, rapiécés, propres et repassés), et qu'on sache ce qu'on a dans sa cave ou son grenier (d'ou nouveau dossier dans mon ordi)....et puis je me souviens que de ma joie en retrouvant au grenier les fringues seventies et les jeans pattes d'eph portés par ma maman 20 ans plus tot et stockés précieusement au grenier.

La grossesse m'a aussi permis de reporter un ou deux problèmes structurels de garde robe. Notamment la combinaison top/pulls courts et pantalons trop larges taille basse, qui laisse mon nombril a l'air du 1 janvier au 31 décembre. Le poulbot, on m'appelle depuis que j'ai 15 ans.

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Le problème, c'est que j'ai un peu passé l'age. Et froid au nombril. Abonnée aux tuniques longues jusqu'a la fin de l'année (ma solution grossesse qui me permet de ne pas acheter de vetements de grossesse, hyper chers et mal coupés), j'ai opéré un premier tri, remis en état, listé et rangé consciencieusement les pantalons, tops et pulls devenus inutiles. Je n'ai rien jeté/donné de ce qui était un bon état, ne connaissant pas la forme que mon corps prendra a l'issu de cette grossesse. Mais je sais ce que j'ai, ce qui me manque, dans mes cartons a chapeaux. Il n'y a plus d'orphelins qui trainent et se déplacent de lieux d'habitation en lieux d'habitation en encombrant mes tiroirs, dans l'espoir d'une rehabilitation improbable (des fois que je perde 10 kilos ou que je devienne soudainement hippy/ Coco Chanel).

Ne reste plus que la malle militaire et ses uniformes inutiles à garder consciencieusement jusqu'à la retraite. J'ai maintenant la place, mais il  va falloir faire une descente cintre chez Ikea.

Prochains défis: la cave (et ces cartons d'enfance refilés par les parents et jamais vraiment débalés, ces dizaines de livres de famille inutiles, ces cadeaux qu'on ose ni jeter ni vendre), et les archives (2 ans de prepa, 4 ans d'ENS, 3 ans d'enseignement, et pas vraiment la bosse du tri consciencieux depuis toutes ces années=des dizaines de cartons bordéliques mais potentiellement utiles plus tard). BOUHHHHH, ca n'en fini jamais.

Posté par mowgli nomade à 20:27 - Dégraissage difficile - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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18 juillet 2007

A ne pas m'offrir (et à m'offrir)

C'est pas mon anniversaire ni Noel bientot, mais comme je suis en phase de grand nettoyage/desencombrement, des fois que des personnes concernées passent par la. Ca à l'air matérialiste, mais si c'est la seule façon d'éviter une cuisine inutilement surchargée et une cave pleine d'appareils inutiles...

-PAS D'ELECTROMENAGER.
Ma cuisine est immense, plus qu'elle ne l'a jamais été et ne le sera jamais. Et pourtant elle est blindée. Je consomme la majorité de ce que je mange a l'état presque brut, alors 80% de ce que j'ai me sers peu. La machine a pain, je vais m'habituer quand j'habiterai à l'année chez moi, mais le saucier (et les sauces de manière générale), c'est vraiment pas dans ma culture. Et puis bientot, yaura la chaise haute, le chauffe biberon, le stérilisateur, enfin je sais pas mais surement p)lein de trucs dont j'ai du mal a simplement imaginer l'existence. donc:
PAS DE FRITEUSE, SORBETIERE, APPAREIL A RACLETTE, CREPIERE, GAUFRIER, APPAREIL A FONDUE (sauf si on  peut acheter le bruleur a part, j'ai déjà la casserole), ect.. Il y a certains aliments parmi ceux la que j'aime bien,  mais ca reste festif, et on peut faire la fête chez les autres. Les appareils monousage risqueraient donc de se retrouver au grenier dans leur emballage d'origine, FAUTE DE PLACE, tout simplement.
Par contre, je veux bien:

-un batteur pour les oeufs en neige (j'ai un batteur a une vieille pale, c'est un peu leger)

-une machine a café a dosette. Pas pour moi (encombrant, pas écolo, cher, luxueux). Mais c'est le rêve du mari. Un peu de luxe et de rêve ne fait pas de mal, pas de mal au mari.

-un babychef: mon luxe a moi, quand j'aurais accouché. (bon, et un babyphone, one poussette, un siege auto, un couffin, un lit parapluie, bouhhh, tout ca....)

Et pour le reste: ON A REFAIT LE PARC INFORMATIQUE CETTE ANNEE (j'en reparlerai), y compris appareil photo, MP3, disque dur, ect. Il faudra un nouveau portable pour le mari, mais un jour, a Noel peut être. ET ON NE VEUT PAS DE TELE (mais j'ose esperer que personne dans mon entourage ne penserait à m'offrir une télé....)


