Mowgli Nomade

Etats d'âmes d'une maman thésarde, petits pas vers un mode de vie plus simple et plus ecologique.

08 mars 2009

2 lunch boxes du vendredi et quelques idées pour finir l'hiver

Pas vendredi mais vieux motard que jamais.

Photo de celle d'il y a deux semaines

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Alléchante mais ratée à mon goût. J'ai bidouillé quielque chose sur le modèle de cette salade à l'orge, aux clémentines et à la féta. J'avais un sachet d'orge perlé à utiliser. Premier problème, je n'ai pas du prendre la bonne variété de clémentines, ou alors j'aurai dû les poélée. Elles étaient assez coriaces, et cela faisait des gros morceaux à macher en bouche, qui s'accomodaient mal avec la feta et l'orge. Et puis bon, je n'aime pas la consistence du blé, et l'orge, finalement, c'est un peu comme du blé.

Cette semaine, des crudités (je troune entre salade d'endive-noix-raisins-secs, carottes-celeri rapé, carotte-chou rouge, carotte-betteraves crues) et un cake chorizo-comté délicieux, vraiment délicieux. une vraie recette d'hiver.

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Malgré cela, ma résolution s'épuise: j'en ai un peu marre de bouffer des racines, des trucs qui poussent sous la terre, et de tourner avec 5-6 légumes (ceux que j'achète à la ferme, oui, ca j'achète mes légumes à la ferme il faut que j'en reparle) et pas de fruits ou presque. J'ai même essayé à la tatin au navets au miel et à la lavande. Avec beaucoup de miel. Mais j'aime pas les navets, ya rien à faire.

J'ai essayé de ruser un peu, en me remémorant les gouts sucrés que j'aime bien et en les combinant avec les yaourts de la ferme qui sont quand même bien meilleurs que ceux du commerce. Donc du yaourt ou fromage blanc avec de la confiture d'abricot de maman maman- de coings-de la confiture de chataigne, des scones avec de la lemon curd, et de l'huile à la truffe pour égayer des pommes de terre au four. J'essaie aussi plusieurs types de miel. Je m'initine à la difference entre miel de fleurs d'oranger et de chataigners. J'ai même essayé de faire des crèmes aux oeufs et à la fleur d'oranger. Mais pour le coup, je ne trouve pas ça significativement meilleur que les Lalai*tière du commerce.

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Mais ça n'a eu qu'un temps. Je n'ai pas l'habitude manger beaucoup de laitages (hors fromage, bien sur) et tous ces yaourts me pesaient un peu sur le ventre. C'est déjà un gros progrès par rapport à l'an passé, ou j'avais dégainé ma mangue et mon ananas d'avion dès la mi-janvier. Mais là, faudrait vraiment qu'il s'arrete de neiger. Ou je vais prendre 10kilos de chocolat sur les hanches, malgré le carême.

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01 mars 2009

“Je crois, viens au secours de mon incrédulité”

Le vrai message du carême cette année sera celui de l’Evangile de ce lundi, (Marc 9, 22-24) deux jours avant le mercredi des Cendres qui acte l’entrée dans ce temps de silence et de retour en soi.

Je ne suis pas en état d’être touchée, ni par le message des Cendres « souviens toi que tu es poussière et que tu redeviendras poussière », ni par les messages usuels de ces 40 jours : « prends ta croix et suis moi », va au désert et résiste à la tentation, jeûne, prie, pardonne, demande pardon, aime.

 

D’abord parce que depuis plusieurs années je suis dans la nuit, cet état au bord du précipice, ou à tout instant je frôle l’incrédulité totale (c’est des conneries tout ça, autant croire au Père Nöel), quand ce n’est pas la révolte pur et dure (n’y a-t-il pas quelque chose de malsain dans la morale chrétienne). Sans jamais tomber dedans tout à fait. Parce qu’en plus depuis 6 mois je suis une loque (non, je ne suis pas trop dure avec moi. Quand on est capable de passer plusieurs soirées de suite avachie devant ces émissions qui apprennent aux gens à manger/ranger/laver/économiser/élever leurs enfants/s’habiller/se déshabiller –c’est la modernité. Si tu n’as pas la télé, maintenant, tu as quand même la télé. Merci replay-, c’est qu’on est une loque). Je voudrais que les décès qui m’entourent m’eussent fait réagir, amené à pencher de plus près sur cette histoire de poussière, réalisé ma chance d’être en bonne santé, avec un gentil-homme et un enfant, pour enfin cesser de gâcher toutes ces secondes et toutes ces heures et tous ces jours à ne rien faire, rien, pas même me plaindre.

