27 avril 2008
Tous petits pas verts.
Où on parle surtout de bouffe. C’est normal, c’est le nerf de la guerre. Et le poste budgétaire qui, n’en
déplaise aux économistes de l’INSEE, a tendance à exploser à quantité et
qualité égale depuis 10 mois.
-j’ai amélioré mon système de lingettes lavables.
Mon liniement (à base d’huile d’olive) laissant des traces grasses sur les lingettes en simili sythétique, j’ai découpé un antique pyjama de bébé en éponge. C’est parfait. j'ai jeté les lingettes pas nettes après lavage. J’utilise les autres pour l'eau, le desinfectant, ect. J’ai des serviettes qui ont un vieux tient grisâtre… je sais déjà comment les recycler. Il y a un an, je crois que je me serais énervée après la première tentative et que j'aurai tout jeté.
-j’essaie de penser à éteindre les lumières en sortant d’une pièce.
Même quand je me dis que j’y reviens tout de suite. Parce que de fil en aiguille (je veux dire, de cris de chtig en machine à étendre), ca finit toujours par faire une demi-heure. Mais malgré le manque de soleil, la maison est très claire et ma vue de plus en plus inquiétante (malgré de nouvelles lunettes qui m’ont coûté un rein), et souvent je ne vois pas que le salon-cuisine est allumé. Quand je rentre au crépuscule après une journée passée dehors, je me maudis….
-j’accepte que mes humeurs m’amènent à alterner des phases de « toutfaitmain » et des phases ou cuire un œuf me semble un effort surhumain.
Je n’ai donc pas de complexe à
acheter quelques plats congelés quand l’envie revient. Je pense qu’en
l’acceptant, je vais pouvoir raccourcir ces phases d’atonie, dont je semble
avoir besoin pour fonctionner. En les assumant pleinement, donc en les rendant
plus « efficaces » ou « ressourcantes » ou
« deconnectantes », je ne sais pas comment dire, donc en en sortant
plus vite. De toute façon il y a point de non-retour quand on cuisine plus
souvent soi-même. Les plats cuisinés, aussi picard soient-ils, ne sont pas
aussi bons que mon tajine, ma ratatouille ou mes petits gateaux alsaciens
homemade. Dans ces phases ou je cuisine, je m’organise de mieux en mieux.
-je ne vais plus au supermaché qu’une fois toutes les trois semaines,
pour les choses de droguerie/épicerie dont je n’arrive pas à me
passer ou que je n’arrive pas à remplacer pour l’instant. J’ai une routine bien
rodée, quoiqu’imparfaite. Un maraicher-fromager dont je suis certaine de la
qualité des produits (bien que non bio), un magasin bio (dont je n’aime pas du
tout l’orientation très commerciale, mais l’autre est à
-j’apprend à varier les textures et les produits.
Cuisinant des petits pots maison pour le chtig, je redécouvre le plaisir des purées et des compotes. J’essaie d’ajouter quelques produits de saison par an à mon éventail. Après la farine de chataîgne (connue depuis l’enfance, Corse oblige, mais peu utilisée), les épinards, la rhubarbe, et d’autres l’an passée, j’ai de systématiser un peu l’utilisation de ces produits (et des artichauts, des asperges), je redécouvre le poireau (oui je sais, je reinvente un peu l’eau chaude, mais bon, j’étais monomaniaque du quatuor poivron-tomate-aubergine-courgette jusque là. Comment ça, on sait d’où je viens?), m’apprête à réessayer le fenouil. J’ai acheté ce fameux curcuma dont on me rebattait les oreilles. J’ai appris à ne plus avoir besoin de tomates toutes les semaines (sauf en coulis, mais c’est un autre problème), j’ai paisiblement attendue que ma compulsion d’avocats passe, et elle est passée. J’attends avec impatience l’automne parce que le petit déjeuner y sera à base de clémentines et de chataignes, je n’ai pas sauté sur les premiers brugnons et n’ai acheté qu’une fois des fraises (je voulais de la compote fraises-rhubarbe, na). Par contre, je m’autorise une mangue ou un ananas par semaine depuis un mois. Mais un vrai bon (et donc cher). C’est ma cure contre la déprime de fin d’hiver-qui-n’en-finit-pas-de-finir-et-coucou-me-revoila. Sans complexes.
-dans le cadre de ma volonté de réduire ma conso de poisson et de blanc de poulet (et dans le cadre de la cure d’amaigrissement de mon porte monnaie pour cause de congé parental, on n’est pas des saints, hein), je réfléchis aussi aux céréales et de légumineuses. Du nouveau dans mon assiette. J’ai fait un sort à cette boite de lentilles corail qui hantait mon placard depuis deux ans (slurp), fini la boite de pois cassés, j’utilise déjà régulièrement les haricot rouge en ragout avec des légumes, mais faudrait trouver de nouvelles recettes. J’ai pensé pour une fois à mettre direct du riz complet dans mon faitout légumes-poisson-en-vrac-dans-la-marmite, ca sera plus nourrissant. Je hante donc le site d’Anne de Blogbio, et même si je n’ai que très peu de temps, j’essaie de consacrer une soirée par semaine à la cuisine. Au programme les graines germées, et les galettes de céréales. Je reste cependant très limitée en céréales, je ne connais ni le boulgour ni le millet, et mon dernier essai de quinoa m’a enlevé quelques cheveux de plus du crane. Il faut les faire rincer avant de les cuire, et les grains sont si petits qu’ils sont passés au travers de ma passoire (merde, j’ai encore oublié d’acheter un chinois). Et encore plus de mal avec l’association des légumineuses et des céréales. Les haricots avec le mais, les pois chiche avec la graine à part un couscous par an, et le riz avec les lentilles, ça n’est vraiment pas dans ma culture culinaire.
