Mowgli Nomade

Etats d'âmes d'une maman thésarde, petits pas vers un mode de vie plus simple et plus ecologique.

12 août 2008

Après le discours au sommet de la terre de Rio....

Nous avons tous vu cette vidéo ou une enfant de 12 ans interpelle les décideurs de l’ONU au sommet de Rio de Janeiro en 1992, sur l’état de la planète et le futur réservé aux enfants, vibré sous la force des mots, servis par une élocution parfaite ( sur youtube au cas ou) 

engeneration

Pour y croire plus fort, on a souvent besoin que ces moments de grâce restent désincarnés, on a besoin de ne rien connaître de leur auteur, car ils y perdraient une partie de leur magie, de leur force de persuasion. Ce n’est pas mon cas (et c’est peut-être la raison pour laquelle je suis devenue historienne). Je me suis immédiatement demandée ce qui avait poussé un enfant à s’engager ainsi si jeune, sentant que ces mots si lourds devaient puisé leur poids dans une conviction durable, déjà ancienne (à douze ans…).

C’était il y a 16 ans, et je me suis demandée ce qu’on pouvait faire après ça, et si, déjà consciente de la fragilité du monde et de l’égoïste de ceux qui l’habitent à un age ou je devais être plongée dans le monde imaginaire de Tolkien, elle n’avait pas depuis plongée dans le découragement.

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Elle s’appelle Severn Cullis-Suzuki (sa bio wiki en anglais, et en français), elle est Canadienne. Elle a de qui tenir, puisqu’elle est la fille du généticien et activiste vert David Suzuki, à l’origine de la fondation du même nom pour la pour la vulgarisation de la science et de l’environnement. A 9 ans elle fonde l’Environment Children Organization (ECO) destiné à rendre les autres enfants sensibles aux problèmes environnementaux et à les éduquer. C’est dans ce cadre qu’elle rassemble avec d’autres membres d’ECO de l’argent pour pouvoir partir au sommet de Rio délivrer le discours que l’on sait.

subpagelogo

Depuis, elle qui se définit avant tout comme une « environmental activist » n’a jamais dévié de sa ligne. Diplomée en biologie de Yale, elle fut conseillère de Kofi Annan, a crée un groupe de reflexion, « the Skyfish Project » insistant sur la notion de responsabilité environnementale,a animé une émission de TV sur la nature pour les enfants, et se spécialise actuellement en ethnobotanique.

Il n’est pas difficile de trouver des interviews et des comptes rendus de conférence de la jeune femme à tous les ages (un exemple en 2003). Elle n’a pas perdu sa foi, ni ses qualités d’oratrice. Et pour faire pendant à son discours de 1992, voici une de ces plus récentes interventions (en trois parties), au cours d’une conférence dédiée à l’enseignement du changement climatique. 

Dans certains cas, savoir qui se cache derrière tue la magie. Ici, en ce qui me concerne, savoir que ce discours n’est qu’un moment dans une vie entière dédiée à la protection de l’environnement, à la formation des enfants et des étudiants, à mettre les citoyens devant leurs responsabilité fait rentrer dans l’age adulte. Et bien que je n’ai pas une âme d’activiste et ne m’en sente pas coupable, j’aimerai pouvoir dire dans 16 ans qu j’ai toujours la même passion et les mêmes convictions chevillées au corps. 

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20 avril 2008

Le végétarisme, Jane Goodall, et les émeutes contre la faim

Pleins de choses à dire (sur mon passage batard, mais quand même… aux couches lavables, pleins de posts sur le désencombrement, et quelques pistes sur la reflexion autour du juste prix et de la moralisation des enterprises pour une éco plus durable), mais pas de temps pour les formuler dans un français à peu près correct. Parce que le mantra « j’ai une thèse à finir (et des présentations à faire, et des papiers à soumettre) » est devenu une réalité. Et le retard que j’ai pris depuis le début de l’année une réalité plus cuisante encore.

Un court retour pour vous faire partager une info. 

Je me souviens qu’on avait eu sur la ligne simple l'an passé un débat autour du végétarisme. Sur le blog de Caco et peut-être ailleurs.