 

Alors pour ce carême il ne s’agira pas de faire « des efforts », mais simplement d’assurer des activités élémentaires avec plus de régularité. Il ne s’agira de me priver de nourriture mais simplement de manger avec les saisons, et d’espacer encore plus les crises de picardisme aigues (un des rares progrès de ces mois passés). Il s’agira au contraire de continuer à redécouvrir le plaisir de manger sans compulsion et sans hors saison. Il ne s’agira pas de me consacrer entièrement à mes proches et moins proches, mais simplement de consacrer un quart d’heure de plus par jour à ma fille, d’appendre à jouer une ou des comptines de plus, de faire marcher la marionnette. Il ne s’agira pas de devenir l’épouse idéale et attentive que je suis incapable d’être, mais de dîner ensemble un peu plus souvent, de garder à l’esprit que non, le fond ne prime pas sur la forme et que la forme, c’est le respect de l’autre. Il ne s’agira pas d’aimer le monde entier et de compatir à des misères qui dépassent mon entendement, mais de faire un pas vers cet anonyme qui est mon élève de fac, l’élève que le système éducatif actuel ne me donne pas les moyens d’appeler par son nom. Je peux au moins le regarder, anticiper ses difficultés, écrire plus lisiblement, ne pas m’impatienter, faire écran entre lui et les tensions qui déchirent les profs entre eux, entre lui et les dysfonctionnements administratifs et humains qui pourrissent mon travail quotidien. 

 

Il ne s’agira pas de descendre au plus profond de moi, mais d’apercevoir mon ombre, de reconstituer les morceaux épars, de chercher un contour.

 

Il ne s’agira enfin pas de prier des heures durant mais quelques secondes de plus, et de faire mienne cette maxime qu’un moine autrefois m’avait édictée : « il n’y a pas de prière assez courte pour Jésus. Quand je suis trop fatigué, je me contente parfois d’un « Jésus, je t’aime » ».

 

Ces mots ne seraient être les miens. Mais quand j’aurais 10 secondes, je lui dirais « Seigneur, je suis perdue, je ne te sens pas, jamais. Je n’ai même pas la force de faire ces efforts qu’on dit que tu réclames. Je ne comprends pas comment on peut juger ceux qui te sont fidèles de ceux qui se détournent de toi puisque, s’ils leur manquent la force, comment leur en vouloir ? N’est-ce pas déjà juger les gens sur une « capacité » ? Seigneur je suis tellement fatiguée que je n’arrive même pas à souhaiter être meilleure avec ceux que j’aime. Alors porte moi, donne moi ta grâce sans laquelle je ne peux rien, pas même te chercher. » 

 

Et quand je n’aurais qu’une seconde pour prier, je lui dirais « Seigneur, viens au secours de mon incrédulité ».   

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20 février 2009

Ecole buissonnière

Une escapade de deux jours en semaine.

 D’un côté de la frontière…..

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….et de l’autre

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Un week-end en semaine pour faire l'école buissonière

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J'avais une tite chanson pour aller avec tout ça, mais impossible de mettre là main sur le lien du lecteur chez deezer. Ya un problème ou bien je dois d'urgence me racheter des yeux?

Posté par mowgli nomade à 19:01 - tisser un fil - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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La lunch box du vendredi

En général, quand je me promets de m’astreindre à une tâche hebdomadaire, je commence par me rappeler les bénéfices d’une certaine régularité. Genre si je m’engage à faire un post de lunch box le vendredi, ça m’oblige à m’en préparer une au moins une fois par semaine au lieu de courir à la sandwicherie de la gare entre 13h00 et 13h30 pour m’enfiler l’éternel thon-crudités. En général, ensuite, je renonce à ma bonne résolution vers la troisième semaine.

 

Nous en sommes donc à la seconde semaine.

 

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(OK, ca n’est pas dans une lunch box. Parce que là c’était la seconde fois de la semaine. Mais c’était étudié pour).

 

Donc une tranche de pâté en croute, avec un mélange carottes-betteraves crues râpées. Tout l’intérêt étant dans la sauce, empruntée chez Sophie : 1 cs purée amande+1 cs eau+ jus 1 citron+ 4 cs huile olive+ 1 echalotte émincée. Le mélange jus citron-échalotte est idéal pour donner à coup de fouet à ces crudités, et son acidité est compensée par la douceur de la purée d’amande (se trouve en magasin bio, mais on peu faire sans). Et le dessert ? Des nounours en chocolats, on ne se refait pas.  