-je n’ai pas encore les moyens du tout bio. Pas les fruits et les légumes notamment. J’espère que ça viendra quand j’utiliserai de plus en plus de céréales et légumineuses et de fruits et légumes de saison, en de produits brut, ce qui réduira ma facture. Mais c’est acquis pour la farine, les œufs, les céréales du pti dej.
- je voudrais me sevrer du sucre (conso bien au dessus de la moyenne). Je n’y arrive pas pour le moment. Je suis passée au sucre de canne non raffiné, mais parait que ça sert pas à grand-chose quand il reste blond. Le brun a vraiment un gout très fort, ca fait bizarre dans mes gâteaux pour l’instant.
-je suis passée en partie aux couches lavables (faut que je vous
raconte, la galère avec mes deux mains gauche). En partie, c'est-à-dire quand
je le sens. Je le sens de plus en plus souvent, mais pas souvent la nuit, et
pas non plus ces jours de glue qui succèdent à mes nuits d’insomnie. Mais je
considère que toute couche économisée, c’est un pas, aussi petit soit-il.
-avec tout ça, ma poubelle maigrit lentement (rien à
côté de celle de Mema sur laquelle je ferais bien de prendre exemple). J’ai été
cherché a la mairie le prospectus du retraitement, bien que je retraite depuis,
pfff, 10 ans ? J’ai bien fait, parce que les techniques évoluent et
dépendent des communes. Et je déménage souvent. Les feuilles de papier sont
acceptées (pas l’année dernière), mais pas les sacs en papier ni le papier
cadeau. Bon à savoir.
-je ne sais toujours pas me laver au gant. Ca ne s’arrange pas avec les insomnies et les matins d’autant plus difficile. Mais mon mode de vie à changé. Et dans les périodes sédentaires, je ne me lave qu’une fois tous les trois jours, je n’ai pas besoin de plus. C’est déjà ça.
-j'ai entièrement démonté mon aspirateur cassé pour voir s'il n'y avait pas de la poussière à enlever, un fusible à changer, ou je sais pas quoi de visible (la derniere fois il s'était miraculeusement remis en route après un bon depoussièrage). Rien. J'ai mis 1 heure à trouver les coordonnées d'un réparateur (une espèce en voie de disparition). Bilan: des tarifs tels que ca vaut presque le cout d'en acheter directement un neuf, 3 semaines de délai (inenvisageable en plein pic de chute de cheveux post accouchement), "et de toute façon ma ptite dame, c'est une sous marque donc ya peut de chance qu'on vous retrouve la pièce." Donc si j'ai bien compris, si j'ai pas les moyens de me payer un aspi à 250 euros, je me fais deux fois avoir parce qu'il n'y aura pas de vrai SAV sur a durée. Donc j'ai racheté un aspi (et j'ai lu tout le nouveau mode d'emploi. Pour tout comprendre de l'entretien optimal, pour qu'il me dure longtemps). Et maintenant mon lave-vaiselle rend la vaisselle quasi plus sale à la sortie qu'a l'entrée (et j'ai caculé. C'est bien plus économique en eau pour moi d'utiliser cet appareil que de faire la vaiselle à la main). Misère.
15 février 2008
Pas vert du jour: de la pizza industrielle au poireau maison
Quand il se passe ça dans ma cuisine:
C'est le signe que je ne cuisine plus depuis un moment. C'est le signe que je m'alimente à base de pizzas et brioches industrielles (avec de la salade et des tomates mais le problème de fond est bien là). Ce n'est en général pas le signe que je suis au zenith de ma forme, ni physique, ni psychologique.
Quand il se passe ça dans ma cuisine:
C'est peut-être le signe que je suis en train de sortir d'un mois de marasme personnel.
24 octobre 2007
Petits pas de fourmi verte
-manger des fruits et légumes de saison (chataignes, clémentines, dernières framboises alsaciennes, raisin)...et un peu d'ananas en ayant conscience que c'est un luxe. Les acheter au marché ou au primeur.
-fermer mes volets tous les soirs et ne pas trop chauffer... ce qui n'est pas toujours facile avec un mari rentré d'Afrique une semaine auparavant. 35 degrés de différence, le choc thermique est rude pour lui, si bien que j'ai trouvé un climat tropical et un thermostat réglé sur 22° il y a deux jours en rentrant à la maison. Je lui ai sorti des pulls et un caban, j'espère que ca ira mieux cette semaine. Brancher tous les appareils éléctriques de la maison sur des multiprises qui s'éteignent pour éviter les veilles prolongées.
-5 minutes de piano à la lueur d'une bougie hier soir pour la planète. Trouver que souffler la bougie, ça rappelle l'odeur de Noel. Ne pas avoir éteint le four. Parce qu'arrêter la cuisson du gratin et relancer le four, ca n'est pas très bon pour la planète.
-Aller à un réunion sur l'allaitement, le portage et les couches lavables. Parce que voir la bête, c'est différent de se renseigner sur internet. Paradoxalement, ça m'a rassuré sur les couches lavables, et a un peu calmé mes ardeurs sur le portage. Parce que nouer une écharpe correctement, ca n'est pas si simple que ca, finalement. En tout cas, c'est plus simple avec un vrai cours par des vrais gens que devant son ordinateur. Parce que les couches multitaille, j'avais vu sur divers sites qu'il fallait les plier et que ca me faisait peur. La, j'ai pu manipuler la bête, et me suis aperçue que la bête est bien pensée, qu'on prend assez vite le coup de main, que tout est fait (cousu, plus exactement) pour rendre le pliage assez naturel.
