16 février 2009
Le dilemme du linge de lit
Je feuillette un catalogue de déco atterri je-ne-sais comment dans ma boite aux lettres. Périodiquement, l’envie me prend d’améliorer la déco de telle ou telle pièce de la maison. La c’est ma chambre à coucher. Envie de cocon due à la fatigue, l’hiver, et le froid, je présume.
Je dis bien améliorer, pas refaire. Je n’en suis pas chercher repreneur pour du linge de maison ou des bibelots dont je n’aimerai plus le thème ou la couleur, j’en suis à mon premier jet. Ladite chambre, par exemple, n’a que récemment acquise un semblant d’unité, quand l’or du papier peint s’est mariée au bleu marocain des tables de nuit courageusement peintes et repeintes par le mari durant mon séjour à la maternité et à la photo vue sur mère de terrasse marocaine, précisément. J’y ai ajouté deux tableaux de ma grand-mère dans ces mêmes teintes.
J’avais deux housses de couette pour cette chambre, une rayée blanche et bleue (ca tombait bien) de l’ami suédois, et une blanche à fines fleurs vertes gracieusement prêtée par la belle mère lors de notre installation. Cette seconde housse ne colle plus du tout à la chambre, alors qu’elle ferait merveille dans la chambre d’amie entre-temps retapissée de belle-maman, et je m’apprête donc à lui renvoyer. Ayant un sèche linge, je m’organise avec une seule housse, mais celle-ci s’use et j’ai envie de changement. De même, j’aimerai couvrir mes lampes de chevet d’abat jour. Il y en eut, mais en verre, et les ai l’un après l’autre fracassés lors de mes crises de somnambulisme.
Mais est-ce bien nécessaire ? « Dans ton optique de désencombrement, une housse devrait suffire », me souffle mon ange vert. Mon ange blanc auréolé en rajoute une couche : « tu n’as pas besoin de cette seconde housse, surtout que tes goûts te pousse vers une jolie teinte gris bleutée hors de prix (pour ne pas mentionner le linge gris finement rayé de fils bleu roi aperçue chez CK en traversant un grand magasin l’autre jour. Inabordable) et de cette descente de lit en Jacquart, si tu n’as que ça a faire de ton argent, mieux vaut faire un don. » « Oui mais tu as droit à un minimum de confort en cette saison fatigante, et surtout à une lumière plus apaisante que celle d’ampoules à nue,» rétorque mon ange fourchu.
Vous me direz que je me prends vraiment la tête pour des conneries. Peut-être. Mais cette histoire à une morale. Elle est symptomatique. Symptomatique, non seulement de la tension qui existe entre mes convictions religieuses et mes envies de « beau » depuis fort fort longtemps, mais également entre cette nouvelle tension qui existe entre cette même aspiration au beau et ma conscience écologique naissance. Je n’ai rien résolue. Mais je suis frappée par la tendance de certains textes sur le désencombrement (comme celui de Mark Burch ) à faire disparaître tout attachement aux objets quels qu’ils soient, t tout particulièrement les objets de décoration. Parce qu’ils ne sont pas absolument nécessaires (et pourtant, "c'est véritablement utile, puisque c'est beau", me dirait ma maman en citant Saint Exupéry). Alors bien sur on en a toujours trop, mais ce jusquetoutisme me gêne. J’y vois l’éradication du beau. Alors bien sûr, on me répondra que c’est justement l’espace qui est beau. Jusqu’à un certain point. Après c’est nu, vide. Ou alors que la nature ou le visage de nos frères devraient rassasier cette envie de beauté naturelle. Mais malheureusement je ne vis pas en pleine nature (même si je suis déjà assez chanceuse d’apercevoir un bout de forêt de ma fenêtre). Je dors, je mange et je travaille entre quatre murs, et je voudrais qu’ils soient plus beaux. Mes souvenirs d’enfance font la part belle aux intérieurs chaleureux, et le chalet alpin de mes grands parents n’aurait pas autant marqué mon enfance s’il n’y avait pas eu la grande cheminée, le canapé confortable, les serviettes à carreaux rouge et blanc, la jolie porcelaine pour le goûter, les vases en cuivre. Le jardin de mes parents ne serait pas aussi enchanteur s’il n’y avait le fer forgé se mêlant aux feuilles, et la mosaïque colorée se détachant sur le mur ocre. Ma grand-mère peintre, ma mère sculpteur, ma sœur décoratrice et couturière m’ont inculqué une conscience brûlante du beau qui m’entoure, et esthétique qui ne goûte point le minimalisme. Les sculptures de ma mère sont souvent très épurée (cf ci-dessous, sur son blog et son site). Mais pas minimaliste. Et son intérieur encore moins.
Je pense aussi au modèle monastique dont certains textes sur le désencombrement se réclament. J’ai beaucoup fréquenté certains lieus bénédictins. Jusqu’à plus d’un mois dans l’année à une certaine période de ma vie. J’ai pu constater que si ces moines possédaient très peu d’objets, ceux-ci étaient en matière noble, aux lignes harmonieuse. Le chapelet est toujours en bois d’olivier, les grains sont purs. Et les chapelles finement ornées, ciselées. Je me souviens en particulier de la chapelle des sœurs de Bethlehem, en l’abbaye du Thoronet. Ces moniales ont choisi de se conformer à un règle qui compte parmi les plus strictes du monde monastique. Cloîtrées, elles vivent en solitude et en silence, des ermitages individuels, dans le dénuement total. Que l’on souscrive ou pas à ce choix, que l’on ne le comprenne pas n’est pas un problème. La pauvreté est totale. Mais j’ai été saisie en pénétrant dans la chapelle récemment édifiée sur le site du Thoronet ou elles célèbrent leurs offices. Quasi vide, mais construite en pièces blanche réfléchissant la douce lumière filtrées par de superbes et discrets vitraux. Des matières nobles. Loin de moi l’idée de critiquer ce choix au motif qu’il serait dispendieux. Ces moniales n’ont rien, rien d’autre que l’extraordinaire beauté de ce lieu qui porte leur prière. Je pense aussi aux costumes de fêtes de tribus, à tant d’autres choses.