Je repense à ce thème régulièrement. J’étais contre l’argument selon lequel il ne fallait pas manger de viande, de poisson ou d'oeufs, parce que cela nous conduisait à tuer des animeaux. Car à l’état « naturel », qualificatif si prisé par les écologistes de tous poils, il me semble bien que les animaux tuent pour se manger les uns les autres, y compris l’homme (personnellement, j’ai énormément de mal avec l'utilisation du terme « naturel » pour dénoter quelque chose d'unilateralement positif ou négatif. La nature est aussi celle qui déclenche des tsunami, engendre des famines (aujourd’hui, avec l’aide de l’homme, mais pas que)

Une partie de ma famille est issue d’un petit village Corse en bord de mer. J’y passe mes vacances, et aussi loin que je m’en souvienne, nous avons toujours pêcher le poisson de notre petit bateau à l’aide de palangrottes, de lignes, pour la soupe de poisson, la friture, bref, pour se nourrir. Cela me semblait parfaitement « naturel », au sens de "bon" et d'"harmonieux". Et ce serait la même chose avec la viande pour mon mari, petit-fils de petits (et pauvre, une vie exactement telle que décrite par Zola) agriculteurs normands, élevant et mangeant des moutons. Sur la base du ressenti de cette experience, j’en avais conclu que si je pouvais parfaitement me passer de viande (je n’aime pas ça, probablement en raison du mode de vie exposé ci-dessus), me passer de poisson me serait un choix forcé et non justifié.

Sauf que…

Ici, je tiens à rassurer tout de suite ma maman, je ne suis pas devenue végétarienne. Tu peux griller le loup au four à pain, j’arrive… 

Sauf que ce poisson vivait à l’état naturel et était péché de manière artisanal, en fonction de nos besoins alimentaires et des saisons, d’une manière ne nuisant pas à l’écosystème de nos côtes (pas question, par exemple, de manger des oursins en été, c’est la période de reproduction). 

Et que le poisson qui pourrait finir dans mon assiette ici, loin de la mer, est nourri avec des boulettes de farines animales (cf reportage de Capital ou Zone Interdite, je sais plus, sur les Pangas), et que la chair du saumon de nos étals est parfois colorée en rose pour le rendre plus appetissant, que les reserves de Thon rouge, de cabillaud, et de pleins d'autres poissons sont quasi épuisées pour les modes de pêche intensives.

Informations exhaustivement rappelées dans dernier livre de Jane Goodall (oui, celle des chimpanzés), NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS (Actes Sud).

 

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Une femme qui a passé sa vie à vivre avec et observer scientifiquement les animaux (et la combinaison des deux la rend particulièrement apte à s’exprimer sur ces sujets), et qui, à 73 ans, publie un livre dénonçant les aberrations de l’industrie agroalimentaire, les méthodes d’abattage "inhumaines" du bétail, ect

« Inhumaines », car non seulement Jane Goodall possède une image des animaux (autres que les chimpanzés) à milles lieux de la mienne, mais un de ces arguments fort est  que

De la façon dont l'homme traite les animaux, il traitera les humains. 

L’homme se déshumanise en traitant les animaux comme il le fait dans des centaines d’abattoirs, de poulaillers, de centres d’élevage. Et l’histoire a prouvé à quel point la frontière entre les animaux et les hommes peut être mince, en matière de mauvais traitement. Manquerait plus qu’une banalisation…. 

Un autre argument est développé dans l’interview de Jane Goodall pour LeMonde, que l’on peut trouver en cliquant ici, lien que j’ai trouvé sur l’excellent site de Lia&Tinyturtle. Les journalistes (ou peut être elle dans le livre que je n’ai pas encore lu) n’insistent pas outre mesure dessus:

Ce véritable continent d'animaux de boucherie, et la monoculture céréalière qui l'accompagne, occupent 25 % des terres cultivées planétaires. Un tiers des céréales mondiales nourrit le bétail que dévorent un demimilliard d'Occidentaux trop gras (note : elle fait le lien avec le problème de l’obésité juste avant). Au Brésil, 23 % des terres arables vont à l'alimentation du boeuf exporté, au détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90 % du boeuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis. 50 000 tonnes de boeuf passent chaque année de l'Amérique latine aux Etats-Unis. 