Et puis le démonstrateur était un membre de l'équipe du site le monde de bébé, et ils ont déjà selectionné certaines marques de couches dans le flot des propositions, avec de bonnes raisons qu'ils exposent clairement. Mais comme c'est toujours plus simple avec une petite démonstration, je me suis dit que si couches lavables il allait y avoir, j'irai acheter quelques couches pour m'initier dans leur magasin de Strasbourg (Aromystère, voir sur le site) plutôt que sur site, pour que je n'ai pas a apprivoiser l'engin seul chez moi devant ma table à langer.
-faire toutes mes lessives avec savon de marseille ou noix de lavage (à finir, mais moins efficace)+ vinaigre+ balles de lavage+ bicarbonate eventuellement. Efficacité identique àu mélange lessive+ adoucissant pour l'instant. Passer doucement au raffa ménage. Faire passer le mari encore plus doucement au raffa ménage. Profiter d'une rupture de stock de javel pour l'initier au lavage des sols au savon noir.
10 octobre 2007
Petits pas verts: bilan d'étape
Acquis:
-les cosmétiques bio: pour moi et pour le bébé à naitre. Déo sans paraben ou pierre d'alun a la maison, shampoing et savon bio et solides sous forme de galet ou de pain (économique). Liniment oléocalcaire (dispo en pharmacie ou à faire soi-même en mixant 1/2 eau de chaux et 1/2 huile d'olive) pour les fesses de bébé à venir, savon bio, et éponges et lingettes réutilisables quand j'aurai enfin réussi à me procurer les matières premières (voir le post problèmes verts). Huile antivergéture bio pendant la grossesse.
-désencombrement et non reencombrement: la grande avancée de l'année. Je prépare un post sur le sujet.
En progrès:
-fermer tous les volets de la maison le soir pour bien isoler la maison
-toujours éteindre la lumière quand je sors d'une pièce
-entretien de mes objets: lecture des modes d'emploi de la cuisinière, du fer à repasser et autres appareils. Avant d'acheter des produits à consommation économique, entre dans la démarche de simplification l'idée de faire durer longtemps ce qu'on possède déjà (pourvu que ce ne soit pas des puits à énergie non plus).
-refus des sacs en plastique: suppose de penser à son sac en tissu ou son cabas ET de ne pas être dans la lune à la caisse des magasins (ya des vendeurs qui dégainent leur sac sacrement rapidement). Pas systématique mais en progrès.
-lessive bio: un peu au cas par cas. Une boite de lessive tradi à finir, des noix de lavage pour quand le linge n'est pas trop sale (mais je n'en rachèterai pas), et je viens de faire ma première lessive aux paillettes de savon de Marseille pour les vêtements du bébé à venir. J'espère me fixer définitivement sur cette solution.
-compensation volontaire. Deux aller retour aux Etats-Unis pour le boulot cet année. Partiellement compensés. C'est un bon début. Un peu difficile de s'y retrouver dans le maquis des sites de compensation qui fleurissent, mais il y a quelques aides du côté de la Belgique: le reseau eco-consommation, un rapport universitaire sur le sujet. Après avoir croisé plusieurs sources d'information, j'ai choisi un site allemand, Atmosfair.
Aucun progrès:
-les économies d'eau: largement impossible dans la cuisine pour cause de non immunisation contre la toxoplasmose, reprise des bain quotidien pour cause de tendance baleine échouée en fin de grossesse. Mais j'avais bien progressé avant la grossesse, je compte bien m'y remettre après
-équipement bio-équitable pour la déco et les vetements: pour la déco, pas les moyens (mais suis en phase de désencombrement avancée, ce qui me permet d'acheter avec parcimonie et a propos, j'y renviendrais). Pour les vêtements, désencombrement de la penderie, apprivoisement de mon corps, puis grossesse. On ne peut pas tout faire à la fois.
Quoique.... avec le desencombrement de ma penderie, la Pfaff de ma petite soeur aux doigts d'or (avant et maintenant) qui tourne à plein régime, de nouvelles habitudes de recyclage des tissus, et les habitudes de troc familiales (merci à ma belle soeur pour les vetements de bébé, pas mal, hein soeurette, la garde robe post grossesse tirée de mes fonds de tiroirs), on est dans une démarche assez verte&simple, finalement.
-alimentation de saison et locale, eventuellement bio. Laissé un peu tombé pour cause grossesse, nausées, déplacements fréquents.
Au total, pas mal de projets mis en stand by pour cause de grossesse. Mais en contrepartie, un enorme effort de désencombrement largement initié par cette grossesse. A défaut de me sentir légère dans mon corps ( A huit mois dimanche, faut pas rêver), je suis plus légère dans ma maison, et c'est bien agréable.
Projet : les routines vertes
-les appareils en veille: faire une liste. penser à les eteindre le soir et en partant en vacances/conference, ect. (peu d'appareils en veille de manière courante, et j'ai déjà mis des multiprises à interrupteur dans les endroits stratégiques).
-ne pas laisser mon téléphone portable à recharger une demi journée s'il suffit d'une heure pour le faire.
-la reprise du Raffa ménage... une fois que j'ai trouvé ces foutus produits manquants depuis 6 mois.
09 octobre 2007
Problèmes verts à résoudre
-les ampoules basse tension: encore pas mal d'ampoules à écouler dans mon stock. Et souvent ca ne rentre pas dans mes appliques et mes lampes de chevet. Est-ce qu'il existe des ampoules basse energie assez petites en taille?
