Mowgli Nomade

Etats d'âmes d'une maman thésarde, petits pas vers un mode de vie plus simple et plus ecologique.

12 août 2008

Après le discours au sommet de la terre de Rio....

Nous avons tous vu cette vidéo ou une enfant de 12 ans interpelle les décideurs de l’ONU au sommet de Rio de Janeiro en 1992, sur l’état de la planète et le futur réservé aux enfants, vibré sous la force des mots, servis par une élocution parfaite ( sur youtube au cas ou) 

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Pour y croire plus fort, on a souvent besoin que ces moments de grâce restent désincarnés, on a besoin de ne rien connaître de leur auteur, car ils y perdraient une partie de leur magie, de leur force de persuasion. Ce n’est pas mon cas (et c’est peut-être la raison pour laquelle je suis devenue historienne). Je me suis immédiatement demandée ce qui avait poussé un enfant à s’engager ainsi si jeune, sentant que ces mots si lourds devaient puisé leur poids dans une conviction durable, déjà ancienne (à douze ans…).

C’était il y a 16 ans, et je me suis demandée ce qu’on pouvait faire après ça, et si, déjà consciente de la fragilité du monde et de l’égoïste de ceux qui l’habitent à un age ou je devais être plongée dans le monde imaginaire de Tolkien, elle n’avait pas depuis plongée dans le découragement.

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Elle s’appelle Severn Cullis-Suzuki (sa bio wiki en anglais, et en français), elle est Canadienne. Elle a de qui tenir, puisqu’elle est la fille du généticien et activiste vert David Suzuki, à l’origine de la fondation du même nom pour la pour la vulgarisation de la science et de l’environnement. A 9 ans elle fonde l’Environment Children Organization (ECO) destiné à rendre les autres enfants sensibles aux problèmes environnementaux et à les éduquer. C’est dans ce cadre qu’elle rassemble avec d’autres membres d’ECO de l’argent pour pouvoir partir au sommet de Rio délivrer le discours que l’on sait.

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Depuis, elle qui se définit avant tout comme une « environmental activist » n’a jamais dévié de sa ligne. Diplomée en biologie de Yale, elle fut conseillère de Kofi Annan, a crée un groupe de reflexion, « the Skyfish Project » insistant sur la notion de responsabilité environnementale,a animé une émission de TV sur la nature pour les enfants, et se spécialise actuellement en ethnobotanique.

Il n’est pas difficile de trouver des interviews et des comptes rendus de conférence de la jeune femme à tous les ages (un exemple en 2003). Elle n’a pas perdu sa foi, ni ses qualités d’oratrice. Et pour faire pendant à son discours de 1992, voici une de ces plus récentes interventions (en trois parties), au cours d’une conférence dédiée à l’enseignement du changement climatique. 

Dans certains cas, savoir qui se cache derrière tue la magie. Ici, en ce qui me concerne, savoir que ce discours n’est qu’un moment dans une vie entière dédiée à la protection de l’environnement, à la formation des enfants et des étudiants, à mettre les citoyens devant leurs responsabilité fait rentrer dans l’age adulte. Et bien que je n’ai pas une âme d’activiste et ne m’en sente pas coupable, j’aimerai pouvoir dire dans 16 ans qu j’ai toujours la même passion et les mêmes convictions chevillées au corps. 

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20 avril 2008

Le végétarisme, Jane Goodall, et les émeutes contre la faim

Pleins de choses à dire (sur mon passage batard, mais quand même… aux couches lavables, pleins de posts sur le désencombrement, et quelques pistes sur la reflexion autour du juste prix et de la moralisation des enterprises pour une éco plus durable), mais pas de temps pour les formuler dans un français à peu près correct. Parce que le mantra « j’ai une thèse à finir (et des présentations à faire, et des papiers à soumettre) » est devenu une réalité. Et le retard que j’ai pris depuis le début de l’année une réalité plus cuisante encore.

Un court retour pour vous faire partager une info. 

Je me souviens qu’on avait eu sur la ligne simple l'an passé un débat autour du végétarisme. Sur le blog de Caco et peut-être ailleurs.

Je repense à ce thème régulièrement. J’étais contre l’argument selon lequel il ne fallait pas manger de viande, de poisson ou d'oeufs, parce que cela nous conduisait à tuer des animeaux. Car à l’état « naturel », qualificatif si prisé par les écologistes de tous poils, il me semble bien que les animaux tuent pour se manger les uns les autres, y compris l’homme (personnellement, j’ai énormément de mal avec l'utilisation du terme « naturel » pour dénoter quelque chose d'unilateralement positif ou négatif. La nature est aussi celle qui déclenche des tsunami, engendre des famines (aujourd’hui, avec l’aide de l’homme, mais pas que)

Une partie de ma famille est issue d’un petit village Corse en bord de mer. J’y passe mes vacances, et aussi loin que je m’en souvienne, nous avons toujours pêcher le poisson de notre petit bateau à l’aide de palangrottes, de lignes, pour la soupe de poisson, la friture, bref, pour se nourrir. Cela me semblait parfaitement « naturel », au sens de "bon" et d'"harmonieux". Et ce serait la même chose avec la viande pour mon mari, petit-fils de petits (et pauvre, une vie exactement telle que décrite par Zola) agriculteurs normands, élevant et mangeant des moutons. Sur la base du ressenti de cette experience, j’en avais conclu que si je pouvais parfaitement me passer de viande (je n’aime pas ça, probablement en raison du mode de vie exposé ci-dessus), me passer de poisson me serait un choix forcé et non justifié.