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Housse de couette et morale de l’histoire

Merci pour vos commentaires sur le post précédent. Pour parler comme on le fait dans mon milieu, je vais maximiser mes désirs de me créer un cocon sous contrainte budgétaire (un peu serrée en ce moment étant donné que je rentre de vacances). Ou alors je vais encore attendre six mois. Parce qu’on est supposé déménager cet été, alors ce seraient vraiment dommage de finir cette déco dans les teintes bleu et sur papier peint jaune pour échouer dans une pièce aux murs roses ou vert pales ou tout blanc (et un camaieu de bleu-gris sur fond blanc, ca fera un peu froid).

 

Enfin bref, par ce post je ne cherchais pas simplement à m’acheter une conscience. J’ai maintenant l’impression que mon exemple était mal choisi : je n’ai qu’une housse de couette, et c’est vrai, ça ne fait pas beaucoup. Pas de complexe à avoir, donc, comme vous me l’avez toutes (tous ? Titi ? ) dit. Mais ce qui m’intéresse, surtout, c’est comment vous faites, en général, pour mettre en balance votre envie de beau, votre conscience écologique et votre conscience religieuse/humaniste/solidaire. Pas à un niveau trop général non plus. Pour la philo j’ai ma maman. Je me demande comment concilier tout cela dans ma vie de tous les jours, quand je réfléchis à de potentiels achats de déco, de bibelots et œuvres d’art (plutôt Degas ou Kandinsky ;)), de linge de maison, de vaisselle, de jouets, de meubles, etc.

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16 février 2009

Le dilemme du linge de lit

Je feuillette un catalogue de déco atterri je-ne-sais comment dans ma boite aux lettres. Périodiquement, l’envie me prend d’améliorer la déco de telle ou telle pièce de la maison. La c’est ma chambre à coucher. Envie de cocon due à la fatigue, l’hiver, et le froid, je présume.  

Je dis bien améliorer, pas refaire. Je n’en suis pas chercher repreneur pour du linge de maison ou des bibelots dont je n’aimerai plus le thème ou la couleur, j’en suis à mon premier jet. Ladite chambre, par exemple, n’a que récemment acquise un semblant d’unité, quand l’or du papier peint s’est mariée au bleu marocain des tables de nuit courageusement peintes et repeintes par le mari durant mon séjour à la maternité et à la photo vue sur mère de terrasse marocaine, précisément. J’y ai ajouté deux tableaux de ma grand-mère dans ces mêmes teintes.

J’avais deux housses de couette pour cette chambre, une rayée blanche et bleue (ca tombait bien) de l’ami suédois, et une blanche à fines fleurs vertes gracieusement prêtée par la belle mère lors de notre installation. Cette seconde housse ne colle plus du tout à la chambre, alors qu’elle ferait merveille dans la chambre d’amie entre-temps retapissée de belle-maman, et je m’apprête donc à lui renvoyer. Ayant un sèche linge, je m’organise avec une seule housse, mais celle-ci s’use et j’ai envie de changement. De même, j’aimerai couvrir mes lampes de chevet d’abat jour. Il y en eut, mais en verre, et les ai l’un après l’autre fracassés lors de mes crises de somnambulisme.

 

Mais est-ce bien nécessaire ? « Dans ton optique de désencombrement, une housse devrait suffire », me souffle mon ange vert. Mon ange blanc auréolé en rajoute une couche : « tu n’as pas besoin de cette seconde housse, surtout que tes goûts te pousse vers une jolie teinte gris bleutée hors de prix (pour ne pas mentionner le linge gris finement rayé de fils bleu roi aperçue chez CK en traversant un grand magasin l’autre jour. Inabordable) et de cette descente de lit en Jacquart, si tu n’as que ça a faire de ton argent, mieux vaut faire un don. » « Oui mais tu as droit à un minimum de confort en cette saison fatigante, et surtout à une lumière plus apaisante que celle d’ampoules à nue,» rétorque mon ange fourchu.