Tout est peut-être dans la mesure, dans le choix. Mais le discernement est difficile et je ne me résout pas à jeter le bébé avec l’eau du bain. Problème de petite fille riche, sans doute, mais qu’on ne fasse pas ici référence à la simplicité dans laquelle vivaient les « aieux », proches ou lointain. Tout le problème de la décroissance est qu’on ne peut pas retourner dans le passé, qu’il faut aller de l’avant, qu’il faut inventer un nouveau mode de vie. Et au contraire de nombre d’écolos bloggueurs que je lis, ce chemin me semble tout sauf simple (je n’ai pas dit facile, mais bien simple).
Vouivre, Albätre, LNC sculpteur
20 février 2008
Dans mes bottes
Jeudi dernier, je n'ai pas acheté que des couches-lavables-qui-vont-sauver-la planète.
J'ai aussi acheté une robe, un top, et des bottes.
C'était l'avant dernier jour des soldes, et on ne peut donc pas dire que l'effet sur mon porte monnaie fut cataclysmique.
Mais quand à l'effet psychologique, je m'interroge...
Il y a certes une énorme statisfaction. Pour ceux qui suivent un peu mes tribulations vestimentaires, je deteste le shopping, séance de torture que je m'inflige une à deux fois par an. Quand il y a un trou dans ma garde robe. Mais detestant tellement cela, paradoxalement, il est extremmement difficile de me plier à cette règle d'or: ne pas acheter un pièce qui ne nous a pas entièrement convaincu. Parce que rentrer bredouille, ca veut dire qu'il va falloir y retourner.
Or, j'avais besoin d'une paire de botte. Et les bottes, c'est le nerf de la guerre. Sur le plan pratique (permet de rester des semaines entières loin de sa garde robe avec UNE seule paire de pompes pour les jupes-robes-pantalons-journées-soirées si la paire est bien concue) et esthétique (les chaussures, c'est définitivement ce qui fait la différence sur une tenue).
Ayant passé un an à desencombrer ma garde robe, j'avais des critères très précis en tête sur la paire élue.
-des talons minimums: j'ai acheté l'an passé une paire de bottes à talon dans lesquelles je me sens bien (cad dans lesquelles je ne sens pas mes pieds et je me sens moi), mais depuis que je vis dans une maison pleine d'escaliers avec l'obligation de dévaler régulierement lesdits escaliers les yeux bouffis de non sommeil et avec un bébé kangourou accroché à mon ventre m'empechant de voir mes pieds, je les utilise beaucoup moins
-noires, ou à la rigueur marron foncé. J'adore le fauve, mais ca ne va pas avec la plupart de mes vetements.
-à bouts ronds, trrrrrrrès ronds (pas même ovales). Je chausse du 41, et je suis affublée de la psychose du ski nautique (voir plus bas)
Double joie, j'étais VRAIMENT prete a rentrer bredouille, même en sachant que ma paire actuelle de bottes a talon plats est déjà passée deux fois chez le cordonnier. Et je les ai finalement trouvé, sans rien céder de mon cahier des charges. Sans perdre trop de temps, sans me disperser, sans piquer une crise de nerf au troisième chausseur visité. D'ou l'utilité d'avoir défini précisément ses critères.
Oui mais voilà. Du coup, j'ai 5 paires de bottes à la maison. Parce que je n'ai jamais jeté une paire de bottes de ma vie.
ca donne la nausée, hein? Pas vraiment dans la droite ligne de la simplicité volontaire.
-ma paire à talons plats en fin de vie (mais ca peut resister longtemps ces vieilles carnes)
-ma nouvelle paire à talons plats
-ma paire à talons haut qui va s'user beaucoup moi vite maintenant que j'ai un chtig
et, probleme
-ma tout première paire achetée il y a dix ans: de très mauvaise qualité (toile+carton à l'intérieur), elle me fait mal au pieds et n'est pas imperméable.
-mon ratage. Il y a deux ans. Des bouts pas tout à fait rond. Très bonne qualité, imperméable, confortable, très chère (la seule pas acheté en soldes ou en destockage), mais rien à faire, j'ai l'impression d'avoir des skis nautiques aux pieds quand je la porte.
Soit deux paires en bon état, que je n'utilise pourtant jamais.
Je n'ai qu'a les déposer dans les conteneurs des parkings de supermarché prévu à cet effet, ceux qui recyclent les vetements en bon état pour des associations. Parait qu'ils manquent de chaussures en bon état, c'est écrit sur un côté.
Oui mais voila....
Ce serait sans compter sur mon complexe judéo-chrétien.
car enfin, ces bottes, tu les as acheté, maintenant use les jusqu'à ce que mort s'ensuive. Et qu'est ce que c'est que ces manières d'abord. Racheter des bottes parce que les autres ne sont pas "jolies", te font des grands pieds. Mais depuis quand les habits sont fait pour être beaux? Qu'est ce que c'est que ce luxe, ce gaspillage? Et les enfants du Darfour, hein, tu te rends compte que tu viens de leur oter de la bouche 53 euros, aux enfants du Darfour? Et peut-être qu'un jour, tu n'auras pas les moyens de te racheter des bottes... alors tu seras bien contente de les avoir, celle-là, pour éviter une dépense qui te mettras dans le rouge, hein? (oui je sais, sympa mon criquet a robe de bure)
Bref...
Pour l'instant, je vais descendre ces deux paires de bottes dans un carton à la cave. Hors de ma vue. Mais elles sont toujours là, dans la maison, à encombrer quelque part, et à ne pas servir ailleurs. Elles pèsent....
08 octobre 2007
Degraisser la penderie: quels basiques acheter
WARNING A L'USAGE DES ECOLOS ET SIMPLES: POST LONG, FUTILE, NI VERT NI SIMPLE.
Suite à la demande d'une visiteuse (bon, il a deux mois, j'avoue), quelques mots sur ma recherche de basiques, commencée il y a un an à peu près. Je précise que je ne suis pas une lumière en matière vestimentaire, je reviens de loin, comme dirait ma soeur.
1) diagnostic de ma garde robe. Pourquoi rien ne me va? Pourquoi rien ne va avec rien. Haut trop court, bas trop long? Tout trop large? Tout trop étriqué? Tout trop sombre? Tout trop coloré sachant qu'il faut être une pro de la mode pour assortir des rayures vertes avec un beau rouge flashy?
Moi: pantalons taille basse, et tops et pulls trop courts (la moyenne de ceux qu'on vend dans les chaines de vetements, version un peu rapiécée par les lavages successifs)= ventre à l'air, pas tres confortable, et, comme dirait môman:
Mignon et attendrissant à 15 ans, beaucoup moins à partir de 25.