Comme ces chiffres résonnent différemment en ces périodes d’émeutes de la faim, ou l’on découvre qu’avec l’augmentation du prix des denrées alimentaires de base, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont pas de quoi se nourrir (il parait que c’est avant tout un problème de spéculation, que les réserves nécessaires pour nourrir la planète existent mais sont trop chères, un problème économique dont il faudrait que je reparle), que l’agriculture de subsistance à été sacrifiée depuis une vingtaine d’années  au développement d’un secteur industriel, ou à la production de céréales pour les pays développés, de biocarburant, ect.  

L’écosystème de la planète ne permet donc peut-être pas que les 9 et quelques milliards d’hommes qui la composent mangent à leur faim et mangent de la viande, en raison de la quantité de céréales nécessaire pour nourrir le bétail (« peut-être » car ce que j’ai lu dans cette interview ne permet pas de tirer de telles conclusions, j’extrapole). Si cela devait être exact, alors ne tient-on pas là la meilleure des raisons pour cesser de manger de la viande ?  

Une piste à creuser.

PS: pour creuser, côté alimentaire, on m'a conseillé "Manger bien, manger sain", de G et D Cazals, mais le livre est épuisé (même pas sur ebay, priceminister ou chapitre). SI quelqu'un....

Edit de plus tard dans la soirée.

Suite à un commentaire, je m'interroge: ne suis-je pas en train de réinventer la roue, de redécouvrir l'évidence en disant que manger de la viande en Europe empêche une famille du Tiers Monde de manger à sa faim?

Et bien après reflexion, non, je suis face à une situation que je juge complexe. Parce qu'il m'a bien semblé retenir de mes cours d'économie du développement et d'économie européenne que le monde pris dans son ensemble a atteint l'autonomie alimentaire, et qu'il s'agit d'un problème de distribution. Je ne suis pas certaine d'avoir entendue ceci, et encore moins que  cette info qui a circulé dans les cours d'éco soit exacte. N'empeche, souvenez vous...des opérations sac de riz, un continent noir qui crève de faim, pendant que nos agirculteurs, en raison de politiques agricoles commune et de tarif compensatoire hyper compliqués, ne parvienne plus à vendre leur production et renversent des litres de lait, des tonnes de fraises sur les routes.

Attention, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas changer ses modes de consommation, continuer de consommer de la viande sans s'informer sur ses conditions de production, non, je pense plutôt à ces émeutes de la faim. Car de deux choses l'une:

-soit nous sommes face à une véritable pénurie. C'est à dire que l'offre ne suit pas la demande. Parce que l'offre diminue (on cultive pour nourir des animaux, ou pour produire du biocarburant parce que c'est à la mode, plutot que de nourir des populations, et on cultive moins parce qu'on essaie de développer l'industrie, plus des conditions climatiques apparemment déplorables pour les récoltes cette année) et que pendant ce temps la demande augmente (développement chinois etc.). Dans ce cas, comme dit dans le post plus haut, il y a urgence éthique et pas seulement sanitaire à changer nos modes de conso rapidement.

-soit, et c'est également une version crédible, il est aujourd'hui possible de nourrir la population mondiale, si la production agricole mondiale était distribuée correctement. Alors, la hausse des prix dramatique pour les populations des pays en développement est due à la spéculation. Parce que le problème avec la spéculation, c'est qu'elle n'a pas besoin d'être fondée sur une situation réelle. Imaginez: des traders spéculent à la hausse en voyant augmenter les besoins de la Chine, alors même qu'il n'y a pas encore de problème. Ils anticipent une pénurie future. Autrement dit, ils achètent des stocks de grains qu'ils retirent du marché, pour pouvoir les revendre plus cher dans quelques mois. Donc les prix montent. Donc les anticipations se réalisent tout de suite. Donc ils font des profits. Donc il devient rentable pour d'autres de spéculer aussi à la hausse, quelque soient les conditions de production agricole réelle. Une croyance à la pénurie se crée (tout comme une croyance que toutes les entreprises du net seraient rentables était très en vogue, quoique parfaitement infondée, en 2000. La "bulle" internet...) Et oui, les prix déterminés sur les marchés dépendent des croyances des acteurs de ces marchés, pas de ce qui se passent réellement dans l'économie.

