20 février 2009
Ecole buissonnière
Une escapade de deux jours en semaine.
….et de l’autre
Un week-end en semaine pour faire l'école buissonière
J'avais une tite chanson pour aller avec tout ça, mais impossible de mettre là main sur le lien du lecteur chez deezer. Ya un problème ou bien je dois d'urgence me racheter des yeux?
23 mai 2008
La recrue (3): Kasparek
Mon choix s’arrête finalement sur un bouffon. Habit rouge à grelots. Mais là encore, pas de sourire waldisneyque et de pommettes bien rondes et bien rouges, de sourcils bien dessinés. Un sourire un peu de travers, un peu grinçant, un jenesaisquoi de fou. On ne sait pas vraiment si c’est un bon ou un mauvais.
La dame ne parle que 3 mots d’anglais et quatre français. Je ne parle pas un mot de sa langue. Pourtant, nous avons une longue conversation. Je lui demande de m’apprendre à la faire bouger, elle me montre longuement comment la faire danser. Le principe est simple mais mes doigts sont maladroits. Il me faudra de l’entraînement. Je lui explique que c’est pour ma petite, elle me raconte que sa fille de 15 ans a passé un an en France. Je lui demande à quel conte, légende, folklore local est emprunté le personnage, s’il est du côté des gentil ou du côté des méchants. Elle me dit que c’est Kasparov, le bouffon du roi, qu’il symbolise la joie (plus tard, j’apprendrai dans mon guide qu’il s’agit du bouffon Kasparek, le personnage le plus populaire d’entre elles).
Elle l’emballe très soigneusement, et je réalise alors que je n’aurais pas cru pouvoir en ramener une avec moi. Je m’étais dit en bois, originale et avec une démonstration ou rien du tout. Même si elle n’est pas dans les plus belles, elle n’est pas un achat de dépit. J’en suis ravie.
Je décide de ne pas reprendre le circuit que j’ai emprunté à l’aller. Tant pis pour la carte postale. Trop de monde, je suis agoraphobe. Je m’engage dans les rues parallèles. Vides ou presque, et plus monotones. Mais l’histoire est quand même là, à chaque coin.
Je m’arrête pour contempler une frise que je n’aurais même pas remarquée dans la débauche de couleurs, de sculptures, d’art des rues un peu plus haut.
Je cours attraper mon tram, et me voici dans ma chambre. Il est temps de travailler ma présentation, j’ai une soirée et une nuit pour cela. Je ne sais pas si elle lui plaira, mais il y a désormais une petite histoire, des émotions attachées à ce personnage.
Dommage que tous mes achats ne soient pas à cette image.
20 mai 2008
La recrue (2): chez Truhlar
Comme la dernière fois, je me déplace à pieds. Je sais exactement ou aller. Pas besoin de plan. Il y a deux magasins, le premier sur une placette de la vieille ville, à deux pas de la célébrissime place nationale. Rien n’a changé, si ce n’est les prix qui ont légèrement augmenté. J’en cherche une en bois, véritable ouvrage d’artisanat. Celle avec le masque et la cape noire. Trop cher, bien trop cher. J’ai l’enfant mais toujours pas les sous. Je ne suis même pas déçue. Le simple fait de les avoir vu me suffit. Elles resteront un rêve, elles m’émerveillent toujours autant.
Je décide tout de même de faire un saut à leur second magasin. Mais il s’agit alors de franchir le pont, et là je manque de faire demi-tour. Une marée humaine.
Je prend soudain conscience de la chance que j’ai eu de venir en février, la dernière fois. La température était largement négative, je n’avais pas eu à regretter les aprèsski et les moufles, il faisait nuit à 16h, mais les journées étaient ensoleillée, et je garde un souvenir ému de nos promenades nocturnes dans les rues éclairées….et désertes. Hors saison.
Cette fois, c’est la pleine saison ; les balafres touristiques (dont je suis responsable en tant que touriste) me sautent aux yeux.
Je manque de faire demi-tour, mais je m’applique finalement à slalomer entre les groupes. J’arrive au bout du pont.
Là encore, je n’ai besoin d’aucun repère, je me souviens parfaitement de l’endroit. Du parapet, je me penche sur la droite. L’échoppe est là, sous le pont, cachée.