Sauf que…

Ici, je tiens à rassurer tout de suite ma maman, je ne suis pas devenue végétarienne. Tu peux griller le loup au four à pain, j’arrive… 

Sauf que ce poisson vivait à l’état naturel et était péché de manière artisanal, en fonction de nos besoins alimentaires et des saisons, d’une manière ne nuisant pas à l’écosystème de nos côtes (pas question, par exemple, de manger des oursins en été, c’est la période de reproduction). 

Et que le poisson qui pourrait finir dans mon assiette ici, loin de la mer, est nourri avec des boulettes de farines animales (cf reportage de Capital ou Zone Interdite, je sais plus, sur les Pangas), et que la chair du saumon de nos étals est parfois colorée en rose pour le rendre plus appetissant, que les reserves de Thon rouge, de cabillaud, et de pleins d'autres poissons sont quasi épuisées pour les modes de pêche intensives.

Informations exhaustivement rappelées dans dernier livre de Jane Goodall (oui, celle des chimpanzés), NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS (Actes Sud).

 

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Une femme qui a passé sa vie à vivre avec et observer scientifiquement les animaux (et la combinaison des deux la rend particulièrement apte à s’exprimer sur ces sujets), et qui, à 73 ans, publie un livre dénonçant les aberrations de l’industrie agroalimentaire, les méthodes d’abattage "inhumaines" du bétail, ect

« Inhumaines », car non seulement Jane Goodall possède une image des animaux (autres que les chimpanzés) à milles lieux de la mienne, mais un de ces arguments fort est  que

De la façon dont l'homme traite les animaux, il traitera les humains. 

L’homme se déshumanise en traitant les animaux comme il le fait dans des centaines d’abattoirs, de poulaillers, de centres d’élevage. Et l’histoire a prouvé à quel point la frontière entre les animaux et les hommes peut être mince, en matière de mauvais traitement. Manquerait plus qu’une banalisation…. 

Un autre argument est développé dans l’interview de Jane Goodall pour LeMonde, que l’on peut trouver en cliquant ici, lien que j’ai trouvé sur l’excellent site de Lia&Tinyturtle. Les journalistes (ou peut être elle dans le livre que je n’ai pas encore lu) n’insistent pas outre mesure dessus:

Ce véritable continent d'animaux de boucherie, et la monoculture céréalière qui l'accompagne, occupent 25 % des terres cultivées planétaires. Un tiers des céréales mondiales nourrit le bétail que dévorent un demimilliard d'Occidentaux trop gras (note : elle fait le lien avec le problème de l’obésité juste avant). Au Brésil, 23 % des terres arables vont à l'alimentation du boeuf exporté, au détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90 % du boeuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis. 50 000 tonnes de boeuf passent chaque année de l'Amérique latine aux Etats-Unis. 

Comme ces chiffres résonnent différemment en ces périodes d’émeutes de la faim, ou l’on découvre qu’avec l’augmentation du prix des denrées alimentaires de base, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont pas de quoi se nourrir (il parait que c’est avant tout un problème de spéculation, que les réserves nécessaires pour nourrir la planète existent mais sont trop chères, un problème économique dont il faudrait que je reparle), que l’agriculture de subsistance à été sacrifiée depuis une vingtaine d’années  au développement d’un secteur industriel, ou à la production de céréales pour les pays développés, de biocarburant, ect.  

L’écosystème de la planète ne permet donc peut-être pas que les 9 et quelques milliards d’hommes qui la composent mangent à leur faim et mangent de la viande, en raison de la quantité de céréales nécessaire pour nourrir le bétail (« peut-être » car ce que j’ai lu dans cette interview ne permet pas de tirer de telles conclusions, j’extrapole). Si cela devait être exact, alors ne tient-on pas là la meilleure des raisons pour cesser de manger de la viande ?  

Une piste à creuser.

PS: pour creuser, côté alimentaire, on m'a conseillé "Manger bien, manger sain", de G et D Cazals, mais le livre est épuisé (même pas sur ebay, priceminister ou chapitre). SI quelqu'un....

Edit de plus tard dans la soirée.

Suite à un commentaire, je m'interroge: ne suis-je pas en train de réinventer la roue, de redécouvrir l'évidence en disant que manger de la viande en Europe empêche une famille du Tiers Monde de manger à sa faim?

Et bien après reflexion, non, je suis face à une situation que je juge complexe. Parce qu'il m'a bien semblé retenir de mes cours d'économie du développement et d'économie européenne que le monde pris dans son ensemble a atteint l'autonomie alimentaire, et qu'il s'agit d'un problème de distribution. Je ne suis pas certaine d'avoir entendue ceci, et encore moins que  cette info qui a circulé dans les cours d'éco soit exacte. N'empeche, souvenez vous...des opérations sac de riz, un continent noir qui crève de faim, pendant que nos agirculteurs, en raison de politiques agricoles commune et de tarif compensatoire hyper compliqués, ne parvienne plus à vendre leur production et renversent des litres de lait, des tonnes de fraises sur les routes.