Résultat? Résultat, les reserves nécessaires pour nourrir ces populations sont stockées dans des entrepots, le reste s'échange sur les marchés de produit agricole pour un prix très élevé, et des millions de famille crèvent tranquillement la dalle pendant que quelques cravatés face à leur écran plat, ceux qui ont spéculés à la hausse du blé, du riz, ect., et qui ont revendus les millions de tonnes qu'ils avaient acheté d'un clic des prix faramineux comptent leur plus value.....

Que faut-il faire? Je ne sais pas. Ca fait quelques années que je cherche, et que je ne trouve pas. Et à ceux qui trouveraient cette explication de la hausse des prix des céréales bien plus tirée par les cheveux que la première explication, je repondrais. remplacez céréales par actions des entreprises locales, et souvenez vous que ce même comportement de spéculation a plongé le continent asiatique dans le marasme en 1997, a rayé du pays argentin sa classe moyenne en quelques semaines en 2001....

Bref, tout ca pour dire....c'est pas évident. En tout cas pas pour moi. Mais bon, j'ai quand sorti mon paquet de lentilles corail et celui de poids cassés de mon placard.

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12 octobre 2007

AL GORE ET LES EXPERTS DU GIEC PRIX NOBEL DE LA PAIX 2007

Bonne nouvelle: un prix Nobel d'Economie vert pour cette année!

"for their efforts to build up and disseminate greater knowledge about man-made climate change, and to lay the foundations for the measures that are needed to counteract such change" (voir le site du Nobel)

la moitié du prix revient à Al Gore:

gore

probablement pour son film "Une vérité qui dérange" (site du film)

L'autre moitié revient aux experts du GIEC ( Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat: leur site)

ipcc

Je n' ai pas eu le temps de regarder si des scientifiques ont déjà eu le prix Nobel de la paix (peut-être q'un cas célèbre evrait immédiatement me venir à l'esprit mais mes neurones tournent au ralenti), mais ca me semble un symbole important pour l'avancée de la reflexion et de la pratique citoyenne sur le climat et l'écologie.

je reviendrais plus tard sur ce que m'inspire cette selection, en particulier sur celle du personnage l'Al Gore et de son film. Ou les journalistes s'en chargeront peut-être pour moi.

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09 septembre 2007

Bon vol, Caroline.....

Où on se rappelle que la vie ne tient qu'à un fil, et qu'il y a des modèles de courage à suivre.

http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=559208

caroline

Le blog.

Le sermon prononcé à l'occasion de l'enterrement.

31 janvier 2007

Les petits gestes peuvent-ils sauver le climat : résumé du monde économie du 30/01.

Démonstration que les petits gestes verts peuvent vraiment avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de CO2.

Je réutilise les informations trouvées dans la double page du monde éco en les présentant à ma sauce pour une compréhension plus rapide.


(1) QUELLE EST LA RESPONSABILITE DE NOS GESTES QUOTIDIENS DANS LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

-Qui est responsable de l’émission des gaz à effet de serre (GES):

21% des émissions : agriculture et agroalimentaire

18% industrie manufacturière.

14% transport par route de particuliers

13% résidentiel

12% Autres transports (dont marchandises)

Etc..

Quelques précisions:

(1) Logement :Les émissions de GES issus des logements sont en hausse de 1% par an en moyenne depuis 1990.

Causes : augmentation du nombre de logements, température moyenne des logements a augmenté de 2° depuis 25 ans.


(2) Déplacements : les émissions de GES dues aux voitures particulières ont augmentées de 17% depuis 1990, malgré la forte amélioration de la performance écologique des moteurs.

Causes : accroissement de la distance parcourue chaque année (+30% de 1999 à 2004), augmentation, vieillissement et alourdissement du parc de véhicules, hausse de la puissance des moteurs, éloignement entre le domicile et les lieux de travail et de service, multiplication des ménages bi-actifs.