Faire un inventaire de ce qui restent et acheter une ou deux ampoules basse tension dans les catégories ou l'épuisement du stock est proche pour pouvoir enchainer direct.
-le composteur. Je sais ou le mettre. Mais combien ça coute? Et ou l'acheter? Est-ce qu'il y a plusieurs types? Et est-ce qu'il y a un risque que les petits vers de dedans la boite s'évadent.
Je me suis renseignée un peu pour mettre un composteur dans mon petit
jardin, et il faut 8 mois pour lancer la chose apparemment. Quand on
doit déménager tous les ans ou presque, ça fait un peu long. Et j'ai
peur de créer un nid à bourdons et autres vilaines bêtes.
-le raffa ménage. Aller pleurer chez le droguiste pour qu'il me reprenne ma soude acheter par erreur (même sans remboursement, m'en fout, je veux juste pas de ça chez moi).
Et j'ai fait toutes les quincailleries, drogueries et supermarchés du coin. Impossible de trouver du carbonate de soude (cristaux de soude) et du percabonate de soude. HELP!!! VOUS SAVEZ OU JE PEUX TROUVER CA? Les supermarchés du coin ne sont peut-être pas assez grand?
D'AILLEURS AU PASSAGE: COUP DE GUEULE: cette semaine, je savais que je devais passer dans un magasin bio de taille substantielle dans une zone commerciale. Je ne vais jamais dans les zones commerciales d'habitude, mais pour équiper la chambre de bébé, j(avais prévu une descente. Je m'aperçois de l'existence d'un magasin bio a proximité et fait une liste des produits dont j'ai besoin. Je me dis que c'est l'occasion d'acheter mes balles de lavage, des éponges à découper pour remplacer les cotons, et du tissu pour faire des lingettes pour le bébé, ainsi que quelques produits de base pour le raffa-ménage. Je n'ai RIEN trouvé. Des cotons bio jetables, des lingettes bio jetables, des tas de trucs bio jetables.
Je ne sais pas comment les patrons de magasins bio reflechissent et s'achalandent, mais ma démarche bio est limité actuellement par le fait de ne pas trouver les matières premières dont j'ai besoin. Je n'ai pas besoinde substituts très chers et à peine plus verts, mais de changer mes habitudes, et je ne trouve pas les produits dont j'ai besoin même dans ses magasins qui se réclament de la même démarche que moi. Pfffff!!
16 juillet 2007
Petits pas verts: un ptit bilan
Essayé et pas convaincue.
-les noix de lavage (pas plus que zigetpuce): pas très écolo (faut les faire venir d'Inde), pas très efficace. J'ai racheté un bac de lessive, et quand il sera fini, je passe au savon de Marseille. J'avais remplacé les balles de lavage par des balles de golf, mais ca fait vraiment, vraiment, beaucoup de bruit. Mais je tend a me passer d'assouplissant de plus en plus, de toute façon.
-la pierre d'alun. Pas très adaptée à la nomade que je suis (très lourd), et pas forcement très efficace sur moi. Comme le paraben contenu dans les déodorants classiques est très dangereux, je m'oriente vers les deos bio. Et étant enceinte, j'ai vérifié que ma crème hydratante n'en contient pas.
Essayé et convaincue.
-les autres cosmétiques bio: un nombre réduit de produits, une salle de bain et un portefeuille allégé: savon d'alep, shampoing lush pour les voyages (de manière plus générale, produits de beauté secs et sans emballage: l'eau qui constitue la majorité du poids des flacons, j'en ai plein dans ma douche, merci), huile de jojoba et aloe vera pour le visage. Comme je suis enceinte, j'ai arreté momentanement les huiles végétales parfumées aux huiles essentielles (ne sachant pas lesquelles sont contre indiquées), ma peau se régule d'elle même (j'utilise une crème de jour bio avec protection solaire), et mes cheveux également.
-pour le bébé à venir: le liniment. Pas essayé par moi, mais par soeurette sur sa fille, et je suis convaincue rien qu'à l'entendre. 100% naturel et pas cher. Reste à savoir ou ça s'achète.
-les petits gestes qui font la différence. Eteindre en sortant d'une pièce, jeter la fin de la bouteille d'eau dans les plantes qui ne se sont jamais porté si bien, ne pas tirer la chasse à chaque fois, imprimer sur les deux faces, ect... Mais on n'y pense que dans un logement à peu près rangé. Le début est toujours dans un certain desencombrement....
-les tupperware, les menus, la cuisine de saison. Economique et bon pour le moral jusqu'a ce que je tombe enceinte. 3 mois de nausées, tout à recommencer. Pour bébé futur, après l'allaitement (si possible), on va éviter les petits pots pleins de sel et d'additifs, et essayer de faire maison. Je me pose sérieusement la question de l'achat d'un babychef. Certes c'est cher, certes j'ai déjà un robot à la maison. Mais je me connais, si je dois cuire les légumes à part et sortir mon presse purée, ca va mal se terminer. Alors qu'éplucher des légumes, les couper en morceaux, et tout mettre dans le bol qui cuit (en gardant les saveurs) et mixe, je peux le faire.
-Le local de saison plutot que le bio, et les deux plutot que le commerce équitable. Question de priorité. de portefeuille. Et étant économiste, le commerce équitable pour l'instant, c'est la jungle. Une jungle dans laquelle Max Haavelaar se fait des couilles en or. Et il n'est pas certains que ce commerce équitable soit équitable pour grand monde dans la chaine de production/consommation.
-le retraitement des déchets: ca fait un bail, mais avec le système débile de ma commune (un bac jaune toutes les deux semaines, ridicule, et tenez vous bien, pour les emballages en cartons( meubles, déménagements), faut les découper en morceaux soit même et les faire rentrer dans le bac), c'est une gageure de continuer.