2) diagnostic de mon mode de vie:
Je n'ose pas dire du "style" (street, éthnique, classe, pouf, tra, working girl, girly). les gens fachés avec leur garde robe n'ont en égénral pas de "style" particulier. Moi j'aime bien être confortable, souvent passe partout, des fois un peu plus flashy avec une couleur que j'aime bien, plus "ethnique" l'été, mais souvent surfeur ou plutot voileuse paske bon, sur la plage ou sur un bateau, faut du resistant, et classe le temps d'une journée ou d'une soirée, pour marquer l'évènement. Alors....
Mais réflechir à son mode de vie permet quand même d'identifier ses besoins:
-comment dois-je m'habiller pour aller bosser? est-ce que je bouge beaucoup? dois-je être individualisable ou au contraire me fondre dans la masse. mon lieu de travail est-il surchauffé, caillant, suis-je soumise à de brusques changements de température. Après la semaine, comment ai-je envie de m'habiller le week end? Ai-je le temps de laver à la main, ou est-ce que je laisserai mon joli pull pourir six mois dans la corbeille a linge sale si je ne peux pas le passer en machine? Est-ce que je dois courir après des enfants? Est-ce que je transpire beaucoup? Combien de temps je passe a acheter des vetements tous les ans, quel genre de magasi puis-je trouver près de chez moi, quel est mon budget, est-ce que mes gouts changent souvent, quel est mon rapport avec mon corps, ect....
Pour moi:
a) le problème du nomade: souvent en vadrouille, j'ai besoin d'une garde robe LEGERE, ou tout va avec tout (j'ai besoin de pouvoir être en pantalon, en jupe, très confort la majorité du temps, mais souvent il y a une occasion ou il va falloir bien s'habiller. je ne peux pas transporter 5 paires de chaussures, 2 ou 3 manteaux, et 4 pulls. pour des raisons de poids, le blouson en cuir est a oublier, et pour des raisons de train+metro+autre, il faut limiter les couleurs claires).
b) Un rapport assez complexé à mon corps, j'ai souvent tendance à me rabattre sur deux ou trois pièces dans lesquelles je me sens bien jusqu'a ce qu'elle deviennent vraiment immétables, alors que mes penderies sont bien pleines --> éviter la VPC sauf pour les accessoires et certaines pièces bien identifiées, et ne pas hesiter a racheter le même vetement si je m'aperçoit que j'ai trouvé la perle rare.
c) Un corps qui change au fil des saisons (plus ou moins de sport, de bouffe, de stress), et des années (grossesse) --> eviter les vetements "trop" ajustés.
d) des matins difficiles = des combinaisons prêtes à l'emploi. je marche a l'automatisme, mes neurones sont trop embrumés pour me demander ce qui va avec quoi.
3) les couleurs des basiques: noir, blanc, beige, gris (plus le bleu pour les jeans, evidemment). Pour moi, le beige et le gris, c'était déjà limite trop compliqué, il y a beaucoup de nuances. On peut "rater" un achat gris plus facilement qu'un achat noir.Je me suis donc limité au noir et au blanc (avec un pull gris dans le tas).
cette année, c'est visiblement la mode du gris. Pendant la periode des soldes, aller fouiller un peu, se faire l'oeil, commencer a penser aux gris qui me plaisent bien.
4) Le principe de la pièce basique: discrète (ce n'est pas ce qui fait l'originalité de la tenue), confortable, portable tout de suite, et surtout compatible avec le maximum de fringues de ma garde robe.
-un jean, deux en fait (faut trouver la bonne marque, la bonne coupe ou ont se sent à l'aise, ca prend du temps. Surtout si on est "normale", c'est à dire qu'on ne rentre pas dans un 36 parce qu'on a des hanches et des fesses, et que la majorité des magasins de fringues s'obstinent à croire que la française moyenne mesure 1,80 m pour 50 kilos). Si on connait bien son corps, on peut trouver des choses tout a fait convenable dans des chaines a bas prix. Mon rapport ave mon corps étant une eternelle source de complexe, j'ai choisi d'économiser quelques mois et d'aller faire un tour chez Levis: ils vous proposent plusieurs coupes, plusieurs tailles, sans qu'on se sente obligé d'acheter à la fin, et on y passe le temps qu'on veut. Cher, mais vraiment, vraiment resistant (et croyez moi, j'ai tout testé).
-un pantalon noir: là aussi, la difficulté est de trouver la bonne coupe. Et pour les autres, ceux que j'ai déjà, une semaine "corvée ourlets". Pour arreter définitivement de marcher sur mes propres pantalons dans la rue. Parce qu'à 18 ans on s'en fout, mais a 27 c'est gonflant. Et plus vraiment attendrissant. Chance, j'ai trouvé dans une chaine à bas prix, qui coupe ses pantalons pour gens normalement constitués. Sur les conseils de ma belle-soeur.
-une jupe noire: là je savais ce que je voulais: au genoux, plus ou moins en trapèze. Ma soeur m'en avait prété une pour une soirée il y a quelques années. J'ai naturellement regardé d'abord dans cette enseigne. Coup de bol. Ils avaient ressorti la même, et elle était en solde en plus.
Ca peut être une solution d'essayer les fringues des copines avant d'acheter ses basiques. Juste pour voir ce que ca donne, au calme, à la maison. Parce que tient, on n'aurait jamais penser a prendre cette forme là sur le portant dans le magasin, mais ca nous va pas mal, finalement....
-la chemise blanche, je l'avais déjà, mais pas de pull pour aller avec (ma garde robe, c'était plutot cols roulés ou pulls très étriqués à porter sur débardeur). Donc j'ai investit pendant les soldes dans un pull un peu plus large que d'habitude, avec un col en V, que j'ai été essayé avec la chemise en question. Comme ça, je ne pouvais pas me planter. (autre exemple: si on adore les baggies, il faut vraiment, vraiment faire une croix sur les pulls un peu large. Il faudra des pulls long et ajustés. Ou alors on garde ad vitam eternam le look sac a patate).