(3)Alimentation : Le fret routier, dont 30% est consacré au transport de denrées périssables, a vu ses émissions croître de 28% depuis 1990, une hausse due à la consommation en toutes saisons de produits frais, venant de lieux de production éloignés.


-Emissions des GES:focus sur la chaîne alimentaire.

Répartition des GES dans la chaîne alimentaire :

-29% agriculture.

-28% élevage et alimentation des animaux

-11% déplacements en voiture pour effectuer les courses.

-7% transformation alimentaire.

-6% transport de marchandises périssables par la route.

-6% mise en décharge des déchets

-5% commerce

-4% réfrigération des aliments chez soi

-2% fabrication d’emballages

-1% Préparation des aliments chez soi.


-Qui est responsable de la consommation finale energétique totale?

Sur 160 millions de tonnes équivalent pétrole consommées en France en 2005

-46,7 vient du ‘résidentiel’

-39,1 de l’industrie/sidérurgie

-33,6 du transport de personnes.

-21,5 du tertiaire.

-16,8 du transport de marchandises.

-2,9 de l’agriculture.

(2) POURQUOI EST-IL SI DIFFICILE DE CHANGER LES COMPORTEMENTS INDIVIDUELS ?

C’est surtout en raison des comportements économiques des ménages français (d’après le Monde, et je souscris totalement).

(Quart d’heure économie, je ne peux pas m’en empêcher.) On a trois types de comportements qui posent problème:

-les ménages ne prennent pas en compte le coût de leurs achats et comportements pour la société. Chaque ménage agit en fonction de son bénéfice personnel, et ne prend en compte que les coûts de tel ou tel achat pour lui-même. Il ne prend pas en compte l’ensemble des coûts venant de l’achat de tel meuble, telle denrée alimentaire, ou l'utilisation d'un sac en plastique. Tous les coûts ‘sociaux’ ne sont pas repercutés dans le prix d’achat.

Regardez la décomposition énergétique de la chaîne alimentaire ci-dessus :

-on ne paye pas la mise en décharge des déchets (au contraire de l’Allemagne ou on paye la mise au rebut de déchets au poids)

-on ne paye toujours pas partout la fabrication de sacs plastiques.

-on ne paye pas pour les émissions de CO2 et de substances toxiques émises dans l’air et l’eau du fait de la production de ce bien (ce qu’on appelle une ‘externalité’)

Pour que les comportements des ménages changent, il faudrait que le prix d’un bien prenne en compte tous les coûts (c'est-à-dire le coût social) de la production, utilisation et destruction d’un bien, par le biais du système des prix, de la fiscalité, de droits à polluer, etc…

-le comportement de passager clandestin ou la non-coopération. Si les ménages essaient de faire des efforts pour des raisons éthiques (sans que les prix ou les impôts écolo n’augmentent), alors les individus ont intérêt à faire ‘le passager clandestin’ : ils laissent aux autres le soin de compenser leurs émissions de CO2, de ne plus demander de sacs, de moins conduire etc… et profitent ainsi des petits et grands bénéfices de l’environnement (climat, baisse de la pollution), sans en supporter les coûts car eux n’ont pas changé leur comportement.

Je sais, les économistes ont souvent tendance à exagérer, les gens ne sont peut-être pas si méchants. Mais ce genre de calcul ‘égoiste’ n’est pas forcement conscient. Il peut être la conséquence d'un je menfoutisme, négligence, manque d’info.

Mais il y a une solution dès lors que le ‘jeu’ (je fais des efforts ? tu fais des efforts ? je triche ? tu triches ?) est répété. Dans ce cas, on peut échanger des garanties pour prouver qu'on va coopérer. Et pas de mystère, le meilleur coordinateur et garant de la coopération de tous les ménages français reste le gouvernement, « ce qui suppose une organisation institutionnelle du jeu des acteurs, possible à l’échelle d’un Etat, bien plus difficile à celle de la communauté internationale, faute d’instance doté d’un pouvoir d’inciter et de punir. »

-le court-termisme dans l’évaluation des coûts et bénéfices des petits gestes écolos.