-PAS DE BAGAGE: Etant donné le nomadisme du couple, ca aurait pu être une bonne idée. Mais utilisée et réutilisée. J'ai déj deux petites valises (dont une pas très resistante mais qui roule encore un peu dont je ne sais pas quoi faire), une grosse valise, une très grosse valise, un sac a dos... et le sac a lange de bébé et déjà reservé par une amie qui en avait vu un super pour fille et qui vient d'accoucher... d'un garcon. (au fait, je vous ai dit que c'est une fille?)

Par contre, j'ai pas de sac a main. Mais je pense que c'est trop perilleux. Il faudrait pas trop étudiant (j'ai déjà un sac a dos et une besace), pas trop dadame (pas mon style), pas trop avachi, mais très grand parce que je trimballe mes cours, mon portable, ma bouteille d'eau d'un litre, pleins de carnets, mon gouter, tout ca... etque je puisse porter a l'épaule paske sinon je l'oublie dans le train. Et que ca me plaise. Bref, impossible.

-PAS DE PARFUM. Ca doit être une malediction. Ca fait 20 ans qu'on m'offre des parfums, des tas de parfums.... que je n'ouvre même pas. D'abord parce que je NE MET PAS DE PARFUM. Ensuite parce que la plupart du temps l'odeur ne me plait vraiment pas.
Inutile d'insister. AU CAS OU l'ENVIE DE PRENDRAIS, ON M'A ENFIN OFFERT NON PAS UN MAIS DEUX PARFUMS DONT J'AIME L'ODEUR (allez, 5 fois par an, et sur les habits, jamais sur la peau, je ne supporte pas). Narcisso Rodriguez de mon mari (pour l'hiver et la classe, et moi, la classe...), et une eau de biotherm par mon grand père (comme quoi), frais et leger pour l'été. je n'ai même pas fini mon dernier brumisateur de white musc (body shop uniquement), la senteur que je préfère. Alors non!!


-PAS DE VETEMENTS. C'est tout simplement jamais ma taille, mes goûts, mes besoins. (sauf si c'est ma soeur). SURTOUT PAS DE MANTEAUX. Je viens de me rendre compte que j'en ai une dizaine. Je les entretiens bien et ne les jette jamais. J'ai recupéré le blouson en toile et celui en daim de ma maman quand elle avait 20 ans (et qu'ils faisaient des vetements de super qualité), et le blouson en astrakan de ma grand mère (alors que je ne porte pas de fourrure. Faut que je le vende). J'ai toujours les ponchos de ma jeunesse, le manteau informe et confortable de mes 20 ans, le blouson de ski, le ciré de voile, le manteau de tous les jours. Le manteau blanc superbe importable (un cadeau magnifique, mais il faut se rendre a l'evidence... je suis un cochon. 12 euros de pressing par semaine, c'est pas possible, il faut le vendre)... et même le trench, mon achat de l'année (noir, leger, portable avec tout, impermeable, et a geometrie variable pour mon ventre a geometrie variable). Plus les innombrables manteaux militaires du mari (blouson de vol, manteau au cas ou il y a une campagne de russie bientot, blouson du desert, impermeable du KGB.... sont fous ces militaires). MA PENDERIE S'EST CASSEE LE MOIS DERNIER. TROP DE POIDS. NE LA FAITES PAS GROSSIR.

-PAS DE LIVRES (en particulier pas de livre de théologie ou de foi). Je sais, ca a l'air bizarre. Mais j'ai une demi bibliothèque d'avance, des livres sur ma liste, sur un coin de table. Mais pas le temps. Et une thèse a finir d'ici un an.


Reste quoi? Ben, c'est pas mon probleme, ca.....

*Edit suite au commentaire de Mirza*: ben oui, la vérité, c'est ça, c'est que souvent, des sourires, une tite carte, un coup de téléphone, une visite, ça suffit. Loin de moi l'idée de dénigrer les traditions familiales pleines de sens dans lesquelles on se donne du mal, on se gratte le cerveau, on cherche la perle rare, on fait des surprises, ect, mais il faut se rendre à l'évidence:

1) je ne suis moi même pas douée en la matière. Les surprises, les cadeaux à date fixe, j'ai vraiment du mal. C'est au fil de l'inspiration, et c'est difficile d'appeler l'inspiration pour un jour donné.

2) mais du coup, je ne suis pas matérialiste. Alors si vous manquez d'inspiration le D Day... pas de sushis.

Posté par mowgli nomade à 08:17 - Dégraissage difficile - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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