-mort au sacs plastiques. Quand j'y pense, mais c'est quand même de plus en plus souvent. Et les commerces reticents y viennent doucement (même la fnac a compris que mon ticket de caisse suffit a prouver que j'ai payé). Et beaucoup passent au sac en papier.
Indépendant de ma volonté/ compliqué.
-les transports, l'utilisation de la voiture. Il y a un an, je pouvais m'enorgueillir d'une empreinte écologique assez mince. Et pour cause, je pouvais aller à la poste et faire mes courses à pieds, et bien qu'habitant en province je travaillais à Paris (train+ métro). Du coup, j'ai du faire 5000 kilomètres en 5 ans avec ma Corsa. Mais j'ai déménagé un peu plus en campagne, et les 8 kilomètres de vélo aller retour pour aller au bourg, ca n'est pas possible au quotidien (temps/climat/santé). Et je viens d'apprendre que je suis mutée dans un lycée à 75 kilomètres de chez moi, pas de gare. Le problème me semble institutionel, il n'y a pas grand chose que je puisse faire.
-les économies d'eau: j'y travaillais, mais enceinte non immunisée contre la toxo adorant les fruits et légumes crus, j'ai oublié.
-le ménage écolo (avec le manuel de Raffa). Pourtant, j'y ai vraiment mis de la bonne volonté. Mais j'ai eu du mal à trouver les ingrédients de base (certains oui, mais pas tous): plus de drogueries, des supermarchés de moyenne taille qui ne vendent que du cif et pas de produits brut, pas beaucoup de temps, des déménagements annuels qui ne permettent pas d'apprivoiser les sources d'appro. Et je me suis retrouvée avec de la soude caustique (le pire produit du monde) à la place du jesaispasquoi sodium dont j'avais besoin... Et l'homme ne veut résolument pas. Veut bien faire le ménage, mais que s'il a droit a son cif et a sa javel. Alors on utilise chacun nos produits et c'est deux fois plus le bordel dans la cuisine. Reprendre les efforts pendant qu'il sera à l'étranger 2,5 mois bientot?
Verrous à faire sauter/j'y travaille.
-à défaut de controler l'utilisation de mon véhicule, arrêter la conduite sportive et consommatrice de carburant.
-à défaut de réutiliser l'eau des aliments, le nettoyage au gant, y repenser?
-les ampoules basse conso: j'ai encore un gros stock de normaleschez moi, et je vais pas les jeter. Mais un jour....
-le composteur: maintenant que devant chez moi, des bulls ne passent plus, que le terassement est fini, et que je vais commencer à penser à aménager mon petit lopin de terre....
- bébé futur: les couches lavables. Des réticences pratiques (je voyage énormément, et le système couche lavable chez maman/belle-maman/soeur/belle-soeur me semble un peu compliqué) et écologiques (j'ai lu quelques témoignages, le bilan en eau (nombre de machines à faire tourner) me semble douteux... a creuser)
-bébé futur: le portage. Mais si je commande et que je reçois une écharpe avec un mode d'emploi pour l'attacher. Et que, avec mes deux mains gauches, je sécurise mal le bébé? Que je le fais tomber? Que je me bousille le dos ou que je lui bousille les jambes? Ca me tente beaucoup, c'est juste que je suis pas douée. Un espoir, il y a des initiations dans ma ville. Bon, c'est une fois tous les trois mois, mais la prochaine sera peut être la bonne.
-fuir les supermarchés/ passer aux vetements bio. Un pas en avant, deux pas en arrière. Ca allait mieux tant que je cuisinais moi même, mais depuis les nausées et les raids pizza- zombie, c'est a nouveau le super, et le discount pour soulager mon portefeuille mis a mal par trois mois de compulsion (idem fringues de grossesse: fatigue+ urgence+petit portefeuille+habiter dans un trou= j'ai pris ce que j'ai trouvé et qui m'allait. pas du bio ni de l'équitable). La solution est d'abord dans mes casseroles et dans mon assiette. Ensuite, dans mes fournisseurs.
09 mars 2007
Se passer de supermarché: les leçons d'un echec.
J'apprend mercredi matin que je dois organiser jeudi soir une pendaison de crémaillère-apéritif pour 10 à trente personnes, qui resterons entre un quart d'heure et deux heures (finalement ce sera 10 personnes qui ont mangé comme 20 et qui seront restées entre 1h30 et 2h30).
Catastrophe. l'objectif est vague, c'est un apéritif et pas un diner, mais je ne veux surtout pas me contenter des caouts-curly ordinaires, je ne trouve pas ça très simplicité volontaire. Je commence à faire un petit menu, et à regarder ou je peux me fournir. Pour éviter le supermarché, il va falloir aller dans 5 magasins au moins, et cela ne règlera de toute façon pas le problème de la provenance des éléments à base de viande et de poisson que je souhaite utiliser. Le plan B serait alors de trouver une alternative aux bouchées en pate feuilletées-knakis et aux croissants au saumon fumés (très populaires), et de ne pas mettre de jambon dans le cake que je compte faire, trouver une alternative aux oeufs de lump et au paté (qui ne choque pas culinairement une escadrille de pilotes, donc oublions le tofu, ca n'est pas le moment de faire du prosélytisme). Mais il faudrait que je repense le menu et la, je n'ai vraiment pas le temps. je dois partir faire les courses dans une heure et passer la soirée aux fourneaux.