Le plus paradoxal, nous dit le Monde, c’est qu’il y a des situations ou il est financièrement rentable pour les ménages de s’équiper écolo. Il est tout à fait démontré que s’équiper en ampoules basse conso est rentable, la durée de vie et la faible conso compensant largement le coût plus élevé. De même pour certains équipements plus économiques en énergie (frigo, chaudières, lave vaisselle, toilettes sèches, ect..). Mais voila, il faut attendre un peut pour que ce genre d’investissement devienne rentable, et nous sommes court –termistes (bon, et puis nous avons des contraintes de budget très immédiates, aussi). Nous ne voyons que le coût immédiat, pas le bénéfice (financier) dans deux mois, deux ans ou cinq ans. Comment inciter les ménages à prendre en compte ce bénéfice pour demain ???


(3) QUELLES SOLUTIONS ?

-les petits gestes quotidiens.

-diminuer la température de 2° réduirait de 1,34% les émissions annuelles nationales de GES.

-les ampoules basse conso (si pas trop les moyens en ce moment comme moi, acheter en 3 pour remplacer celles qui grillent et amorcer le changement en douceur). Diminution émissions GES nationales de 0,11%.

-machine à laver à froid (0,016%)

-réduire de 10% la distance annuelle parcourue en voiture (1,6% réduction GES) et respecter les limitation de vitesse (0,9%)

-choix de produits de saison et bio pourrait faire baisser d’1/3 les émissions du secteur agro.

-l’équipement de la maison : exemple d’une famille qui a aménagé une maison autonome en Loire Atlantique, pour un investissement inférieur au prix d’une « maison Borloo ».

« ¨Première résolution : chasse au gaspi… une douche, c’est 5 l maximum. Les robinets s’actionnent à coups de pédale pour couper court à toute dilapidation. L’eau est guidée du toit vers deux citernes enterrées, 800 l au total ».

Système de toilettes sèches, un système de litière de copeaux de bois : « inodore et économique, le tout finit en compost. »

Installation de photopiles tournantes (2200 euros les 6m2), un chauffe eau solaire, une éolienne vent faible et des batteries pour stocker le surplus (autonomie de 4 a 5 jours s’il n’y a ni soleil ni vent). L’Energie est garantie sept mois de l’année par le solaire, deux par l’éolien, et un poele associé à un bouilleur complète.

-L’action publique.

(1) une autre philosophie de l’urbanisme.

« Il faudrait inverser 50 ans de politiques d’aménagement urbain pour redensifier les centres villes en y baissant le coût du foncier et en privilégiant l’habitat collectif, à l’encontre de l’idéologie de l’accès à la propriété. »

 (2) la problème de la fiscalité.

Déjà des aides à l’équipement sous forme de crédit d’impôt. MAIS l’outil fiscal ne marche bien que s’il est simple et lisible. Or, pour qu’il n’ait pas « des effets insupportable sur le pouvoir d’achat », il faudrait créer pleins de niches. Exemple, la pose des doubles vitrages qui donnent lieu à réduction d’impôts alors que la moitié des marques n’isolent quasiment pas. Il faudrait une taxe par marque !!

(3) la distribution de « droits à polluer » aux ménages.

Comme les ménages sont responsables de plus de la moitié des émissions de CO2, il faudrait qu’ils soient soumis aux quotas d’émissions comme les entreprises, mais c’est difficile à mettre en place. « En théorie, on pourrait attribuer à chaque ménage des quotas d’émissions de CO2 échangeables sur un marché à l’instar des entreprises. Mais on ne sait pas gérer le coût de transactions d’un marché à 25 millions d’acteurs. On en est au stade des reflexions, comme l’instauration d’une « carte energie », avec l’attribution gratuite des 500 premiers litres d’essence ou des 1000 premiers kilowattheures consommés. Au Royaume Uni, un projet de loi, le « Dosmetic Tradable Quotas Act » a été déposé, mais non voté. »


Dis moi mowgli, c'est pas très concis, tout ca, pour un "résumé". Boffffffff, oui, bon......

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30 janvier 2007

Les petits gestes peuvent-ils preserver le climat?