-des tops longs qui peuvent dépasser de mes pulls trop courts et faire le lien avec mes pantalons taille basse. Pas facile à trouver. Et je voulais sans manches, j'ai la transpiration qui fait des auréoles sur les tee shirts blanc. J'ai trouvé 1 forme longue et adéquate chez petit bateau ( 1 seule, la majorité des petits bateaux sont trop court). Et je connais ma taille. C'est un peu cher pour m'en constituer un stock, mais c'est un bon début.
-Un trench. Ca ne sera pas le bon basique pour tout le monde. Jusqu'a present, pour moi, c'était trop "classe". Le principe du basique, c'est d'être combinable avec une tenue un peu classe, un peu travail, un peu sportwear, eventuellement un peu ethnique si c'est un bon basique (penser au jean...). Mais après reflexion, ca s'est imposé, et je ne le regrette pas. A géométrie variable grace à la ceinture (je suis enceinte), imperméable et quand même coupe vent donc assez chaud presque partour en France, et très leger. Noir. Ca n'était pas celui que je préférais, j'avais flashé sur un trench un peu original, avec liseré blanc, mais plus lourd. Un autre était sympa, mais avec manches trois quart (impossible a mettre hors été). Et c'était impératif qu'il soit le plus leger possible, voyageant enormement.
Acheter un basique implique souvent de ne pas acheter la pièce qu'on trouve la plus jolie, la plus stylée, avec du caractère, qui nous ressemble, ect. Ca implique souvent un choix "raisonnable", et quand on ne fait pas souvent du shopping, comme moi, ca represente un certain sacrifice de ne pas acheter ce qu'on trouve "joli", même souvent "joli et pas cher", mais d'acheter du "pratique et souvent un peu plus cher". Il faut donc être arrivé à un certain niveau de raz le bol au niveau de sa garde robe.
NB: ca fait beaucoup de noir et de blanc. mais une fois qu'on a les basiques, on peut mettre une touche de couleur avec un pull, un foulard, un bijou, ou autre.
5) de l'importance des chaussures. On les sous-estime beaucoup. Mais c'est souvent à cause d'elles qu'on ne peut rien mettre de sa garde robe. On a tout prévu, et arrivé aux chaussures, ya rien qui va. Alors on met le seul pantalon qui va avec les docs ou les baskets. Ca a donc été mon principal chantier ces 3 dernières années.
Pistes de reflexion pour moi:
-Avec ou sans talon: que des chaussures à talon plat depuis des années (sauf une paire de sandales spéciale grandes occasion, que j'ai depuis 10 ans et dans laquelle je me sens comme dans des pantoufles); maintenant il m'arrive de mettre des talons, pourvu qu'ils soient large et que la chassure soit très confortable. Ce qui suppose de trouver la perle rare. Mais comme ce sont des chaussures "d'appoint", je peux attendre des anées avant de trouver la perle rare (c'est à dire confort et pas cher; pas les moyens d'aller chez louboutin).
-les bottes : renoncement aux bottes marrons. je trouve ca magnifique en magasin, mais ayant reorganisé ma garde robe autour du noir/blanc+ un peu de rouge (ma couleur fétiche) et de rose, ca ne va avec pas grand chose. Or l'avantage d'une paire de bottes est de pouvoir aller avec jupe et pantalon, bien large et un peu plus classe. Donc du noir, du noir, et encore du noir.
-les baskets: renoncement aux rouges rigolotes, aux grises superbes, aux marrons inmétables (je dois avoir un truc avec les pompes marrons, je sans pas), aux sans lacets (s'avachissent deux fois plus). Du noir, et de la qualité (sinon je les flingue en un an, et elles finissent pas ne plus être imperméables).
-l'été: ca fait un bail que j'ai ma solution. Des spartiates toutes plates et attachées au talon (valable pour toutes mes chaussures. Je n'ai JAMAIS compris comment on pouvait marcher sans avoir le talon attaché, dans des tongs ou des mules). C'était à la mode depuis deux ans, mais ca fait 15 ans que j'en porte, et certaines années, c'est vraiment pas facile à trouver. J'avais donc l'idée, mais pas la qualité. Je devais en racheter tous les étés, et, comme je traine des pieds, me trimballer invariablement avec un tube de colle forte dans mon sac à partir du 20 juillet pour recoller les bribes quand je me prenais les pieds dans le trottoir.
Alors j'ai choisi la qualité. Enfin, à ce prix là, c'est carrement le luxe (c'est de loin la piece la plus chère de toute ma garde robe). Mais elles sont increvables, et superbes, même si ca m'a couté un rein.
BILAN: en hiver je voyage avec une paire de bottes (eventuellement+baskets mais c'est pas nécessaire): neutres, compatibles avec jupes, pantalons, assez classe, tous les jours, bien pour la pluie, assez chaud contre le froid, hyper confortables.
L'été je voyage avec baskets+ spartiates: couvre les jupes, les pantalons, le sportswear, le classe (trop belles mes spartiates), le soleil, la pluie.
Quand j'ai un mariage, un baptême, un truc dans le genre, je rajoute eventuellement une paire de sandales a talon.
5 bis) de l'importance d'avoir un bon cordonnier.
Cela vaut particulièrement pour moi. je marche d'une façon très particulière, en trainant un peu des pieds et je troue rapidement toutes mes chassures à l'extremité exterieure du talon. Toutes, même les dock martens garanties 10 ans, foutues en 4 ans. Souvent aussi, elles finissent par s'ouvrir sur les côtés. Alors ca me fend le coeur, et je continue a les porter. Mais au premier jour de pluie (et dans la moitié nord de la France, la jour de pluie vient inévitablement au troisième jour au mieux), il faut bien se rendre à l'évidence. Une chaussure est quand même faite pour tenir le pieds au sec, et là, le pieds est trempé. Et c'est tellement difficile de trouver chaussure à son pieds que c'est un creve coeur de les jeter. Il y a quelques années, en discutant avec une personne agée, j'ai découvert qu'un "cordonnier" n'était pas, comme je le croyais, un type qui fait aussi des clés et qui recolle la pointe de vos chaussures en 20 secondes. Non, cordonnier, c'est un métier, ca fait des miracles, et ca vous ressucite n'importe quelle chaussure. Mais c'est en voie de disparition, un vrai cordonnier. j'ai eu du mal a trouver le mien, mais depuis, j'ai resucité mes docks, et je n'ai jamais jeté une paire de bottes.