Attention, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas changer ses modes de consommation, continuer de consommer de la viande sans s'informer sur ses conditions de production, non, je pense plutôt à ces émeutes de la faim. Car de deux choses l'une:

-soit nous sommes face à une véritable pénurie. C'est à dire que l'offre ne suit pas la demande. Parce que l'offre diminue (on cultive pour nourir des animaux, ou pour produire du biocarburant parce que c'est à la mode, plutot que de nourir des populations, et on cultive moins parce qu'on essaie de développer l'industrie, plus des conditions climatiques apparemment déplorables pour les récoltes cette année) et que pendant ce temps la demande augmente (développement chinois etc.). Dans ce cas, comme dit dans le post plus haut, il y a urgence éthique et pas seulement sanitaire à changer nos modes de conso rapidement.

-soit, et c'est également une version crédible, il est aujourd'hui possible de nourrir la population mondiale, si la production agricole mondiale était distribuée correctement. Alors, la hausse des prix dramatique pour les populations des pays en développement est due à la spéculation. Parce que le problème avec la spéculation, c'est qu'elle n'a pas besoin d'être fondée sur une situation réelle. Imaginez: des traders spéculent à la hausse en voyant augmenter les besoins de la Chine, alors même qu'il n'y a pas encore de problème. Ils anticipent une pénurie future. Autrement dit, ils achètent des stocks de grains qu'ils retirent du marché, pour pouvoir les revendre plus cher dans quelques mois. Donc les prix montent. Donc les anticipations se réalisent tout de suite. Donc ils font des profits. Donc il devient rentable pour d'autres de spéculer aussi à la hausse, quelque soient les conditions de production agricole réelle. Une croyance à la pénurie se crée (tout comme une croyance que toutes les entreprises du net seraient rentables était très en vogue, quoique parfaitement infondée, en 2000. La "bulle" internet...) Et oui, les prix déterminés sur les marchés dépendent des croyances des acteurs de ces marchés, pas de ce qui se passent réellement dans l'économie.

Résultat? Résultat, les reserves nécessaires pour nourrir ces populations sont stockées dans des entrepots, le reste s'échange sur les marchés de produit agricole pour un prix très élevé, et des millions de famille crèvent tranquillement la dalle pendant que quelques cravatés face à leur écran plat, ceux qui ont spéculés à la hausse du blé, du riz, ect., et qui ont revendus les millions de tonnes qu'ils avaient acheté d'un clic des prix faramineux comptent leur plus value.....

Que faut-il faire? Je ne sais pas. Ca fait quelques années que je cherche, et que je ne trouve pas. Et à ceux qui trouveraient cette explication de la hausse des prix des céréales bien plus tirée par les cheveux que la première explication, je repondrais. remplacez céréales par actions des entreprises locales, et souvenez vous que ce même comportement de spéculation a plongé le continent asiatique dans le marasme en 1997, a rayé du pays argentin sa classe moyenne en quelques semaines en 2001....

Bref, tout ca pour dire....c'est pas évident. En tout cas pas pour moi. Mais bon, j'ai quand sorti mon paquet de lentilles corail et celui de poids cassés de mon placard.

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21 juillet 2007

les délires blogesques de mon frère, la décroissance, l'oscurantisme, et l'avant-gardisme.

Hier, je vous mettais en ligne un lien fourni par mon petit frère qui essaie de construire une "miniville", nouveau jeu interactif sur internet. Ne comprenant pas très bien l'intérêt, je retourne sur le site le soir pour regarder l'évolution. Quelques personnes ont cliqué sur le lien, ce qui a augmenté la population de la ville.

Mais mon frère n'ayant pas "géré" l'évolution de la ville ce jour là, cette augmentation de population à conduit à un fort chômage, et certains habitants ont quitté la ville pour aller chercher du travail ailleurs.

Parce que, quand le nombre d'habitants franchit un seuil, la seconde étape, c'est de diffuser un lien pour lequel des clics permettront la construction d'usines. Interessant. Très interessant, ce processus fictif qui suit plus ou moins les étapes de la révolution industrielle. Parce qu'aujourd'hui, avec tous les débats sur la décroissance, la planète en danger, le protocole de Kyoto, la mondialisation sauvage, le développement anarchique de la Chine,  les limites de ce mode de développement apparaissent.

Donc, interessé, je jette un coup d'oeil sur les étapes suivantes du développement citadin proposé par le jeu (il y a juste les grandes lignes. je ne peux pas savoir à l'avance quelles seront les "inconvenients" provoqués par le développement de la ville. Asphyxie, meutres en série? Ce sera la surprise

3. Améliorer les reseaux de transports

4. Augmenter la sécurité

5. Améliorer l'environnement

6. Augmenter les commerces

Autrement dit (et en supposant quand même "qu'améliorer l'environnement" concerne la qualité de l'air plutôt que la variété des loisirs disponibles): on avance avec des oeillères, vite, vite, vite (course à la croissance quantitative), sans évaluation des risques qualitatifs, et une fois que les problèmes économiques, écologiques  et sociaux sont apparus, on essaie de trouver une solution. De l'art de guérir (si on peut encore), plutôt que de prévenir.
Le mauvais modèle de développement. Celui d'aujourd'hui.