C'est le titre du Monde Economie daté d'aujourd'hui (mardi 30 janvier). Toujours dans le cadre de la conférence du GIEC

Paragraphe de présentation: "jacques Chirac organise les 2 et 3 février à Paris une conférence intergouvernementale pour "une gouvernance écologique mondiale", destinée à promouvoir une organisation concertée de la lutte contre le réchauffement climatique. Au délà des mesures prises pzr les Etats et les entreprises, la contribution des ménages semble indispensable. Chaque foyer devrait pouvoir- et vouloir- se loger, se décplacer et se nourrir "autrement". Mais les intérêts des acteurs individuels sont difficiles à concilier en l'absence d'incitrations économiques et d'objectifs politiques précis.

Les articles:
-s'salimenter, se déplacer et se loger en polluant moins.
-En Allemagne, on ne plaisante pas avec le tri.
-de l'Analyse du cycle de vie au label.
-A Moisdon la rivière, la vie économe de la maison autonome
-81% des français lient leur qualité de vie à l'action du gouvernement : "lire la politique" montre combien les hommes politiques doivent mieux expliquer les mécanismes en jeu.

Un petit résumé de ces articles demain matin si je me lève du bon oeil.....

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29 janvier 2007

le 1 février, sortie du rapport du GIEC

Deux choses à faire ce jour là:

-consulter leur site et lire leur rapport:
http://www.ipcc.ch/languageportal/frenchportal.htm

-éteindre vos lumières entre 19h55 et 20h00:

http://www.amisdelaterre.org/Participez-a-la-plus-grande.html

5minutes

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Esperer ou se desesperer ?

Je ne sais pas s'il faut être plein d'espoir à l'idée que les Etats-Unis commencent -enfin- à changer d'attitude par rapport au protocole de Kyoto, ou se desesperer des motifs de cette prise de conscience (les intérêts personnels des divers groupes sociaux, encore et toujours). En tout cas, réaction de Bush au rapport du GIEC à guetter cette semaine. (pour en rire ou en pleurer)

COUP DE CHAUD A LA MAISON BLANCHE : Alarmé par un nouveau rapport scientifique, le gouvernement américain pourrait enfin prendre au sérieux le réchauffement climatique.

 

Par Emma Duncan (rédactrice en chez adjointe de The Economist). Réimprimé dans ‘Le monde en 2007’, hors série du Courrier International et de The Economist.

…Le Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) ne manquera-t-il pas de publier en temps et en heure son quatrième rapport d’évaluation. Il sera beaucoup plus sombre que les précédents et, par conséquent, soulèvera quantité de débats.

Le GIEC a été crée par les Nations unies pour synthétisées les travaux scientifiques sur l’évolution du climat, afin de permettre aux gouvernements de prendre des décision politiques adéquates. Il a déjà publié trois rapports, sans jamais trouver de consensus. Les sceptiques affirment que les dissidents sont exclus de cette organisation. D’autres reprochent aux prédictions du GIEC d’être alarmistes. Certains encore laissent entendre que les données économiques ne sont pas fiables. Toutefois, mêmes si ses conclusions sont contestées, le GIEC reste l’organisme le plus habilité à analyser le changement climatique et, en conséquence, ses rapports influencent l’élaboration des politiques.

Le prochain compte rendu exposera certainement les découvertes alarmantesfaites par l’observation scientifique. Il dira, par exemple, que la fonte des calottes glaciaires s’est accélérée. Une étude publiée en septembre 2006 indique que la banquise permanente (celle qui reste glacée toute l’année…) a diminué de 14% entre 2004 et 2005 et que la montée du niveau des océans (très lente) semble également s’accélérer….