Et puis il va falloir acheter pas mal d'alcool, et à la superette du coin, ca nous coutera un mois de salaire. Supermarché inévitable, dixit le mari. La mort dans l'âme, j'essaie de trouver un compromis entre mes ideaux et les 700 contraintes qui me pèsent dessus en cet instant:
-le magasin bio étant exatement à l'opposé du supermarché, je privilégie les économies d'essence. J'essaie de faire avec les produits bio de base que j'ai déjà à disposition.
-puisque je ne peux pas me passer de supermarché, j'essaie de faire une liste précise et de me limiter au nécessaire. J'acheterai quand même des oeufs de poules élevées en plein air puisque c'est la seule chose dont je connais la provenance. J'ai essayer de composer un menu à base de produits de saison, mais c'est peine perdue. A Leclerc, les provenances des légumes sont affichées, et mes carottes et mon concombre viennent du Maroc. Au moins j'ai évité les tomates cerises, inévitablemement cultivées sous serre à cette époque.
(a ce sujet, vaut-il mieux des légumes cultivés à l'air libres et transportés en bateau ou des légumes sous serre mais produits en France??? Perso je penche pour le premier)
-à côté des inévitables caouts, je privilégie le home made, et des aliments un peu équilibrés. On verra bien ce qui aura du succès.
-mon objectif numéro 1 est de ne pas gacher de nourriture. Ne sachant absolument pas combien nous seront, je ne prevois que des choses qui se congèlent. Exit donc la mousse au chocolat et les canapés trop nombreux.
Au total, en plus des sempiternels gateaux d'apero (mais bien présentés)
-canapés oeufs de lump (pour le mari qui voulait, moi je n'aime pas trop ca), canapés paté-confiture d'oignon-cornichon.
-2 cakes jambon-olives-mimolete.
-un cake menthe-fromage de chèvre frais-raisin de corinthe
-des saucisses feuilletées et des croissants au saumon
-des crudités de saison, avec une sauce chevre frais -faisselle-échalottes-persil
- des crepes à la farine de chataigne avec coulis mandarine et crême de marro, (le hit de l'hiver)
-deux gateaux au chocolat
Et ben ils ont tout mangé mes crudités et ma bonne sauce, mes cakes et mes crepes, et ils ont laissé tous mes gateaux d'apero. Comme quoi, même les gros mâles aiment les bonnes choses quand on leur propose.
Je n'ai plus qu'a congeler un gateau au chocolat et un cake. J'ai pris soin d'acheter une salade verte pour accompagner les canapés et tranches de cake restantes, et les radis ca passe tout seul de toute façon.
A retenir pour la prochaine fois:
-congeler du jambon (ca sert quand même pas mal quand on veut recevoir) acheté chez le boucher (pas de solution pour le saumon fumé. Snif, j'adore le saumon fumé)
-trouver des recettes de canapé végétarien, sans paté ni oeufs de lump. Des idées???
-congeler des pates brisées (sait pas faire la pate feuilletée). C'est mon grand regret d'avoir du les acheter dans l'urgence, c'est tellement meilleur fait maison.
-et ce qui serait encore mieux, faire moi même mes jus de fruits (on m'a offert un robot à Noel avec une centrifugeuse).
-(et ranger vite le lendemain pour ne pas passer la journée à grignoter des restes en passant devant les lambeaux du buffet, hmmmm).
Comme ça, je pourrais enfin me passer du supermarché.
06 mars 2007
faire plus attention aux sacs plastiques.
Je rejoute une annexe à mes bonnes résolutions de la semaine, suite à une journée terminée hier sur une insatisfaction.
C'est le genre de journée ou on n'est pas très attentif: lever 5 heures pour prendre le Bretagne-Paris de 6h45, donc une nuit sans sommeil quand 5 heures est quasiment l'heure ou on s'endort habituellement. Poser les affaires au 8e étage, 2 recherches en bibliothèque (dont une à Nanterre, sinon c'est pas drole), avec une halte à la Droguerie en passant, recherche desespérée d'un logiciel qui me fait faire le boulevard Saint Michel trois fois en courant, achat d'une Bd pour le tit frère toujours alité, récupération du sac à dos, RER pour la banlieue sud.
La course poursuite, le dos et les pieds en compote, une bonbonne de gazs d'échappement aspirés, 5 litres de transpiration. Pfffff.
Le moment de msière ultime fut l'arrête pause déjeuner: une quiche dégoulinant de graisse achetée chez P..., une célèbre chaine de boulangeries. C'est dégeulasse, et pas vraiment en ligne avec mes résolutions. Tout ca parce que je crevais la dalle (comme toujours après une nuit blanche), et que j'avais peur de ne pas trouver a manger avant d'arriver à la bibliothèque (pour bien saisir le ridicule de la situation, je precise que j'ai acheter la vilaine quiche à Chatelet, et que je me rendais à pieds à la Sorbonne: 1/4 heure de marche pendant lequel j'avais tout loisir de trouver quelque chose de plus ragoutant. D'ailleurs j'ai trouve.... trop tard. Peur irrationnelle de perdre dix minutes, voir même de mourir de faim surplace. ce qui arrive quand on ne prend pas le temps, quand on ne ralentit pas assez alors qu'on est déjà fatigué. Le cerveau s'emballe...).
Bref, le temps que je comate devant la caisse de la boulangerie, la serveuse avait déjà enfournée ma toute petite quiche dans un énorme sac plastique. J'avais déjà récupéré un autre sac à la droguerie (mais ensachetage inévitable étant donné le genre de tous petits objets vendus, pour faire les comptes). Et si je suis sortie sans sac de Gibert, c'est que la dame avant moi avait son sac en coton et a refusé le sac (comme quoi, plus on est de fous, plus on acquiert vite les bons reflexes). C'est un progres, car je me souviens qu'on avait refusé de me laisser transporter mes achats sans sacs dans ce même magasin à Noel.