Du coup, la question qui agitent nombre de journaux, sites, blogs. Le modèle alternatif serait-il celui de la décroissance. Un exposé documenté des théories de la décroissance, j'aimerais en faire un le jour ou j'aurai du temps et des facultés intellectuelles (je vous ai dit que j'ai une thèse et un bébé a finir? ). Car c'est rare de trouver un bon exposé du pour et du contre sur un même support. C'est dur de sortir de l'utopie d'un côté et du matérialisme de l'autre.

Car je voudrais qu"un webmaster me programme un autre jeu, un jeu ou la règle n'est pas la course à la quantité (car le gagnant est bien evidemment celui qui à la plus grosse ville), qu'on sorte de cette course à la productivité, que le mot équilibre entre dans le language des économistes avec une autre définition que celle qu'il reçoit aujourd'hui.

Mais ce que j'aimerais qu'un webmaster me programme, comme jeu, à la place de celui-là, pour que les mentalités commencent à évoluer, ca n'est surement pas un village autarcique ou on consommerait ce qu'on produirait, sans aucune forme de croissance. Et c'est un travers dans lesquel certaines (et je dis bien certaines, pas toutes) théories de la décroissance versent, et que j'appelerai le travers obscurantiste, l'utopie du retour en arrière, de l'autarcie, de l'autosuffisance. Des thèses qui, soit dit en passant, ne sont parfois pas si éloignées d'une certaine réthorique FN (le volet éco, celui dont on ne parle pas trop, caché derrière le scandaleux volet social). Car, s'il y a toutes les raisons, non d'être inquiet, mais alarmé, catastrophé, paniqué (on n'est pas "inquiet" quand "la maison brûle", selon les recents mots de Chirac) par le tournant pris par l'évolution de cette petite planète, la mondialisation a eu aussi du bon. Tout est à double tranchant, et si les progrès de la médecine nous ont conduit à l'exploitation du corps humain et à la surmédicalisation, ils ont permis des progrès immenses contre le sort (et je défis quiconque de me démontrer qu"il faudrait renoncer à la chimio au motif qu'on accouche les femmes n'importe comment, qu'on prolongue la vie induement, ou qu'on essaie de cloner). De même, les sciences et techniques ont été utilisées à tord et à travers (et, hors bombe atomiques et autres horreurs, il faut bien avouée que c'est plus l'utilisation économique et les modèles de production et de conso de ces sciences et techniques plutôt quelles même qui nous ont conduit à l'épuisement de cette petite planète), comment remettre en cause le soulagement matériel ou même la portée intellectuelle, citoyenne. Que l'on pense simplement à internet, terre de tous les abus et de tous les reveils citoyens. Je ne dis pas qu'on ne pourrait pas s'en passer, mais faut-il supprimer le choix (du moins tous les choix) au motif que nos choix ont jusqu'à maintenant été mal éclairés. C'est le vieux débat  libéralisme-socialisme (au sens de plannification).

Ce que je voudrais, c'est un jeu qui reflète le côté avant gardiste de la décroissance, car il faut bien être avant-gardiste pour crier au loup sans pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain au motif que toute nouveauté à ses risques. Je n'ai bien evidemment pas la solution pour séparer le bon grain de l'ivraie dans ce qu'on appelle "progrès", pour convaincre qu'il faut drastiquement changer nos modes de vie tout en laissant des ressources pour de nouvelles avancées techniques (mais maitrisées différemment). MAis le principe de ce genre de jeu, de "cas", c'est de permettre à ceux qui ont pleins d'idées de les tester, non?

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La goutte d'eau découragée.

Lu dans le Figaro Economie du 20 juillet: "La Chine dans la cour des très grands".

 

L'économie tourne à plein régime: la croissance chinoise a bondi de 11,9% au cours du deuxième trimestre, sa plus forte hausse depuis 12 ans. Avec un PIB qui devrait atteindre 3100 milliards de dollars à la fin de l'année, la Chine deviendra la troisième puissance économique, devant l'Allemagne.

Une croissance déséquilibrée. Car Pékin est face à un dilemme. A maintenir un tel rythme de croissance, il va au devant de sérieuses difficultés. La montée des inégalités sociales, l'accumulation spectaculaires de liquidités, les créances douteuses, l'inflation, en particulier pour les prix de l'alimentation et de l'immobilier ou encore la pollution extreme sont autant de facteurs d'instabilité pour le régime. L'OCDE, d'ailleurs, a demandé mardi à la Chine de rédoubler d'efforts "pour faire face aux graves problemes environnementaux générés par sa croissance accélérée, sa politique actuelle n'étant pas suffisamment efficace". A ce sujet, la Chine, prochain champion des émissions de CO2 devant les Etats-Unis, avait tranché net au G8: les conséquences d'un coup de frein à la croissance : "dépasseraient de beaucoup celles du réchauffement". reste que la "société harmonieuse" se lézarde. Or, c'est sur elle que repose la légitimité du tandem Hu Jintao-Wen Jiabao.