Toute nouvelle donnée sur le changement climatique fait monter la pression d’un cran sur les personnalités politiques, en particulier aux Etats-Unis. Ce pays est le plus gros émetteur de gaz a effets de serre et le seul pollueur du monde développé (avec l’Australie) à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto. Les émissions de la Chine dépasseront celles des Etats-Unis dans les années à venir, et l’Inde la suit de près….. L’opinion couramment admise est que [les pays développés] ont l’obligation morale d’agir les premiers. Les Etats-Unis sont donc considérés comme la clé de la solution. D’ailleurs, beaucoup de responsables du parti démocrate veulent instaurer un contrôle des émissions à l’échelle fédérales (note de mowgli : et une dizaine d’Etats l’ont deja fait, source à retrouver). .. De plus en plus de républicains y sont favorables, et pas seulement en Californie où le gouverneur Arnold Schwarzenegger a fait voter en 2006 des mesures similaires à celles préconisées par Kyoto. Les chrétiens evangéliques, soucieux d’une bonne gestion de la planète, les agriculteurs, qui voient dans les energies alternatives une nouvelle source de revenus, les « faucons » qui veulent réduire la dépendance des US vis-à-vis du pétrole du Moyen Orient, et les chasseurs, qui se préoccupent de l’environnement, se sont tous ligués pour faire pressions sur la Maison Blanche……

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Rendez-vous mondial à Paris des experts du climat

Copié sur  le site Wanadoo  (www.orange.fr)

Ya plus qu'a esperer que 2007 soit l'année de la prise de conscience écologique dans les populations.

PARIS (AFP), 07:16

 

© AFP

Image satellite de la Nasa montrant la concentration de glace dans l'Arctique en septembre 2005 par rapport à 1979 (en jaune)

Image satellite de la Nasa montrant la concentration de glace dans l'Arctique en septembre 2005 par rapport à 1979 (en jaune)

Près de 500 experts s'enferment à partir de lundi à l'Unesco à Paris pour rendre leur verdict sur le réchauffement climatique qui menace la planète d'ici la fin du siècle.

            

Les délégués du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) sont chargés de rédiger un "résumé à l'intention des décideurs", synthèse en une dizaine de pages des quelque mille pages de leur 4e rapport scientifique.

            

Ce texte sera négocié ligne à ligne avant d'être adopté par consensus et présenté le 2 février. En 2001, le Giec s'était accordé sur une hausse possible des températures moyennes de la planète de +1,4° à +5,8°C d'ici 2100 par rapport à 1990, selon les scénarios socio-économiques envisagés.

            

Sa nouvelle édition pourrait affiner les prévisions, et les accompagner d'indice de confiance plus élevés, du fait de l'amélioration des connaissances. Elle devrait aussi prendre en compte les effets d'amplification qui pourraient découler de la modification de la végétation, de la fonte des glaces et du réchauffement des océans.

            

Le 4e rapport du Giec, élaboré à partir de plusieurs milliers d'études publiées depuis 2001, a mobilisé depuis plus de deux ans 2.500 chercheurs - rédacteurs, contributeurs, relecteurs, éditeurs - pour une évaluation croisée des données et de leur interprétation qui fondera la riposte des dirigeants politiques.

            

Le Giec, créé en 1988 par les Nations unies et l'Organisation météorologique mondiale, a précisément cette vocation d'être "une courroie de transmission" entre le monde de la recherche et celui des décideurs. Ses rapports, qui constituent la plus vaste expertise possible sur le sujet, sont reconnus par les 192 Etats membres de l'Onu.

            

Sur la foi de ses premiers travaux, la communauté internationale a élaboré en 1992 la Convention de l'Onu sur le changement climatique puis, en 1997, le Protocole de Kyoto de lutte contre l'effet de serre. Les gaz à effet de serre, au premier rang desquels le dioxyde de carbone (CO2) émis par la combustion des énergies fossiles, sont incriminés dans le réchauffement de la planète qu'ils enserrent comme un casque chauffant.

            

© AFP

Localisation des émissions de CO2 dans le monde

Localisation des émissions de CO2 dans le monde

Le thermomètre mondial a gagné 0,8° depuis le début du 19e siècle avec une nette accélération au cours des 30 dernières années, que les scientifiques imputent avec de plus en plus de certitude aux gaz à effet de serre principalement émis par les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon).

            

Le président français, Jacques Chirac, a profité de la venue à Paris de ces experts et de l'effet que leurs travaux ne manqueront pas de produire sur l'opinion et les dirigeants pour organiser une conférence internationale sur l'environnement, qui s'ouvrira dans la foulée jusqu'au 3 février.

         

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Posté par mowgli nomade à 09:32 - folies et sagesses des hommes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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