6) de l'importance de la lingerie. Pareil que pour les chaussures. Une tenue bien pensée peut avoir l'air "vieux", "cheap", moche, parce que le soutien george est vraiment pourri (surtout si on porte des top ajustés). Mais là, j'ai pas encire trouvé la forme miracle pour moi. Et toujours pas l'envie de passer une heure en cabine a essayer le magasin. Donc pas de conseil à donner.
7) Etre patient. On ne trouve pas toujours la bonne pièce du premier coup. Des fois il faut 10 ans, sisi.
Exemple. J'ai acheté par hasard les sandales de soirée parfaites il y a 10 ans. Ma première paire de chaussures à talon: talons assez haut mais large, pas de compensées ni semi compensées (j'arrive pas a marcher avec), noires (sinon il en faut plusieurs paires selon les tenues), vernies (le côté fête, ca reste discret), à lanières (pour la finesse), mais avec plusieurs lanières sur le pieds (une lanière, je trouve pas ca beau. Le pied n'est pas non plus l'objet esthétique par excellence. A montrer mais pas trop) et une qui fait le tour de la cheville (j'ai horreur des chaussures ou on ne se sent pas tenue). Je pouvais passer une soirée avec sans ampoules, sans me tordre la cheville, et danser, et conduire. Et ca fait dix ans que je n'arrivait pas à les remplacer, d'autant plus que mes séances "shopping" sont assez rares (deux fois par an sérieusement parce que là c'est urgent, passage rapide de temps en temps dans les magasins en fin de soldes au cas ou)....
Jusqu'à il début septembre, ou à la fin de la séance shopping de la rentrée (ca devait urgent de me degoter quelque chose dans lequel mon ventre de femme de plus en plus enceinte pouvait respirer), je passe dans une ou deux chaines de magasins de chaussures. déjà les collection d'hiver, mais quelques respacées de l'été très très soldées. Et enfin mes nouvelles sandales, à 30 euros:
8) Et pour les femmes enceintes, piske j'ai une recente experience de ce côté.... fuyez les magasins de femmes enceintes!
Sauf le très discount, genre Kiabi ou la Halle, ou on trouve parait-il des trucs simples à prix cassés. mais il faut avoir une zone commerciale pas loin de chez soi. Ce qui n'est pas mon cas. ya aussi la VPC (genre vertbaudet), mais avec ma mauvaise experience des deux pantalons achetés en magasin, je n'ai même pas voulu me risquer a acheter sans essayer.
Sinon, les fringues pour femmes enceintes, c'est absolument hors de prix, souvent assez mal coupé (en tout cas ca vous donne l'air deux fois plus enceinte que vous ne l'êtes), et vous n'êtes même pas toujours assurée de pouvoir porter ces vetements jusqu'à la fin de votre grossesse. Mon experience se limite a 2 tee-shirt (ultra ultra soldé et a 15-20 euros piece quand même, impossible d'espere se refaire sa garde robe pour 9 mois) et deux pantalons (mal coupés, dont un qui tombe au bout de trois pas). J'avais peut-être pas les bonnes adresses.....
Ma solution: les magasins ordinaires. On y trouve toujours des pièces finalement compatibles avec un gros ventre, pourvu qu'on cherche un peu et qu'on prenne deux tailles au dessus.
-un pantalon très très taille basse deux tailles au dessus. Et trouvé cet été: un pantalon en lin à large élastique qu'on croirait fait pour ventre proeminent. Parait que c'est un pantalon "de surfeur".
-cet été, la tunique était à la mode: parfait pour la femme enceinte.
-cet hiver, la robe empire ou chasuble (évasée à partir de sous la poitrine) est assez à la mode. Et H&M, ca taille large, c'est pas cher, et il ya du choix (oui je sais, ca fait travailler des petits chinois. Mais là, c'était urgent, et je n'avais pas vraiment les moyens d'ergoter). Et ca evite le casse tête des tee-shirts et des pantalons.
-pour le manteau, le trench fait bien l'affaire, puisque du fait de la ceinture, il est a geométrie variable.
-et il faut trouver un pull trèèèèèèèèèèèèèèèès long compatible avec ces tuniques et ces robes. La j'ai eu plus de mal. Finalement, j'ai trouvé chez la Redoute. Leger et assez chaud, long (ce modèle) . Assez cher, mais il y a souvent moyen d'avoir des réductions, ce qui était mon cas.
19 juillet 2007
degraissage de la penderie: FINI!
Je n'y croyais plus. Mais parfois, ca finit par arriver.... vraiment. Après 3 ans de mariage, de déménagements, recupéré de cartons multiples de la part des parents et des beaux parents, apprivoisé un mari avec une garde robe en loque et une hostilié d'homme des bois a tout vendeur de vetements, passé 10 ans à ne pas jeter ou donner mes habits trop grands, mal coupés, trop vieux, ect., continué régulièrement a acheter des pantalons trop grands et taille basse et des tops étriqués, des fringues lavables à la main uniquement qui attendent facile 6 mois dans un bac que je m'y mette enfin, j'ai décidé il y a un an d'AGIR.
J'en avais marre de trimballer de maisons en maisons une garde robe obèse tout en n'ayant rien a me mettre, de voir le mari avec des taches et des trous sur chaque pantalon, de stocker à la cave des sacs de vetements froissés sans même savoir ce qu'ils contiennent (peut être des vetements utilisables par d'autres). Il a quand même fallu la combinaison de plusieurs facteurs pour que j'arrive à mes fins:
-déménager dans l'est = trou perdu= loyer ou prêt pas enorme= grande maison= 1 penderie pour chacun. Super la penderie. Ca permet de beaucoup stocker sur cintres, de savoir au premier coup d'oeil ce qu'on a a dispo, et de mieux utiliser et assortir ses vetements, vite (le temps de cerveau disponible le matin n'augmentera, je le sais, jamais au cours de ma vie...)
-surprise du petit mari quand je suis rentrée des US il y a deux semaines: il avait bricolé une penderie dans l'entrée. Chouette, on allait même pouvoir s'attaquer aux manteaux et aux chaussures sérieusement.