Le développement économique anarchique et incontrolé de l'intérieur d'un Etat immense dont on oublie trop souvent qu'il est une dictature politique, donc sans possibilité de "suggérer" grâce à des moyens diplomatiques, grâce à la "gouvernance internationale", des moyens de contrôle externes. Le cauchemard. Pour les millions (millard?) de chinois qui souffrent des effets externes sans profiter des bénéfices de cette croissance à deux vitesses. Et pour la communauté internationale dont les (beaucoup trop) timides efforts pour que le balbutiement d'une politique de diminution des émissions de CO2 commence à se mettre en branle, le ridicule face à ce raz de marée carbonique.  L'hydre à deux tête, l'utracapitalisme couplé au totalitarisme déguisé.

Et de se demander à quoi ça peut bien servir de se poser la question des couches jetables, de retraiter ses déchets, de prendre conscience du coût environnemental des appareils veille et de se promettre que partir deux semaines en vacances sans débrancher son réveil ne se reproduira plus... Parce que déjà que c'est une goutte d'eau dans un océan de gachis, si l'océan vient de doubler de taille, alors, c'est la fin....

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04 mars 2007

Je suis parano mais je me soigne

je dois donc des excuses à Mirza pour mon craquage du post précédent.

J'ai pris une coincidence malheureuse au sujet de deux corps de métier pour une comparaison. Je ne voulais pas faire un procès d'intention, mais le sujet étant sensible pour moi, je me suis laissée emportée. 

Et puis le sujet dont il est question depuis quelques jours sur la ligne simple (abattage industriel) laisse les nerfs à vif.

Et puis mon expérience passée de chétienne-mariée avec un militaire dans le milieu de l'enseignement supérieur (dont je n'ai pas à décrire les convictions ni l'ouverture inversement proportionnelle à la subtilité intellectuelle) m'a laissé un gout amer en bouche. Soi qu'on me traite franchement de fasciste, soit qu'on fasse une exception mais "c'est bien parce que c'est moi", soit, plus vicieux finalement, qu'on témoigne d'une ouverture de facade et qu'on profite ensuite d'une discussion  collective pour se faire mousser en organisant mon lynchage. Et alors, toute tentative pour reprendre la parole calmement se heurtent aux gloussements collectifs de hyienes. J'ai donc appris à me méfier des gens qui se disent ouvert, et je suis devenue complètement parano.

Mais je me soigne, et la ligne simple m'y aide. car cet incident rappelle bien qu'il n'en fut nul besoin que c'est un espace de réelle ouverture, ou les désaccords et les positions divergentes sont réellement tolérées. Et c'est donc une richesse extremmement rare dont je serais bien fol de me passer.

Encore toutes mes excuses à ses membres en général et à Mirza en particulier. Mon propre amalgame n'est que le reflet d'une nature blessée et méfiante sur certains sujets ou l'on m'a trop classé dans les "méchants".

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Quitter la ligne simple parce que je suis trop fasciste?

A la suite d’un amalgame (non volontaire mais qui me brise le coeur) entre ceux qui abattent de sang froid des animaux à la chaine pour produire de la viande moins chère et les militaires, je voulais faire quelques remarques ce que qu’est un militaire français aujourd’hui.

Un militaire, n’est pas un demi-singe hirsute, les yeux injectés de sang, un couteau entre les lèvres, ne rêvant que de fusiller et de torturer son prochain.

Un militaire est un père de famille, dont le boulot consiste essentiellement un s’interposer entre deux pays, ou pire, deux ethnies d’un même pays qui se mettent sur la gueule (je parle du militaire français, c'est-à-dire que ce que je connais) Rien de ce que dis ou presque ne s’applique aux conflits impliquant les Etats-Unis, en particulier le conflit Irakien. En particulier, il est inutile de me mettre des commentaires sur ce qui s’est passé à Abou Grahib. Merci d’éviter de mettre tous ceux qui se prétendent des êtres humains dans le même sac).

Le mandat auquel est soumis le militaire aujourd’hui implique souvent qu’il n’a pas le droit de tirer de coups de feu, comme c’était le cas en Yougoslavie.

Le militaire ne souscrit pas forcement à la politique de son gouvernement (notamment la politique africaine). Mais par définition, le militaire ferme sa gueule (il n’a d’ailleurs pas le droit de se présenter à des élections ni de manifester). Il patrouille à la frontière entre le Nord et le Sud ivoirien, dans l’espoir d’éviter des règlements de compte en factions rivale. En général ca ne marche pas trop mal. Pas toujours. Dans ce cas il ramasse les femmes enceintes éventrées à la machette par « l’autre clan » et essaie de les enterrer un minimum dignement. Ensuite, traumatisé, il rentre chez lui ou il fera des cauchemars jusqu’à la fin de ses jours (dsl pour les détails, mais c’est très précisément ce qu’a vécu une connaissance il y 1 an).