Les mêmes peuplent l’endroit, toujours aussi belles....
....toujours aussi chères. C'est surréaliste, tous ces fils qui pendent du plafond. J'ai l'impression de penetrer clandestinement un décor de Tim Burton.
Mais il y en a aussi de plus petites. Elles sont en bois également, mais les pièces détachées sont fabriquées industriellement. En revanche, elles sont assemblées et peintes à la main, ce qui rend chaque pièce, chaque visage en particulier, unique.
Je les contemple un long moment. Ce que j’aime, par rapport à leurs alter ego des autres fabricants, c’est ce côté comédie humaine, cette sorte de grossierté. Les autres présentent un visage lisse, de conte de fée. Ici, elles sont grimaçantes, grotesques. J’aime plus particulièrement les vieilles au nez crochu et à la tignasse blanche mal peignée, et les pirates balafrés qui font la gueule ou ont l’air bête selon. Mais je crains tout à coup de peupler les rêves de mon chtig de faces grimaçantes.......
17 mai 2008
La recrue (1): revenir
Quand j’ai su que j’étais acceptée à cette conférence. Non à cause de la conférence elle-même, très peu de sujets compréhensibles abordés, ni à cause de la célèbre capitale abritant l’évènement. Mais parce que j’y étais déjà venue deux ans auparavant, que je gardais d’elle un souvenir ébloui, et que je m’étais promise, si un jour j’avais un enfant, de retourner dans cette ville et de lui en offrir une, d’en faire un de ses souvenirs d’enfance.
Le séjour avait pourtant mal commencé. Une grève des contrôleurs aériens, l’avion du matin annulé, je n’atterris que le soir et j’ai raté le premier jour de la conférence, alors que j’avais prévu déjà d’amputer le troisième, pour retrouver mon chitg au plus vite. Un chauffeur de bus fou, des pavés dont ma colonne vertébrale se souviendra longtemps, une adresse un peu vague, bâtiment Jarov III, la pluie. Ce n’est pas un quartier touristique, presque personne ne parle anglais, je ne pense pas à demander mon chemin en allemand. Et puis Jarov, c’est le nom du quartier. Tous les batiments s’appellent Jarov. On m’en conseille un, plus haut et plus terne que les autres. C’est ici, le crous local. Je déplace les meubles en formica de ma chambre afin de trouver La prise. Et je m’enfonce dans les rues avec une collègue pour chercher à diner. Ici, les vestiges du communisme sont prégnants, partout. Pressées de se coucher, nous échouons dans la taverne la plus proche. Première bonne surprise. Deux repas très copieux pour moins de 4 euros. Loin des prix et de la médiocre qualité de ce que proposent les restaurants du centre, ceux de mon précédent voyage. Simple, et goutu, très goutu. Mais cette fois, j’ai retenu la leçon : le truc vert n’est pas du poivron, c’est du piment. Avec tout ça, il est déjà 22h, pas question de partir à leur recherche. Il me reste un jour et demi de conférence, je me dis que je ne verrais de la ville que ces murs tristes.
Mais le lendemain, rien ne m’intéresse dans le programme de l’après midi. Il n’y a personne de mon labo, personne de mon école de pensée plus largement. J’ai salué de loin deux trois doctorants, personne ne remarquera mon absence. Je m’éclipse....
03 juillet 2007
Visiting Los Angeles : better green than blue.
A y est, je l’ai fait. Je me suis aventurée hors de Westwood. Et ca confirme qu’il faut suivre son intuition.
Direction Santa Monica après le culte. J’attend le bus 30 minutes, mais au moins pas d’embouteillages le dimanche. J’arrive à la plage, par
Et pendant ce temps, a Vera Cruz (snif),
Déjeuné et arpentage d’une zone piétonne. C’est sympa, mais il n’y a pas grand-chose à arpenter à part des magasins.
Je ne peux décidément pas en rester là. Je décide de tenter le seul endroit qui me donnait vraiment envie, le Getty center. Tout prêt de UCLA en théorie. Mais il faut prendre deux bus, et attendre chacun près d’une demi heure. Et le centre ferme à 6 heures. Est-ce vraiment la peine ? Je décide que même pour une heure, c’est la peine. Et je ne le regrette pas.