-grosse reflexion depuis un an sur "quels sont les basiques dont j'ai besoin" (bottes, jupe noire, jean, manteau gris). Moins de fantaisie et de couleur, mais la fantaisie et la couleur j'en avais plein mes armoires, et rien comme support discret et confortable. Une certaine reflexion sur des "assortiments", et une garde robe mieux utilisée (on commence a sortir du "j'ai deux penderies pleines a craquer, mais j'utilise 2 jeans et deux cols roulés noirs")
-le nomadisme: pousse a acheter un nombre limité de vetements pratiques, legers, combinables entre eux. Et apprend qu'on peut vivre avec une garde robe réduite, pour peu qu'elle soit bien pensée.
-grandir, approvoiser un peu son corps. Et donner pas mal de choses en bon état, mais définitivement pas moi.
-la soeur couturière: pas de profession, mais de plus en plus et de niveau pro, finalement.... Ca aide bien pour les vetements pas trop vieux qu'on croit avoir acheter par erreur, les "belles pieces" récupérées d'une tante ou autre qu'on ose pas donner, les fringues un peu mal coupées mais qu'on garde par attachement sentimental. Quelques échanges de colis plus tard, et la robe chinoise et la chemise mal coupés au tissus magnifiques, se tranformeront en vetements pour enfants ou en sac a main, telle veste sera de nouveau utilisable apres ablation des epaulettes (je hais les épaulettes), et telle robe de soirée de mes 18 ans vraiment trop elimée pour être portée a nouveau pourra peut-être devenir une petite robe noire de tous les jours.
Bon, quelques irreductibles sentimentaux. Mais lavés, repassés, pliés, listés et rangés dans un carton a chapeau spécial. Je les garde comme patrons. Ou pour les enfants. Ou juste comme souvenirs...
-la grossesse: permet de résoudre certains cas difficiles et d'en reporter d'autres. M'a fait realiser que j'ai peut être trop jeté ou donné. Certains vetements que je ne mettais plus (je n'ai acheté que des pantalons et des jupes trop grands depuis mes 18 ans) ont trouvé une nouvelle jeunesse sur mes nouvelles formes. Je prend conscience que le corps d'une femme ne cesse de changer tout au long de sa vie, et que ca peut valoir le coup de garder certains vetements solides qu'on ne met plus.... pourvu qu'on ait la place, qu'on soit certain de leur état (détachés, rapiécés, propres et repassés), et qu'on sache ce qu'on a dans sa cave ou son grenier (d'ou nouveau dossier dans mon ordi)....et puis je me souviens que de ma joie en retrouvant au grenier les fringues seventies et les jeans pattes d'eph portés par ma maman 20 ans plus tot et stockés précieusement au grenier.
La grossesse m'a aussi permis de reporter un ou deux problèmes structurels de garde robe. Notamment la combinaison top/pulls courts et pantalons trop larges taille basse, qui laisse mon nombril a l'air du 1 janvier au 31 décembre. Le poulbot, on m'appelle depuis que j'ai 15 ans.
Le problème, c'est que j'ai un peu passé l'age. Et froid au nombril. Abonnée aux tuniques longues jusqu'a la fin de l'année (ma solution grossesse qui me permet de ne pas acheter de vetements de grossesse, hyper chers et mal coupés), j'ai opéré un premier tri, remis en état, listé et rangé consciencieusement les pantalons, tops et pulls devenus inutiles. Je n'ai rien jeté/donné de ce qui était un bon état, ne connaissant pas la forme que mon corps prendra a l'issu de cette grossesse. Mais je sais ce que j'ai, ce qui me manque, dans mes cartons a chapeaux. Il n'y a plus d'orphelins qui trainent et se déplacent de lieux d'habitation en lieux d'habitation en encombrant mes tiroirs, dans l'espoir d'une rehabilitation improbable (des fois que je perde 10 kilos ou que je devienne soudainement hippy/ Coco Chanel).
Ne reste plus que la malle militaire et ses uniformes inutiles à garder consciencieusement jusqu'à la retraite. J'ai maintenant la place, mais il va falloir faire une descente cintre chez Ikea.
Prochains défis: la cave (et ces cartons d'enfance refilés par les parents et jamais vraiment débalés, ces dizaines de livres de famille inutiles, ces cadeaux qu'on ose ni jeter ni vendre), et les archives (2 ans de prepa, 4 ans d'ENS, 3 ans d'enseignement, et pas vraiment la bosse du tri consciencieux depuis toutes ces années=des dizaines de cartons bordéliques mais potentiellement utiles plus tard). BOUHHHHH, ca n'en fini jamais.
30 janvier 2007
Dégraissons la bibliothèque: dons à la médiathèque.
Ca y est, je suis allé à la médiathèque de ma petite ville (5000 habitants), et la bibliothécaire a pris tous les livres que je lui avait amené. A titre informatif, je met la liste des bouquins repris en fin de post.
Quelques informations:
-la médiathèque reprend bien évidemment les livres récents (genre prix Goncourt, ect..), mais n'hésitez pas à donner des livres que la bibliothèque à deja (dans mon cas 'Ou es-tu' de Marc Levy, 'Les Rois Maudis', un Harry Potter) ou des 'grands classiques'. En effet, ce genre de livre très lus s'use vite (Marc Levy notamment), et ils sont obligés de les remplacer régulièrement. Par ailleurs, ma médiathèque fait partie d'un reseau local, et peut proposer les livres dont elle n'a pas besoin à d'autres bibliothèques. Elle en donne également à des maisons de retraites (genre Patrick Cauvin, Janine Boissard, ect.).
Cela signifie que vous ne retrouvez pas forcement les livres que vous donnez dans les rayons, raison pour laquelle on m'a fait signé une autorisation de don 'a tout organisme public local qui en aurait besoin' ou quelque chose comme ça.
Vous pouvez aussi recyclé vos DVD, partitions (correctif, apparemment le don est interdit pour ces deux éléments pour cause de droits d'auteur. Voir commentaire de Pitseleh ), BD (quoique souvent les fans les lisent et relisent, et rechignent a s'en séparer, suivez mon regard..), et guides de voyage (qu'on ne va en général pas réutiliser dans l'année et dont les bons plans se réactualisent assez vite).
La bibliothécaire était ravie, moi aussi, et les bouquins donnés sont répartis au mieux pour éviter tout gaspillage et mise au rébut. N'hésitez donc pas à donner une deuxième vie à vos livres!
George Perec : Les choses
Agatha Christie : Passager
pour Francfort.
Yann Queffelec : Happy
Birthday Sara
Stephen McCauley : l’objet
de mon affection.