Parfois il panique, et il arrive à l’un deux, de tirer des coups de feu dans la foule, comme l’an dernier durant le siège de l’hôtel Ivoire. C’est impardonnable, et à juste titre, cela n’est pardonné ni par la société ni par l’armée. Il est juste étrange de constater que les intellectuels français bien pensants bien au chaud au fond de leur fauteuil dans un pays en paix trouvent pleins de circonstances atténuantes pour des crimes atroces commis contre des innocents dans leur pays, mais aucune contre un type qui panique devant un innocent qui lui brandit une machette à la gueule. (Je ne réclame aucune circonstance atténuante. Le militaire a choisi d’être là, il est formé à gérer des situations de crise, et ne devrait pas paniquer, surtout une arme à la main. Je réclame seulement qu’il n’y ait pas deux poids deux mesures).

A ceux qui doutent de l’utilité des militaires, je conseille

(1) de voir le film Warriors, qui comme son nom ne l’indique pas, relate très précisément et avec une parfaite exactitude le mandat des soldats britanniques en Yougoslavie. Cela les fera peut-être réfléchir sur ce qu’est le métier.

(2) de me dire qui, à leur place, aurait pu déterrer les charniers de Yougo pour identifier les gens et les intérêts. Parce que le métier de militaire dans les années 90, c’était exactement celui-là. D’ailleurs, puisque certains sont si prompts à juger, peut-être auront-il la réponse à cette question que des militaires se posaient à table l’autre jour : est-ce qu’il vaut mieux que tout le monde y passe 3 mois, ou sacrifier les même pendant deux ans à voir cette horreur inimaginable ? (sous entendu, au bout de 3 mois, on ne peut plus être encore plus détruit, on est arrivé au bout de l’absurdité).

(3) d’aller demander aux évacués de Côte d’Ivoire s’ils sont vraiment inutiles, ainsi d’ailleurs qu’aux nombreuses victimes de catastrophes naturelles en France ces dernières années.

Si je réagis aussi mal, c’est que mon mari est militaire. Pilote d’hélicoptère, plus exactement. Est parti 4 mois à Djibouti cet été. Son métier consistait, entre autres, à aider l’accostage des bateaux, à évacuer morts et blessés graves d’accidents de la route, et à transporter des médecins pour vacciner les enfants Assars ou Issa, je ne sais plus, bref, les tribus nomades vivant dans le désert et inaccessibles autrement qu’en hélico. Il repart deux mois cet été en Côte d’Ivoire, et deux mois à Noel au Kosovo.

Et ces mois là, ou je vivrais avec la peur au ventre, je crois que j’aurais encore plus de mal à accepter qu’on le compare avec un boucher.

Je sais que la majorité (la totalité ? ) des personnes affiliées à la ligne simple sont pacifistes. je ne veux pas les faire changer d'avis  (moi aussi je suis contre la guerre), ni contester leur dégout à l'idée de travailler dans l'armée (je comprend leurs raisons). Je ne veux pas empecher ce genre de pensées de se dire publiquement, puisqu'elles sont sincères, et toute pensée sincère est bonne à dire. Je veux simplement faire part de mon sentiment de décalage après ce commentaire (pas fâchée, juste très malheureuse), dire que je doute qu’après ce post ma place soit encore parmi vous, et que pour ne pas heurter vos sensibilités, je réfléchis sérieusement à quitter la ligne simple (je ne voudrais pas « noyauter » cet effort vers un monde plus juste, plus simple et plus vert, dont j’observe qu’il produit jour après jour des fruits).

Je me donne une semaine pour réfléchir, la tête un peu plus froide et le cœur un peu moins brisé qu’en cet instant. 

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15 février 2007

Misère de l economiste

Hier soir, entre deux séances de lamentation sur un papier à rendre pour le 31 février (comment ca, ya que 28 jours à février. je ne peux pas le croire, je serais trop à la bourre), je revois des passages d'un documentaire sur le travail ayant choqué Pistil. Je m'interroge.

Ce midi, je lis les reflexions de madame Irza, compagne de galère, sur le sens du travail. je m'interroge doublement (le misérable thésard est particulièrement prompt à se laisser embarquer dans ce genre de reflexion).

Et que fais-je toute la journée. je corrige un paquet de dissertations.

Le sujet?  LE RETOUR AU PLEIN EMPLOI EST-IL POSSIBLE.

Infinie solitude....

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La vie de l'artiste : la connaitre ou l'ignorer?

Mon métier consiste à donner un peu de chair à la science, à mettre un visage, une vie, des sentiments, une humanité, sur des théorèmes et découvertes apparemment désincarnées: Einstein (1927), Friedman (1953), etc..
Alors, j'ai tendance à avoir cette habitude pour toutes les créations que je rencontre. Mettre un visage et des aspirations sur un écrivain, l'ami d'un ami, la famille d'un collaborateur.