Hier soir, en pliant mon sac P.... (car je considère un sac en plastique comme un objet non jetable), je reviens sur mes 10 jours de nomadisme qui s'achèvent ce soir, et ma'perçoit qu'il y a des progrès a faire. Non seulement je suis entourées de sacs plastiques dans lesquels je met mon linge propre, sale, savons, etc...., mais ceux la ca va, je les réutilise indéfiniment, mais surtout nomadisme rime avec pas mal d'achat de nourriture et autre "sur le pouce" , et donc une forte consommation de sacs si on n'y prend pas garde.
Quand je fais mes courses au supermarché, ma routine est bien rodée, et je n'utilise plus de sacs jetables (qui de plus en plus ne sont plus proposés de toute façon). Mais en vadrouille, je suis souvent dans l'urgence, entre deux endroits, et je ne fais pas toujours attention. J'ai donc décider de noter pour quelques semaines le nombre de sacs évités, acceptés mais évitables, et acceptés inévitables.
Et dès que l'on porte ses petits malaises à sa conscience, l'amélioration est immédiate. J'ai ainsi "économisé" un sac a la pharmacie et un chez le traiteur du coin, alors que je n'avais jamais partiuclièrement fait attention dans ces deux endroits, grace à mon sac en coton que je garde desormais sur moi en permanence. Et malgré le fait d'être chargée comme une mule. A suivre....
05 mars 2007
Ptits pas verts et simples, bilan et résolution.
Suivant l’idée de Rapoza, je présente les plus, mais aussi les moins de la semaine.
Les plus :
-certains repas (j’ai parlé ici de l’évitement des supermarchés). Arriver mardi le frigo et les placards totalement vide, et fouiller suffisamment pour trouver de la bonne semoule parfumée, arrangée avec quelques raisins de Corinthe, et de la préparation pour flans Alsa. En faire pleins de petits ramequins rigolos que les frères et les parents qui arrivent affamés au cours de la soirée seront bien contents de trouver. Et trouver cela pas mauvais, finalement (en tout cas bien meilleur qu’un pizza huileuse de la chaîne du coin ou qu’un demi paquets de gateaux mous et huileux du fond du placard).
-résister à l’envie d’acheter systématiquement la part de gateau au chocolat remonte moral en allant au labo (sur l’air de « je suis un misérable thésard avec un papier à rendre, j’ai besoin d’un remontant. D’ailleurs dans PhD comics, il y a des toxicos des cookies, alors… »). Parce que c’est le carême, après tout. Et que j’avais décider de me contenter du chocolat offert chez les autres. Et un sachet de chocolat m’attendra finalement chez les beaux-parents à mon arrivée.
-pas de couverts jetables, moins de sac plastiques. Je m’aperçois que j’en accepte quand même pour transporter la salade qui va fuir dans mon sac. Du coup, je mets au fond dudit sac un sac en plastique et un en coton. Comme ça j’aurais de quoi parer à toutes les éventualités.
Les moins :
-ma consommation d’eau pour me laver. Grosse régression depuis deux semaines. J’ai réfléchi, me suis détendue, me suis réchauffée dans l’eau, dans beaucoup d’eau, dans trop d’eau.
-mon attitude dans le train vendredi. Je suis en surréservation, entre deux wagons, des gens qui beuglent dans leur téléphone portable en toute légalité puisque c’est l’endroit prévu pour, un ordi en équilibre précaire sur mes genoux. Une dame vient s’asseoir en face de moi (il n’y a pas la place pour tenir assis face à face, il faut se mettre de biais). Je lui fait bien comprendre qu’elle me fait très vulgairement chier, qu’elle pourrait rester tranquille à sa place. Mais de quel droit, finalement ?
Résolution pour les deux semaines à venir.
Appliquer mes nouveaux principes alimentaires à une pendaison de crémaillère. Consolider le non gaspillage, le retour à des produits bruts, de saison, locaux.
Désencombrement :
-trier mes recettes de cuisine.
-recoudre les vêtements qui le nécessitent.
-trier les articles, objets, idées découpées dans les mags féminins récupérés du boulot de ptite sœur depuis deux ans.
Edification:
-se renseigner sur le végétarisme : les raison d’y passer (en ce qui concerne la santé. La viande est-elle mauvaise pour la santé dans l’absolu ? J’en doute réellement. En ce qui concerne l’éthique : y-a-t-il certains modes d’élevage qui préservent la dignité du vivant ? )
-se renseigner sur les cosmétiques bios.
Fidélité :
-du piano tous les jours. Et commencer par 5 minutes d’exercices.
- du sport. Alors là, on n’en est même pas au stade de la fidélité. Retourner deux fois à la piscine dans les deux prochaines semaines.
-essayer de prier 20 secondes le matin. Essayer de penser à dire un ptit bénédicité qui aurait du sens pour moi.
Reprise :
-lavage au gant tous les deux jours. Limiter la consommation d’eau l’autre jour.
02 mars 2007
Boycotter les supermarchés : un cas pratique
Hier au labo, avant de rentrer au logement que l'on m'a gracieusement prêté à Montparnasse, je me connecte à la ligne simple, et je tombe sur plusieurs posts très lourd de conséquences, notamment celui de Mirza sur les conditions de travail imposées aux employés des grandes chaines de supermarché.