D.H. Lawrence : femmes
amoureuses.
Saint Exupéry : vol de nuit
François Weyergans : Trois
jours chez ma mère.
François Weyergans : Franz
et François
Arturo Perez-Reverte L’Or du
Roi
Marc Levy : Ou est-tu
Françoise Giroud : Histoires
(presque) vraies.
Janine Boissard : Belle
Grand Mere.
Didier Van Cauwelaert :
l’éducation d’une fée.
Nicole Avril : Moi, Dora
Maar.
Arturo Perez Reverte : La
Reine du Sud.
Maurice Druon : Les Rois
Maudits.
Umberto Eco : Le Pendule de
Foucault
Patrik Cauvin : Monsieur
papa
John Irving : le monde selon
Garp
Robert Merle : le jour ne se
lève pas pour nous.
Jean Echenoz : Les Grandes
Blondes
Henri de Montherlant : Le
Cardinal d’Espagne
Joseph Joffo : Je reviendrai
à Gottingen.
Sophie Kinsella : The
Undomestic Goddess
F.X. Toole : Million Dollar Baby
23 janvier 2007
Problèmatisation : dégraisser la penderie, pourquoi c’est difficile.
Je déménage tous les ans, pour cause de mari au long court. Le boulot du mari rembourse les déménagements sur la base de 50 (ou 55, peut-être) mètres cube pour deux. Et nous, on était a peu près à 50 m3 il y a deux ans, d’après le dernier déménageur à peu près honnête. Depuis, on a acheté des penderies, et autres choses encombrantes, alors la situation a empirée. Vous vous rendez compte, 55 m3 à deux ??? (Pas complètement ma faute, je récupère beaucoup de vieilleries et beaux (mais gros) meubles de famille).
Dans cette débauche de m3, il y a un nombre de cartons de fringues disproportionné. Disproportionné par rapport à l’importance que j’accorde à mon apparence. Je ne suis pas une fashion victime, je tourne avec 3 pantalons, deux jupes et 5 pulls. Mais ma garde robe remplit une penderie complète.
Depuis des années j’essaie de trouver une solution à cette surpopulation vestimentaire. Quand j’habitais encore dans mon 25m2 en banlieue parisienne il y a deux ans, j’avais envisagé de construire une PENDERIE NUMERIQUE. A défaut d’avoir la place nécessaire pour organiser ma penderie de manière avoir l’étendue de la collection sous les yeux, j’avais commencé à prendre une photo de chaque vêtement, crée un dossier par type, et je croyais naïvement que je pourrais ainsi sélectionner l’assortiment du jour le matin en peignoir blanc avec une tasse de thé fumant à la main (penser à arrêter les comédies américaines. Définitivement.) Mais ça n’était pas si simple.
Ca supposait de bien connaître sa garde robe (quelle est la forme de chaque pull, chaque jupe, taille haute, taille basse, compatibilité des formes, des couleurs, chaud, léger, sight). Or, si j’avais si patiemment cultivé une telle colonie de fripes, c’est parce que :
(1) on m’en a donné pas mal.
(2) Je ne sais pas jeter/donner : ayant un peu de mal à accepter le corps avec lequel je vis depuis un bail, je me dis toujours que je pourrais réutiliser telle ou telle chose une fois que j’aurais perdu ces foutu 3 kilos.
(3) Je ne sais pas jeter/donner (II) : ca ne serait pas très chrétien de faire la fine bouche. Je devrais me contenter de ce que j’ai et remercier le ciel, c’est déjà pas mal. Et d’ailleurs, si un jour je suis encore pauvre, ca me sera bien utile d’avoir de quoi m’habiller pour dix ans.
Bref, je ne sais si ce qui me va, ni même ce que j’ai en stock.
En plus, il aurait fallu que je trouve un moyen de noter heureuses combinaisons tee-shirt/pull/bas, et je n’avais pas les connaissances informatiques pour le faire. En effet, s’habiller correctement, même sans faire des folies de son corps, requiert un minimum de temps de cerveau disponible le matin pour assortir correctement sa tenue. Et moi, (1) je suis insomniaque, (2) définitivement pas du matin de toute façon, (3) le misérable thésard n’a pas de temps de cerveau disponible. Ils ont tendance à penser n’importe quand aux questions aussi complexe qu’inutile qui formeront le paragraphe 25 de la partie 12 de la thèse (du coup, le misérable thésard à tendance à rentrer dans les Porsches avec sa vieille Opel à trois jours de l’agreg. Couteux au niveau assurance, mais jouissif, finalement).
Il y a bien eu une crise ou j’ai donné/ jeté la moitié de ma garde robe en 2 heures, mais j’ai fini par classer l’affaire.
Mais récemment :
(1) j’ai déménagé (ou je sais, moi aussi je trouve ca un peu répétitif)
(2) j’ai commencé à comprendre que ces 3 kilos n’emmerdent que moi, et que j’aime trop le chocolat.
(3) j’ai lu pas mal de choses sur les penderies idéales (le très exhaustif article d’Isolde notamment)
Mais comme l’endroit ou j’arrivais était immense ( avantage de vivre dans un trou), j’ai pensé qu'il fallait profiter de l'aubaine et j'ai un peu adapté les idées glanées ca et la.
J’ai trié TOUS les cartons (un petit sac de 30 litres résiste encore et toujours à l’envahisseur). J’ai lavé et donné les erreurs de jeunesse, mais j’ai laissé une chance à des vêtements jamais portés jusqu’ici (ou pas depuis le bac), mais utilisables, puisque j’ai la place.
J’ai rangé à part tous les vêtements qui nécessitent un raccommodage. J’essaie d’en recoudre au moins un par semaine.
J’ai acheté une grande penderie (aucun placard dans la nouvelle habitation), et mis tout ce que je pouvais sur cintre (pull, pantalons, jupes, chemises).
Je me donne 1 an pour essayer d’utiliser au moins une fois chaque pièce, sinon, au revoir. J’essaie de retenir les bonnes combinaisons. C’est d’autant important quand on est nomade, parce que ça évite de faire sa valise n’importe comment et de se retrouver à porter le même pull et le même jean toute la semaine parce que dans ce qu’on a emporté, rien ne va avec rien.