Mais il est un domaine pour lequel ca me pose des problèmes : l'art.
Je l'ai dit en commençant ce blog, quand je recommande un auteur, un compositeur, un chanteur, un sculpteur, ou un lieu, un livre, un morceau, j'aime mettre un visage dessus, donner quelques indications sur sa vie. C'est parfois 'juste pour info', ca aide parfois vraiment à la comprehension de l'oeuvre: l'écriture de Marie Rouanet, dont j'ai parlé la semaine dernière, est le reflet de sa vie, de ses lieux, de sa cuisine.

Mais voila, en préparant le post précédent,ja'i eu comme une réticence. Au contraire de Marie Rouanet, il me semblait que pour ne pas "entraver" les émotions que procurent sa voix, il vallait mieux avoir les yeux fermés, rester dans l'ignorance sur le personnage. Hésitante, j'ai cherché une photo récente d'Antony, et voila que je ne le reconnaissais  pas.  Ses photos "officielles" correpondaient à une esthétique très particulière, et les photos récentes, prises à l'occasion du prix mercury, ne "rentraient" pas dans le tableau.

Cet incident m'a rappelé une expérience qui m'avait beaucoup marqué, il y a une dizaine d'année. C'était l'été, et maman m'avais emmené voir un concert de plein air dans un cadre paradisiaque (une abbaye), donné par un pianiste français très connu que j'aimais beaucoup. C'était un concert 'virtuose' (études de Liszt et de Chopin), et à la fin, il a déclaré vouloir montrer qu'il y avait bien plus de musicalité dans une simple valse de Brahms que dans les dizaines de pages qu'il venait de s'enfiler. Ce fut chose faite, et j'en pleurai d'émotion. Apèrs le concert, nous sommes quelques uns à aller discuter avec lui (les concerts d'été sont souvent petits et conviviaux), et là, je découvre un type hautain, méprisant, jugeant ses prédécesseurs et contemporains à l'emporte pièces avec des effets de manche et de cheveux dans tous les sens. Quelle déception.

Depuis, il y a une interrogation qui revient de manière récurrente, et aujourd'hui à l'occasion de mon post sur antony.

Est-il préférable de connaitre la vie de l'artiste, ou faut-il l'ignorer?

Faut-il considéder que l'oeuvre vient d'une quête qu'il est enrichissant de connaitre (sans que cela ne restreigne ne champ des interprétations de l'oeuvre, juste comme ca), ou considérer que l'oeuvre échappe à son créateur, et la rendre totalement indépendante? Et tout partiuclièrement si l'on est décu...

Savoir que Céline fut un facho (parait-il) change-t-il la lecture de Voyage au bout de la nuit (sur le plan de l'émotion ésthétique, j'entend) ? Savoir que Rodin fut odieux avec Camille Claudel et Picasso avec toute sa famille a-t-il un impact sur ma vision de l'oeuvre? Est-ce que consciemment ou inconsciemment, on écoute moins Noir Désir depuis l'affaire Cantat-Trintignant? Est-ce que découvrir que mon Sacro-saint Exupéry fut chroniquement infidèle à sa rose change ma lecture du Petit Prince?

La question n'est d'ailleurs pas sans actualité. Si c'est par l'art qu'elle me vient à l'esprit, c'est par la politique qu'elle peut devenir urgente. On entend souvent dire que les campagnes présidentielles et le comportement des élécteurs s'américanise: on vote moins pour des idées, et plus pour une personnalité, ou du moins ce qu'on en perçoit à travers le prisme des médias. Faut-il l'ignorer, cette personalité? Que faut-il choisir, entre un salaud aux idées porteuses et un gentil, ou un "honnete homme" (comme si c'était possible de savoir...) moins charismatique, avec des idées décousues, ou qui nous promet le beurre et l'argent du beurre?

Qu'en pensez-vous?

Posté par mowgli nomade à 13:03 - folies et sagesses des hommes - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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02 février 2007

Eteignez vos Lumières: le bilan.

Entendu sur France Inter ce matin:

L"'initiative eteignez vos lumières pendant 5 minutes a conduit à une baisse de la consommation d'électricité de 1%".
Je ne sais pourquoi, les médias donnent toujours les chiffres dans la version la moins parlante possible.Selon l'auditeur, 1% sera beaucoup ou peu, ou n'évoquera rien. J'aurais préféré savoir quel aurait été l'impact de cette diminiution sur l'environnement si elle avait été permanente, ou bien combien de ménages ont participé à l'initiative.

Il y avait beaucoup de choses instructives (instructive sur l'approche des médias, des spécialistes et du grand public) et parfois desespérantes à écouter dans le 7-9 consacré au GIEC.

Attention, ca va être mon quart d'heure 'vilaine économiste'. Ames sensibles (ie présentant certaines rougeurs), s'abstenir..... ou essayer de me convaincre, avec patience.

Noté à la fin, dans les question des auditeurs à Michel Barnier et Jean-Marc Jancovici: une question qui avait bien commencée, qui reflétait pas mal ma pensée, et qui a dégénéré. je la recopie parce qu'elle symbolise  une tendance de certains écolos à me faire croire que je ne peux militer que par package: pour la décroissance et la simplicité volontaire, forcement aussi contre les OGM et le nucléaire, et tant qu'a faire contre 'l'ultralibéralisme', la propriété privée, et les patrons. Ce serait tout ou rien.