Vous me direz que je me prends vraiment la tête pour des conneries. Peut-être. Mais cette histoire à une morale. Elle est symptomatique. Symptomatique, non seulement de la tension qui existe entre mes convictions religieuses et mes envies de « beau » depuis fort fort longtemps, mais également entre cette nouvelle tension qui existe entre cette même aspiration au beau et ma conscience écologique naissance. Je n’ai rien résolue. Mais je suis frappée par la tendance de certains textes sur le désencombrement (comme celui de Mark Burch ) à faire disparaître tout attachement aux objets quels qu’ils soient, t tout particulièrement les objets de décoration. Parce qu’ils ne sont pas absolument nécessaires (et pourtant, "c'est véritablement utile, puisque c'est beau", me dirait ma maman en citant Saint Exupéry). Alors bien sur on en a toujours trop, mais ce jusquetoutisme me gêne. J’y vois l’éradication du beau. Alors bien sûr, on me répondra que c’est justement l’espace qui est beau. Jusqu’à un certain point. Après c’est nu, vide. Ou alors que la nature ou le visage de nos frères devraient rassasier cette envie de beauté naturelle. Mais malheureusement je ne vis pas en pleine nature (même si je suis déjà assez chanceuse d’apercevoir un bout de forêt de ma fenêtre). Je dors, je mange et je travaille entre quatre murs, et je voudrais qu’ils soient plus beaux. Mes souvenirs d’enfance font la part belle aux intérieurs chaleureux, et le chalet alpin de mes grands parents n’aurait pas autant marqué mon enfance s’il n’y avait pas eu la grande cheminée, le canapé confortable, les serviettes à carreaux rouge et blanc, la jolie porcelaine pour le goûter, les vases en cuivre. Le jardin de mes parents ne serait pas aussi enchanteur s’il n’y avait le fer forgé se mêlant aux feuilles, et la mosaïque colorée se détachant sur le mur ocre. Ma grand-mère peintre, ma mère sculpteur, ma sœur décoratrice et couturière m’ont inculqué une conscience brûlante du beau qui m’entoure, et esthétique qui ne goûte point le minimalisme. Les sculptures de ma mère sont souvent très épurée (cf ci-dessous, sur son blog et son site). Mais pas minimaliste. Et son intérieur encore moins.

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Je pense aussi au modèle monastique dont certains textes sur le désencombrement se réclament. J’ai beaucoup fréquenté certains lieus bénédictins. Jusqu’à plus d’un mois dans l’année à une certaine période de ma vie. J’ai pu constater que si ces moines possédaient très peu d’objets, ceux-ci étaient en matière noble, aux lignes harmonieuse. Le chapelet est toujours en bois d’olivier, les grains sont purs. Et les chapelles finement ornées, ciselées. Je me souviens en particulier de la chapelle des sœurs de Bethlehem,  en l’abbaye du Thoronet. Ces moniales ont choisi de se conformer à un règle qui compte parmi les plus strictes du monde monastique. Cloîtrées, elles vivent en solitude et en silence, des ermitages individuels, dans le dénuement total. Que l’on souscrive ou pas à ce choix, que l’on ne le comprenne pas n’est pas un problème. La pauvreté est totale. Mais j’ai été saisie en pénétrant dans la chapelle récemment édifiée sur le site du Thoronet ou elles célèbrent leurs offices. Quasi vide, mais construite en pièces blanche réfléchissant la douce lumière filtrées par de superbes et discrets vitraux. Des matières nobles. Loin de moi l’idée de critiquer ce choix au motif qu’il serait dispendieux. Ces moniales n’ont rien, rien d’autre que l’extraordinaire beauté de ce lieu qui porte leur prière. Je pense aussi aux costumes de fêtes de tribus, à tant d’autres choses.

Tout est peut-être dans la mesure, dans le choix. Mais le discernement est difficile et je ne me résout pas à jeter le bébé avec l’eau du bain. Problème de petite fille riche, sans doute, mais qu’on ne fasse pas ici référence à la simplicité dans laquelle vivaient les « aieux », proches ou lointain. Tout le problème de la décroissance est qu’on ne peut pas retourner dans le passé, qu’il faut aller de l’avant, qu’il faut inventer un nouveau mode de vie. Et au contraire de nombre d’écolos bloggueurs que je lis, ce chemin me semble tout sauf simple (je n’ai pas dit facile, mais bien simple).