J’ai aussi pris la résolution de ne plus acheter de vêtements ‘coup de cœur’, genre petit top en lin charmant mais immettable parce que trop court (tous mes pantalons sont taille basse), ou pas de pull compatible, ect. Ca n’etait pas vraiment un problème de compulsion, Dieu, dans sa grande bonté, m’ayant pourvue d’une sainte horreur du shopping. Plutôt un problème de budget. Conformément aux préceptes lus sur d’autres blogs, j’ai fait une liste de ‘basiques’ à avoir. (pull noir, robe noire, ect…)
J’ai commencé à identifier les vêtements pratiques et jolis que je ne mets pas faute d’avoir la bonne pièce complémentaire (Concerne en particulier les chemises, jamais réussi à trouver le bon pull).
J’ai commencé à réfléchir à ce que doit comporter la garde robe d’un nomade. Des vêtements multi-usage (genre bottes a talon plats, compatible avec jupes et jeans et permettant de courir dans les gares, les rues, les stations de métro, imperméable au cas ou il pleut). Si quelqu’un a une idée de vêtement miracle à me donner…
Comme ça, je sais quoi acheter.
Bilan depuis un mois.
Avec des hauts et des bas, ça progresse doucement :
-j’ai un peu moins l’air d’un épouvantail en panique devant ma valise.
- trois nouvelles combinaisons intégrant quatre vêtements non portés depuis des siècles et deux nouveautés.
-deux pantalons et un col roulé remis en service après raccommodage.
- mes achats depuis septembre consistent en une paire de bottes multi-usages, 4 pulls en solde dont une seule erreur potentielle et deux intégrés aux nouvelles combinaisons, 4 débardeurs ‘longs’ (pour ne plus montrer mon nombril) et une jupe noire en solde.
Et pleins de compliments du mari, pourtant pas trop receptif à ces ‘trucs de bonne femmes’ que sont les fringues.
Je crois que je suis mure pour commencer à regarder du côté des vêtements bio. la ligne simple étant une inepuisable source d'information, j'ai trouvé un post sur ce sujet sur le blog de zig et puce. comme tous leur posts, plein de bonnes idées (mes baskets sont toutes trouées dessous, regarder du côté de chez veja. Mais je ne veux pas acheter par correspondance (j’ai deja du mal a savoir ce qui me va ‘en face’). Les sites écolo donnent en général leurs points de vente principaux, mais est-ce que quelqu'un connait une bonne adresse sur Strasbourg?
20 janvier 2007
Dégraissons la bibliothèque
Il fut une époque récente, ou, quand vraiment ca n’était plus possible de travailler de 19h 45 à 23h30 (heure du dernier Paris-chez moi), j’achetais un bouquin au Relay du coin. En général pas le livre du siècle, mais de quoi se détendre quelques heures. Ce qu’on appelle des ‘one shot’, des livres légers qui ne se relisent pas. A la longue, les ‘one shot’ se sont accumulés au même rythme que les points grand voyageurs, et ils encombrent maintenant les rayonnages de ma bibliothèque.
A l’occasion d’une discussion avec Pistil (loin de moi l’idée de classer Herman Hesse et son loup des steppes dans les ‘one shot’, blasphème, mais c’est ce qui m’a donné l’idée), je me suis dit que les donner à qui voudrait quelques heures de détente. Voici une première liste de ces ‘romans de gare’ (et de quelques autres que j’ai en double, des cadeaux probablement. A tient, y en a pas mal, finalement). Si l’un deux vous interesse, envoyez moi un mail (mowglinomade@gmail.com ) avec votre adresse, et je me ferais un plaisir de vous les envoyer (gratuitement evidemment puisque c’est un don). Y en a vraiment pour tous les goûts (j’aime bien les expérimentations)
Henri Barbusse : le Feu.
Vladimir Nabokov :Lolita
A min Maalouf : Samarcande
George Perec : Les choses
Agatha Christie : Passager pour Francfort.
Yann Queffelec : Happy Birthday Sara
Yann Queffelec : Les Noces Barbares.
Stephen McCauley : l’objet de mon affection (un roman américan drole et bien écrit sur un groupe de trentenaires un peu paumé).
D.H. Lawrence : femmes amoureuses.
Saint Exupéry : vol de nuit (parce que je l’ai en double, evidemment)
François Weyergans : Trois jours chez ma mère. (le Goncourt de l’année dernière, je crois)
François Weyergans : Franz et François
Arturo Perez-Reverte L’Or du Roi(le 4e tome des aventures du capitaine Alatriste)
Marc Levy : Ou est-tu
Françoise Giroud : Histoires (presque) vraies.
Janine Boissard : Belle Grand Mere.
Didier Van Cauwelaert : l’éducation d’une fée.
Nicole Avril : Moi, Dora Maar.
Arturo Perez Reverte : La Reine du Sud.
Anka Muhlstein : Cavelier de la Salle (l’Homme qui offrit l’Amérique à Louis XIV)
Maurice Druon : Les Rois Maudits.
A.J. Cronin : Les clés du Royaume.
Umberto Eco : Le Pendule de Foucault
Patrik Cauvin : Monsieur papa
John Irving : le monde selon Garp
Robert Merle : le jour ne se lève pas pour nous.
Jean Echenoz : Les Grandes Blondes
Henri de Montherlant : Le Cardinal d’Espagne
Joseph Joffo : Je reviendrai à Gottingen.
Et en anglais :
Sophie Kinsella : The Undomestic Goddess (un bouquin de Chick lit)
F.X. Toole : Million Dollar Baby (and other short stories).
Et deux bibles (des TOB. Ca n’est toujours pas du prosélytisme, cf post précédent, mais en raison d’une année passée en fac de théologie et de nombreux cadeaux, j’en ai 6, dont 4 TOB. Et ca prend de la place. et puis, qu'on soit croyant ou pas, c'est un livre qui compte dans l'histoire de l'humanité, historiquement et culturellement. Et puis, tous les bouquins ne peuvent pas prétende être à la fois une fresquehistorique, un livre de poemes, un petit précis de simplicité volontaire, et un petit precis de communication non violente( pour le NT)))
Et un Coran en édition de poche (idem ; j’en ai trois).
Il y en a d’autres que je voudrais proposer, certains que j’ai particulièrement aimé et beaucoup offert (sans jamais penser à offrir l’exemplaire que j’avais lu, va savoir pourquoi), mais je voudrais les commenter avant.



