Sur les hauteurs de LA, la plus belle vue sur la ville. Vue comme cela, elle me semble tout de suite plus apprivoisable.
Une architecture complètement folle, réalisée par Meier sur commande de Paul Getty, ouvert au public en 1997, dont les collections et les jardins sont entièrement gratuits. Il faut prendre un tramway une fois dans l’enceinte pour y accéder. Pour donner au visiteur l’impression de s’élever au delà de son expérience quotidienne, selon l’architecte.
Qui a réussi son coup magistralement.
La vue en sortant du tram.
La sculpture du hall d'entrée.
Hyper moderne, en formes carrées et circulaires, en pierres blanches qui prennent la lumière d’une manière qu’il n’est pas possible de rendre sur les photos. Il faudrait un appareil 360° pour rendre compte de la magie du lieu. Un lieu sortie de l’imagination d’un milliardaire fou…. Et zen. Des jardins fabuleux, beaucoup de monde mais un paix et un silence.
C’est comme si adultes et enfants marchaient sur la pointe des pieds pour ne pas troubler le calme du lieu. J’y serais bien rester la journée. Je suis quelque part rassurée. Je n’habiterai pas à LA, mais toute ville à ses endroits magiques……..
Edit : ....et des coups de soleil un peu partout, malgré l'écran total. Argggg, je crois que je vais être bonne pour le masque de grossesse d'ici quelques jours. Misère! Mais comment font les futures mamans californiennes?
Pas envie de visiter LA
Ca fait déjà une semaine que je suis à Los Angeles pour une recherche d’archives. Une semaine que je suis là, et pour diverses raisons, je n’ai pas bougé du campus ou je travaille. De bonnes raisons ? Je me sens un peu coupable… Et c’est le propre de la simplicité volontaire que de savoir s’écouter (avec suffisamment de patience et de simplicité, justement) pour pouvoir mettre à plat ses « raisons », et résoudre ainsi un état d’esprit incertain, bancal, insatisfaisant.
Lors de mes précédents voyages « d’étude » (qui ont ceci de particulier que je suis seule, absolument seule pendant plusieurs jours), j’ai toujours aimé arpenter les villes d’accueil dans tous les sens. Pas prioritairement visiter des musées, quoique j’ai vu des choses magnifiques, mais surtout pour m’imprégner d’une atmosphère, des lumières, des couleurs, des odeurs, des bruits.
Et surtout quand la ville est une ville d’eau.
Il y a eu Stockholm, en plein hiver (-20 degré, j’étais contente d’être partie en chaussures de rando malgré les regards amusés des collègues). La nuit, le jour, la neige, le rouge, le lac gelé, le Vasa Museet et le musée d’art moderne, celui qui m’a fait aimer Klein.
Et puis le silence, la solitude que je découvre pour ce premier voyage d’archives. Bien sur, il y à des rencontres, des discussions à bâtons rompus avec les filles de tous pays qui se succèdent dans la péniche-auberge de jeunesse ou je loge, mais je suis la plupart du temps seule, face à mes archives ou dans les rues. Ca fait du bien. J’ai le sentiment que les moindres expériences des sens, les ambiances, s’impriment plus profondément dans ma mémoire du fait de ce silence et de cette sorte de solitude.
Il y a eu Porto, plus bref et pas vraiment seule, pour un colloque. Mais la ville frappe par son identité, et elle n’est pas immense. Je suis restée un jour de plus pour la visiter avec mon Routard, et on peut s’en faire une idée en une journée sans trop de problème. La aussi de l’eau, de la lumière, des couleurs, des mosaïques, du fer, des matériaux.
Les Etats-Unis, c’est plus difficile. Il y a quelques endroits que je voudrais visiter, mais à part New Orlean, il s’agit surtout de nature, Yellowstone, les rocky mountains, etc…
Je sais que ca va sembler une hérésie à beaucoup (je me souviens d’amis me parlant de New York avec des trémolos dans la voix comme la vie ultime, un rêve de gosse), mais la ville américaine incarne pour moi tout ce que je déteste, en particulier l’inhumanité. Je n’aime pas beaucoup les villes de manière générales, et je n’ai pas aimé vivre à Paris (j’avais certes plutôt les avantages que les inconvénients, et je n’allais pas vraiment au concert tous les soirs et au musée tous les dimanche). Dès que j’ai pu, j’ai déménagé en banlieue, suffisamment près de mon lieu d’étude pour pouvoir m’y rendre à pieds ou en vélo, suffisamment près d’un parc, et d’une piscine. Mais je sais bien que Paris à son charme, et j’y garde des souvenirs inoubliables, de jour, comme de nuit. Mais les villes américaines ne sont pas à dimension humaine. Et je ne conçois pas de découvrir une ville autrement qu’à pieds, même s’il faut user ses semelles pour cela.