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Vouivre, Albätre, LNC sculpteur

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14 février 2009

Heureuses naissances

C'est une coutume que j'ai découverte sur le tard, il y a 3-4 ans. Avant il n'y avait pas de bébés dans mon entourage immédiat (les oncles et tantes avaient fini, les frères, soeurs, cousins, amis pas encore commencé). J’ai été un peu surprise. Je saisis bien l’origine de cette tradition du « cadeau de naissance » : aider les jeunes parents à se constituer un trousseau pour leur bébé. Mais celui-ci me semble aujourd’hui à la portée de la grande majorité des ménages, et surtout je ne savais jamais quoi envoyer. J’avais l’impression de m’acquitter d’une taxe sur la naissance d’un enfant chez un proche, de devoir foncer dans un magasin de vêtements enfantin, de devoir choisir une pièce sans savoir ce qui serait utile (ni même adapté, comment savoir quand on n’est pas parent), tout cela pour signifier « félicitations, je pense à vous.» Ce malaise fut confirmé quand je passai de l’autre côté du miroir. Entre les cadeaux qui n’étaient vraiment pas à mon goût, les doublons ou plus, les 10 pyjamas 6 mois et les 6 cardigans 18mois, je me disais que les ¾ des proches qui avaient eu ce sympathique geste pour moi auraient mieux fait de garder leur argent, je ne leur en aurais pas voulu. J’ai constaté qu’un petit chemisier blanc manquait souvent à partir de 6 mois et qu’offrir un pyjama en 2 ans comblerait certainement un vide.

Mais tout cela me semblait traître : mécanique, sans intention et anonyme alors que l’objectif était précisément de transmettre ses pensées émues, affectueuses, réjouies, attendries. Tradition difficile à ignorer cependant, car je me sentais souvent le cœur en fête en ces occasions.

J’ai demandé à ma sœur, couturière en voie de professionnalisation, de me faire un cadeau, puis deux, puis trois. A chaque fois nous avons pensé les matières, les formes, les tailles en fonction des saisons, des modes de vie, des besoins (pas les même pour un premier ou une seconde fille née à la même saison que la première).

Décider de faire soi-même (ou faire faire, dans mon cas), l’essentiel de ses cadeaux de naissance à un coût : contrairement aux apparences, le prix du tissu, des jolies finitions (boutons, rubans, etc.), et la juste rémunération du temps et de l’imagination consacré par la couturière rend ces petits cadeaux plus cher que l’équivalent « industriel » (mais la différence n’est pas exorbitante). Si l’on peut parler d’équivalent. Car point de comparaison entre une robe faite maison « sur mesure » et pensée pour chaque bébé et un achat (entendons nous bien. On trouve des pièces superbes, originales, fines, craquantes, vêtements comme jouets, dans le commerce. Mais à des prix inabordables sitôt qu’on a un certain nombre de naissance dans son entourage). Offrir un cadeau pour une naissance  acquiert une signification. Merci à la couturière.

Elle est venue passer la semaine ici avec ses deux loulous et sa machine à coudre, et elle en a profité pour réaliser mes dernières commandes.

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Tabliers Elsie ("invasion de chauves souris") en Vichy rose 18mois pour une petite Clotilde brune chevelue, en vichy rouge pour une petite Solveig blonde franco-suédoise, et en madras pour une petite Alix qui a besoin de soleil sous la pluie bretonne.

Gilet bleu biais vichy 3 mois pour un petit Arthur tout juste arrivée dans une maison en plein travaux (température dans la maison : 16°)

Robe blanc et Liberty 9 mois dans pochon assorti pour une petite Thérèse que ses deux frères et ses parents attendaient avec tant d’imaptience.  

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13 février 2009

La fille qui voulait se racheter une santé

Des fois, entre un rocher au chocolat et une crème fouettée sur bananes au chocolat (oui, je sais, il y a 2 fois chocolat dans les dix derniers mots), j'ai un spasme d'orthoréxie. Ma lunchbox du jour:

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Salade endives-noix-raisins secs avec un peu de gomasio et de levure de bierre (le gomasio est du sel de sésame, doux et parfumé, qui s'utilise comme condiment), cake au surimi (recette dérivée du cake de Sophie au crabe), fruits secs.

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04 février 2009

Lumière

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Lundi 4 janvier 2009, 17h20

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Lundi 2 février 2009, 17h20

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02 février 2009

Besoin d'aide Deezer

Pourquoi selon le titre que j'essaie de mettre sur mon blog, il y a des fois ou l'écoute est coupée au bout d'une trentaine de secondes?

Posté par mowgli nomade à 22:25 - besoin de vos conseils - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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