Je n'ai pas écouté l’émission dont elle parle, mais je n’en ai pas besoin. L'argument selon lequel on cautionne un modèle social de précarisation massive en faisant ces courses dans ce genre d'endroit me touche profondément, probablement parce, économiste, je peux saisir immédiatement les conséquences nationales et même mondiales de la généralisation d'un tel modèle.
Mirza annonce qu’à ce jour, elle a décidé de boycotter les grandes surfaces, et je me dis que je ferais bien d’en faire autant. Elle ajoute que ce n’est pas facile, que dès qu’on pense à l’organisation à mettre en place un système d’organisation, on réalise combien on est otage de ce genre de système. Je m'apprête à lui laisser un commentaire d’utopiste, genre « faut y croire, ensemble on y arrivera », mais il est 20h45, je viens de renvoyer mon article (enfin !!!!!), et je suis tellement épuisée que je remets la chose à plus tard.
Sur le chemin du retour, je pense à cette organisation. La première chose qui me vient à l’esprit est que, quand j’ai besoin de produits de grande surface, je fais mes courses dans un petit Coop (marque Alsacienne je crois), plutôt qu’au Leclerc de la ville d’a côté (je cite les noms. Je sais que certains membres de la ligne simple ont une réticence, mais dans un cas pratique, je pense que c’est nécessaire pour faire passer mon message. Et cela peut permettre à des bloggeurs de me donner des infos positive ou négative sur telle ou telle enseigne, pour que je fasse des choix un peu mieux éclairés). J'ai pas mal de relations qui vont au Leclerc parce que c’est beaucoup moins cher (effectivement. J'estime le différentiel de prix sur un panier identique en qualité à 20%). Et je peste régulièrement contre les prix moi-même.
J'en tire trois conclusions :
-Je ferais bien de me renseigner sur la source de ce différentiel de prix. Est-ce parce que le ptit supermarché est en monopole dans mon bled et en profite pour augmenter ses prix (mais il y a 3 autres moyennes surface dans ma petite ville, ce qui n’exclue pas la collusion).
Est-ce parce que les produits locaux (c’est le modèle qu’il défendent, se fournir en Alsace) sont plus chers ? Qu’ils ont des relations un peu plus équilibrées avec leurs fournisseurs ? Qu’ils payent un peu mieux leurs employés ? Mais ou trouver ces infos ? Je devrais peut-être lire la presse locale, s’il y a des remous, je serais au courant (au passage, je me demande si se mettre à lire la presse locale ne pourrait pas être un point d’entrée dans la simplicité volontaire, l’insertion dans une région que je connais mal).
-J’en conclus aussi que, probablement, tous ceux qui le souhaitent n’auront pas les moyens de supprimer les grandes surfaces, ou en tout cas les hard discounters (dont le modèle social n’est pas plus reluisant, au contraire) de leur vie. C’est là qu’ils nous tiennent pas les couilles… Ou alors, il faut repenser son alimentation (j’en ai parlé dans ce post).
-Les ressources financières de sont pas seules susceptibles de manquer. Il y a aussi le problème de la ressource temps. Se passer de supermarché suppose de revenir encore plus aux produits bruts, de faire soi même, et de fixer ses menus un tant soit peu à l’avance pour que la diversification des fournisseurs n’entraîne pas des kilomètres de voiture en plus. Et ça, ça prend du temps. Passer au simple et au vert nécessite des efforts (j’en reparlerai), et il ne faut pas pour autant rogner sur le temps passé en couple ou en famille. Pour moi en tout cas, l’équilibre n’est pas facile à trouver. Pris dans mes grandes résolutions, j’ai parfois tendance à me faire happer…
Le temps de penser tout ça (une vraie usine à gaz, ce cerveau), j’arrive à destination. Et là, le problème soulevé par Mirza me revient en pleine gueule : Il est 21h30, et, à part une grande surface bien bobo très connue des montparnassiens, et des milliards de fast foods, il n’y a pas grand-chose d’ouvert à cette heure là.
Misère….. je me souviens vaguement d’un petit traiteur italien dans une rue pas loin de la fameuse grande surface… ce ne sera pas moins bobo, mais au moins, je paierai un artisan. Et sur le chemin, je croise ce magasin :
Comme c’est un cas pratique, je donne les références au cas ou un montparnassien lassé de la GS bobo passerait par là. Le DIETETIC SHOP est donc sis 11, rue Delambre (01 43 35 39 75), fait restau, vente à emporter, épicerie de produits bio et de jus frais maison. Ouvert de 12h à 22h30 (c’est tout l’intérêt), sauf samedi soir et dimanche (personne n’est parfait. En même temps, le principe n’est-il pas d’éviter les entreprises qui soumettent les emplois du temps d’être humain à la négligence d’autres ?).
L’intérieur ressemble à ça :
J’ai acheté une salade aux penne basilic et Tofu :
Elle m’a coûté 9 euros 50. C’est là que le bât blesse. C’est cher, très cher.
Mais rappelons le contexte. C’est à Paris-Montparnasse, à 21h30, un soir de frigo vide. Inutile de dire que les personnes qui rentrent chez elles à Montparnasse à 21h30 en sortant du boulot peuvent, en général, se payer de genre de luxe (sauf le misérable thésard…..encore et toujours). A la GS bobo, je ne m’en serais pas tiré à moins de 6 euros (je sais, j’ai fait une étude de marché). Les produits n’auraient pas été bio, et pas servi par quelqu’un qui arrive à vivre décemment de ce service. 3,50 euros : voila le prix de la préservation de l’environnement et de l’humanité d’un employé dans un quartier chic de Paris. Vu comme ça, est-ce trop cher payé ?
Seule réticence : le tofu, c’est quand même un peu ingrat.