Mon premier contact d’adulte avec une ville US a pourtant été une bonne surprise. San Francisco. Forcement. Comment être déçu? J’avais passé la semaine à Stanford, retranché dans un campus aux airs de décors de péplum, au milieu des écureuils.
Avec ce genre d’aberrations américaines : le panthéon cotoyant big ben cotoyant une des plus substantielles collections de bronzes de Rodin au monde (sur
San Francisco, j’avais vu quelques photos, eu quelques échos favorables, et j’en avais envie. Alors avec quelques autres étudiants rencontrés sur le campus, j’ai pris le premier train le samedi et je m’y suis précipitée. Je n’ai pas été décu. Pas de chef d’œuvre culturel ni architectural (le Golden Gate, mais loin et dans la brume), mais un identité, une ambiance, se dire qu’on pourrait y vivre.
Point de tout cela à Los Angeles. Pourtant, à quelques blocks (30-45 minutes de bus en semaine quand même, c’est ça les villes tentaculaires), il y a la mer, celle dont j’ai rêvé toute l’année. Enfin non, pas celle dont j’ai rêvé toute l’année. Ma méditerranée, ce n’est pas l’océan. Mais j’avais quand même pris la peine de trimballer mes palmes jusqu’ici, il fallait que je m’en serve.
Mais non, toujours pas. Je n’ai pas l’eau à la bouche en lisant mon guide, même à la description du LACMA (j’aime particulièrement les musées d’art contemporains et les jardins botaniques). Même en regardant quelques photos sur internet. Je sors à 5 heures du soir, samedi compris, fatiguée. Il me faut une demi heure pour descendre de mon perchoir (je travaille tout en haut de UCLA), je sais qu’il me faudrait au moins une bonne demi heure de bus pour aller n’importe ou, je ne comprend d’ailleurs pas très bien comment ca marche, ce système de bus, et mon ventre me pèse. La période du routardisme semble définitivement révolue. Je ne voudrais pas me retrouver à l’hosto paniquée parce que bébé ne bouge plus, et je rentre sagement me reposer à l’hotel (ou d’ailleurs je m’endors régulièrement avant 9 heures). J’ai bien tenté une ouverture samedi, sortant un peu plus tôt, mais après avoir attendu 25 minutes le bus (week end !) et m’être fait répondre par le chauffeur du 3 que pour Santa Monica, le 2 va plus près (mais ca veut dire quoi, plus près), me dire que j’aurais quand même pu penser à prendre mon guide, je m’imagine perdue au milieu de ces artères commerciales interminables, sans taxi et avec mon ventre, et je fini par dépenser l’argent du bus dans une glace, et par rentrer à l’hotel.
Mais demain, j’ai une journée, je ne risque pas grand-chose à aller lentement….
01 juillet 2007
Blue Day
Was a blue day.
The blues of the wife missing her husband ?
When I left the hotel and walked through the deserted streets to the campus, the shining blue of the sky seemed inappropriate. Jarred with my inner blue. Came through my mind that I would have loved to be in San Francisco rather than in LA. Could rely on a misty morning.
UCLA campus, blue and deserted on a Saturday morning.
Called my husband. Was the evening in Germany. Could hardly understand what he was saying. But nevermind. Just needed to hear his voice.
Hard time at work in addition to that. Did not feel like taking a blue bus to see the blue sea afterward. Bought a chick lit book and a M&M pack and burried into my white bed.
Tomorrow may be a different kind of blue.
Friends you can find on the campus.
The blues of the pregnant woman?
Or more bluntly simply the blues of the Saturday-working geek.




