 

"Je suis étonnée de  n'entendre parler que de ce qui pour moi ressemble au petit bout de la lorgnette... Aujourd'hui la mise en danger de la planete et de l'espece humaine est certaine. Est-ce qu'il ne serait pas urgent, enfin, de remettre en cause ce qui est peut-être la source de tout ce problème depuis 20 ou 30 ans, c'est à dire, le modèle de développement économique mondial. C'est à dire un modèle strictement financier, ultralibéral qui nous pousse à surconsommer, à jeter, une mondialisation qui ne peut se faire qu'au prix d'un transport mondial dont on voit bien qu'il pollue et d'un tranport de fret qui ne coute rien, sous la pression de lobbies, de groupes de pressions industriels très polluant divers.
Donc n'est-il pas temps enfin de s'interroger. Je sais que c'est moins facile, Monsieur Barnier, de remettre en cause d'avoir une volonté politique au niveau européen puisque vous ne cessez de promouvoir un modèle européen qui est ultralibéral et qui pousse à la destruction de notre planète et de notre espece.
Interruption du présentateur: alors ça c'est la première question, la deuxième?
La jeune femme continue par dessus
: n'est-il pas temps de prendre son courage à deux mains au niveau européen et de recaler un petit peu les dérives de ce modèle qui nous mène à notre perte et au chaos bien plus surement qu'autre chose." (elle est coupée).

Que fait Barnier en réponse? Il se concentre uniquement sur l'accusation d'européen ultralibéral et pas sur le fond de la question (le modèle de croissance).

Ce n'est pas un problème d'être d'accord ou pas. C'est simplement qu'il ne faut pas tout amalgamer. La croissance extensive est un problème, la mondialisation un second, l'ultralibéralisme (qu'il reste à définir et qui n'est pas la même chose que le capitalisme comme le précise Jancovici) un troisième. Certes liés. Mais pas forcément. L'exemple Russe, l'exemple chinois avant les années 90 rappellent, s'il en était besoin, que des modes de production socialistes peuvent être tout aussi extensifs et mauvais pour l'environnement.
Et surtout, en faisant porter le chapeau exclusivement aux vilains dirigeants européens et aux sales capitalistes, on apsse sous silence la responsabilité des consommateurs (oui, la notre) qui veulent un peu le beurre et l'argent du beurre. Certes, madame, le modèle économique actuel vous pousse a surconsommer et à jeter, mais vous pouvez changer. Venez faire un tour sur la ligne simple.


(Toute 'capitaliste' que j'ai l'air d'être, j'en profite pour signaler quelque chose d'effectivement scandaleux: Laurence Danon, ex présidente du Printemps, a quitté son poste avant hier à la suite d'un changement de propriétaire. Et elle emmene comme indemnités (le 'parachute doré') au moins trois ans de salaire plus des primes (le montant exact n'est paq connu), soit plusieurs millions d'euros. Et elle s'étonne que cela fasse tiquer les salariés..... Après une reflexion sur le 'juste prix' des biens, prenant en compte leur impact environnemental, à quand une reflexion sur le 'juste salaire'. Comment un être humain peut en arriver a croire que gagner 1000 fois le SMIC est 'normal'?????)

PS: je rappelle l'adresse du site du GIEC : il y a un lien vers une version française du site. Le rapport n'est pas encore en ligne.

Posté par mowgli nomade à 09:46 - folies et sagesses des hommes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2007

Il pleut des blogs.

Pistil vient de créer un second blog et de commencer sa participation à un blog collectif. 

Et Mirza s’interroge également sur la meilleure manière de faire partager des émotions sans rapport apparent avec la simplicité volontaire.

Et Caco, qui signe deja un beau blog de Pelerin, envisage inversement la création s'un blog dédié à la simplicité volontaire.

Du coup je me pose des questions.

D’un côté il convient de préserver la ligne de la ligne simple, car c’est cette caractéristique qui permet à des personnes d’horizons (géographique, spirituel, etc.) différents d’avancer ensemble.

D’un autre côté, en divisant en deux mes expériences de vie, j’aurais le sentiment d’appauvrir ce blog sur la simplicité volontaire, qui vit aussi des rapports que je vois entre ces préceptes, ma vie quotidienne, mais aussi ma vie professionnelle et ma vie de couple.

Et puis je n’ai pas le talent d’écriture et le regard poétique qui feront de ces blogs parallèles un trésor.

Au tout début de mes pérégrinations sur la ligne simple, avant qu’elle ne devienne un port d’attache (traduire ‘un lien très fréquenté dans mes favoris’ ;)), je tapais une fois sur deux ‘la ligne claire’ au lieu de ‘la ligne simple’.

‘La ligne claire’ : c’était mon sentiment. Ca l’est toujours. Cette espèce de clarté des vies simples émane, je crois, de ces blogs. Elle s’affirme et s’individualise aujourd’hui.


La ligne simple, la ligne claire, deux chemins parallèles et liés.

Posté par mowgli nomade à 11:48 - folies et sagesses des hommes - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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